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Le chercheur associé à l’IRIS Brahim Oumansour « l’absence des observateurs internationaux risque d’être contre productive au projet du pouvoir »

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Propos recueillis par:  Nawel Thabet / Medianawplus

Le chercheur et le géopolitique associé à L ‘IRIS Brahim Oumansour, a déclaré dans un entretien accordé à Medianawplus, que l’absence des observateurs internationaux risque d’être contre productive au projet du pouvoir.

Et que le refus des observateurs serait considéré comme un signe de trop, que le pouvoir actuel n’a pas l’intention de garantir la transparence de l’élection et qu’il y ‘aurait au moins un candidat favorisé issu du pouvoir.

Quelle est votre lecture de l’annonce officielle de la commission indépendante  des élections de ne pas inviter les observateurs internationaux pour la présidentielle prochaine sous prétexte de la susceptibilité de la société Algérienne à l’égard de l’ingérence étrangère ?

C’est une première, mais ça reste une déclaration, mais pas une décision. On va voir si cette déclaration va être suivi par une décision officielle de rejet  de la présence des observateurs internationaux.

On verra si elle va être généralisée ou partielle. C’est à dire, elle pourra peut-être accepter les observateurs de l’ONU  mais pas ceux de l’union Européenne.

Sachant que cette déclaration est une réaction suite à la résolution récente prise au parlement Européen à l’initiative de l’eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann.

En même temps cette décision, risque de jouer sur le principe de la souveraineté de l’État et sur cette fibre chère à beaucoup d’Algériens, cette sensibilité et cette susceptibilité vis à vis  des ingérences ou des interventions étrangères.

Elle risque également d’être contre productive au projet du pouvoir qui est d’organiser une présidentielle, mais en même temps engendrer un futur président et un futur gouvernement qui sera légitime.

Je redis qu’elle serait contre productive dans la mesure ou elle contribue au doute qui règne sur la transparence de cette élection et sur la légitimité du nouveau président.

Elle risque d’entraver cette légitimité par l’élection du système actuel voire du gouvernement.

Ensuite le refus des observateurs serait considéré comme un signe de trop, que le pouvoir actuel n’a pas l’intention de garantir la transparence de l’élection et qu’il y ‘aurait au moins un candidat favorisé issu du pouvoir.

Le parlement européen vient de voter une résolution  sur l’Algérie; Comment qualifieriez vous cette résolution et son contenu?

La mobilisation des Algériens depuis le mois de février à suscité l’admiration et a forcé le soutien de la communauté internationale, même si celle -ci a tardé.

Il y a ce côté de se montrer solidaire, mais beaucoup d’Algériens voient d’un œil sceptique ce genre d’intervention; Considérée ce par certains comme une ingérence.

À noter, que même certains chefs de partis ou de représentants de l’opposition ne se sont pas montré favorables à cette résolution, et ce en raison des conséquences dramatiques  des révolutions précédentes , notamment en Lybie et en Syrie .

On pourrait  se poser la question sur l’efficacité de cette résolution.

Je serai étonné que l’Union Européenne, prenne quelques décisions que ce soit vis à vis du peuple Algérien.

Mais, on peut se poser la question que  » puisque l’union européenne voulait soutenir El Hirak Algérien, pourquoi  ne s’est -elle pas attaqué à la question de la corruption pour au moins demander au gens qui sont en prison actuellement de rendre l’argent investi dans les capitales européennes ».

Faire pression pour lutter contre la corruption, serait faire un grand pas de bon sens et de soutien pour aider la population Algérienne.

La résolution a visé les points de la charte des Nations unis sur les droits de l’homme et l’accord d’association signé avec L’UE et l’Algérie;  Qu’en pensez vous?

Je doute réellement que l’union européenne aille jusqu’à prendre des décisions de pression contre les autorités Algériennes. Cette résolution reste une déclaration de soutien moral.

