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Le politologue François Burgat « Il y a un grave dysfonctionnement de la représentation des musulmans de France »

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Propos recueillis par Nawel Thabet/ Medianawplus

 

Pour le politologue François Burgat, la dissolution du CCIF et Baraka City est un marqueur dans l’histoire contemporaine de la France. Il pense pouvoir affirmer, dans une interview accordée à Medianawplus, que la France est, ce faisant,  “sortie de l’État de droit”. Il rattache cet épisode au vieux dossier de la sous-représentation politique dont souffrent les Français de confession musulmane depuis de nombreuses décennies.

L’existence du CFCM n’a en rien amélioré cette situation puisque, on l’a vu, il s’est récemment solidarisé  avec l’attaque du gouvernement contre  le  CCIF.

Pour le politologue spécialiste du monde arabe et musulman,  la critique radicale de l’imam Hassan Chalghoumi formulée  par le président de la fondation de l’Islam de France, Ghaleb Bencheik, reflète en réalité  l’état d’esprit d’une vaste majorité des musulmans de France lassés par la mise en avant de personne de l’imam de Drancy qui relève à ses yeux de la fabrication de “fausses élites” médiatiques musulmanes.

Violences policières, loi de séparatisme, sécurité globale, dissolution des associations musulmanes, fermeture de mosquées, qu’est-ce qui se passe en France?

Ce qui se passe en France ne vient pas de nulle part. Cette crispation brutale du gouvernement n’est pas due à… un changement de lune. C’est le résultat d’une prise de conscience  par le Président de la République que s’il veut être réélu – le libéralisme excessif de ses politiques lui ayant fait perdre les voix de la gauche –  il lui faut conquérir celles des électeurs de droite et même d’extrême-droite.  Donc, je dirai que, très cyniquement, il a déclenché une sorte  de compétition avec Marine le Pen sur  un des terrains d’excellence de l’extrême-droite, qui est  l’amalgame entre terrorisme et islam, en particulier le rejet plus ou moins complet de la présence musulmane en France d’une manière générale.

Comment traduisez- vous cette dissolution du CCIF et Baraka City ?

C’est à mes yeux,  sans exagération aucune,  un épisode particulièrement grave de l’histoire contemporaine de notre pays. En pesant mes mots, je crois que l’on peut dire que nous sommes, ce faisant,  sortis de l’État de droit.  Si on regarde bien le dossier, tout particulièrement dans un pays  qui se prétend  par ailleurs champion toutes catégories de la défense de “la liberté d’expression”, il n’y a absolument rien de juridiquement crédible,  sauf à vouloir poser les bases de la dissolution de dizaines d’autres associations, aucunement musulmanes.

Le CCIF était en réalité  l’une des seules institutions musulmanes qui avait une certaine crédibilité et donc une certaine légitimité. Cette légitimité, il l’avait acquise  parce qu’il était en prise avec les états d’âmes d’une majorité des musulmans. Cela impliquait donc qu’il pouvait tenir un discours dont certaines des tonalités – telle par exemple le refus d’être Charlie”, le droit de critiquer l’État hébreu ou de dénoncer certaines pratiques policières – étaient formulées sur un registre  oppositionnel. Et c’est uniquement cela qui est apparu comme insupportable au gouvernement. C’est sur cette seule base que le CCIF a été  dissous.

Pour comprendre les racines de cet épisode, il faut remonter au discours des Mureaux . Pour la première fois, le 2 octobre 2020, ce discours de suspicion et de criminalisation de très larges pans de la communauté musulmane,  longtemps cantonné à  l’extrême droite, puis à de larges composantes de la droite et, hélas, à  la gauche “valsiste”,  est devenu le discours de l’État.

Quel est ce discours de criminalisation des musulmans?

Pour faire simple,  c’est un  discours qui s’est  nourri de l’amalgame remis au goût du jour  par Bernard Rougier dans son ouvrage sur “Les territoires conquis de l’islamisme” (Stock 2019). Les affirmations qu’il contient,  discours jamais démontrées  sur le terrain et dont aucune  n’est de surcroît quantifiée statistiquement, corrèle sans nuance le simple  respect  des principaux marqueurs de la foi musulmane avec… le terrorisme. Celui ou celle qui défend le port du  hijab bien sûr, mais également ceux qui consomment  de la viande halal ou pratiquent  l’assiduité aux prières quotidiennes sont aux yeux de Macron ou de son ministre de l’intérieur  sur une pente, ou au sein d’un “eco-sytème islamiste” qui les conduit inéluctablement vers le terrorisme.