Pour revenir sur  la question des arrestations des manifestants, ces dernières sont illégales devant l’absence d’ arguments judiciaires. Cette répression n’est pas approuvé au sein du droit national algérien.

l’union européenne n’avait pas besoin de rappeler les accords Algérie-UE du moment que le pays est soumis au droit international en tant que signataire de la déclaration des droits de l’homme. Et l’Algérie est régit par le droit international et des libertés individuelles. Se baser sur l’accord signé entre les Algériens et l’union européenne est une erreur. Les échanges entre l’Algérie et l’union européenne ne représentent qu’une partie des échanges internationaux algériens.

 

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Soufiane Djilali: « Le risque est de se retrouver face à des urnes vides le 12 Décembre en Algérie »

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Propos recueillis par Nawel Thabet

Le président du parti Jil Djadid en Algérie, Soufiane Djilali ,a déclaré dans une interview accordée au site Medianawplus; à la marge de sa participation, à la conférence « La Révolution de la Souveraineté » , qui s’est tenue le 23 Octobre à Paris.Qu’une grande majorité de la population en Algérie, refuse d’aller voter le 12 Décembre. Il poursuit que le risque, est de se retrouver face à des urnes vides.

le 24 août dernier, vous avez participé à la réunion de l’opposition et de la société civile en Algérie .Vous avez proposé un « Jumelage » entre les deux options,avant les élections présidentielles.Pourriez- vous éclaircir votre proposition?

Soufiane Djilali:La sortie de crise en Algérie a été analysé de deux façons différentes par l’opposition en générale.Et donc les propositions découlent de deux analyses: Une partie de l’opposition propose d’abord l’élection d’un président, et l’autre partie estime que dans l’état actuel de la constitution qui a été modifiée à plusieurs reprises, ce président élu pourrait user des pleins pouvoirs que lui confère la constitution actuelle et ainsi perpétuer le mode de régime en place.

alors la proposition »Jumelage », que j’ai faite était que : Oui, pour les élection présidentielles comme un premier pas pour une sortie de crise, mais il fallait d’abord demander à l’ensemble des candidats de s’engager dans un pacte ou une charte de manière à ce que le président qui est élu convoquera des élections législatives anticipées et qu’il ouvre le dossier de la constitution en tant qu’un engagement dans son propre programme. Pour aboutir à de véritables changements institutionnels.

On aurait déjà assuré la l’égalité et la stabilité à la tête de l’État, et en même temps , on aura donné les assurances et les garanties nécessaires à la transformation des institutions.

Malheureusement le pouvoir s’est précipité pour organiser les élections  présidentielles sans préparer ni les conditions politiques ni les conditions morales d’un tel scrutin. Et maintenant les élections du 12 Décembre sont refusés par une grande majorité du peuple Algérien.

Faut-il s’inquiéter du maintien du scrutin du 12 Décembre,et pensez-vous que cela va compliquer la transition démocratique?

Soufiane Djilali : C’est exactement le terme que nous avons employé.On a bien dit que les élections du 12 Décembre allaient compliquer la situation et non pas la résoudre. Le mieux qui puisse arriver , c’est qu’on reporte les élections . Mais le pire, en cas de maintien de ce  scrutin, c’est de se retrouver face à des urnes vides.Vu le refus de la population d’aller voter.

En cas de maintien du scrutin ,comment voyez-vous l’avenir de l’Algérie après ces élections?

Soufiane Djilali: À ce moment là, on aura  un président pratiquement désigné.Le taux de participation sera faible, et sa légitimité sera d’autant plus faible.A partir de là, le pouvoir cherchera à récupérer de la légitimité  par le biais de la communication et en couvrant de cadeaux l’ensemble de la population.

 Soufiane Djilali?

Auteur du livre  » La société Algérienne choc de la modernité, crise des valeurs et des croyances » au éditions Jil Djadid.

Président du parti Jil Djajid  « Nouvelle Génération »fondé en mars 2012. Soufiane Djilali  61 ans , est docteur en médecine vétérinaire.

Candidat à l’élection présidentielle Algérienne de 2014, il annule sa candidature après la décision du président sortant de se présenter pour un 4e mandat.

 

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