L’opprobre républicaine, la criminalisation par la République des musulmans, n’est plus cantonnée ainsi  à une petite frange de ceux, il en existe, qui revendiquent un discours ou des pratiques de rupture. Le seul respect strict des exigences cultuelles, ou, pire encore, l’adoption par des musulmans de postures oppositionnelles est considéré comme un marqueur, i.e. une preuve  de “radicalisation” hostile aux institutions de la France. Y compris, dans le cas du CCIF, pour ceux qui – loin de tout engagement politique – s’étaient donné pour mission de combattre sur le terrain judiciaire  les conséquences de cette atmosphère de stigmatisation généralisée de nos compatriotes musulmans.

Le terrible paradoxe de ce discours est qu’il  réussit très précisément à crédibiliser cette fracture dont rêvent les stratèges de Daesh. Car il  énonce l’illégitimité républicaine, il exclut du tissu politique légitime  non pas une frange “radicalisée” mais une large majorité des musulmans pratiquants. Ce schéma légitime ainsi un antagonisme destructeur qui est précisément celui sur lequel Daesh  entend prospérer. Le Président Macron, au discours de Mureaux, a fait  sien ce discours. Et bien sûr, il a  instauré ce faisant  une véritable « police de la pensée » pour traquer, en les qualifiant, selon la terminologie du groupuscule du “Printemps républicain”,   d’ “islamo-gauchistes”,  qui refusent d’aussi abrupts raccourcis analytiques.

Pour étayer cette stratégie de  criminalisation, et dissoudre Baraka City et le CCIF  le président  et son ministre Darmanin n’ont pas eu peur de mettre en œuvre des raisonnements juridiques d’une exceptionnelle fragilité. Et Conseil d’État, au moins dans le cas de  Baraka City, a refusé de les condamner.  L’État s’en est pris frontalement à une association qui avait en fait pour seul tort de défendre  des opinions qui, au même titre que celles de nombreux Français non musulmans, dont je m’honore de faire partie, se démarquaient , de la façon la plus légale qui soit, des options  très idéologiques adoptées par le parti au pouvoir.

En 2017, le Président Macron, alors candidat à la présidentielle, dénigrait le CFCM et aujourd’hui il le place au devant de la scène pour chapeauter le projet du Conseil national des imams CNI, qu’est-ce qui a changé depuis, selon vous?

Le cadre général de cet épisode c’est cette tradition –  qui, en France, est ancrée dans  l’histoire de la colonisation-  d’interférer avec les mécanismes de la  représentation de nos compatriotes  musulmans. Lorsqu’en Algérie ceux-ci n’étaient que  des Français musulmans”, les Français de confession musulmane étaient déjà des citoyens de seconde zone.

Après l’indépendance, sous des formes diverses, le mécanisme de leur “mé-représentation” s’est prorogé sur le plan parlementaire bien sûr du fait des modes de scrutins majoritaires  mais bien plus spectaculairement encore sur le plan médiatique.  Le gouvernement s’efforce, et il y parvient parfaitement,  à imposer dans l’espace public  des voix musulmanes faussement réputées représentatives dont le rôle est de cautionner  la  domination de leur communauté et, le cas échéant, de discréditer celles de leurs coreligionnaires qui voudraient adopter un discours et des revendications oppositionnels.

Le CFCM est apparu, très fugitivement, comme une institution qui pouvait  gagner un petit peu en représentativité. Et à ce moment-là, Macron a été de ceux qui ont contribué à le discréditer. Mais le CFCM est depuis lors rentré dans le rang. La preuve en est cette véritable forfaiture qui l‘a vu cautionner l’attaque contre le  CCIF. Ce qui montre bien, qu’il est rentré dans le rang des institutions complètement aliénées au pouvoir et  qui, comme telles, ne représentent aucunement une écrasante majorité des musulmans.

Pensez-vous que ce projet sera concrétisé avant les élections présidentielle de 2022 et, surtout, pensez-vous qu’il puisse permettre d’en finir avec l’islam consulaire?

Tout n’est pas mauvais dans la démarche qui entend à en finir avec le système de l’islam consulaire. Il faut seulement savoir ce que l’on entend y substituer !

En caricaturant à peine, il y a 30 ou 40 ans, quand le gouvernement voulait parler aux musulmans de France, il s’adressait  directement  aux généraux algériens par le biais de la mosquée de Paris, “la plus grande mosquée de France” qui est, en fait, une institution étroitement soumise aux autorités algériennes. La concertation avec les musulmans de France d’origine algérienne passait donc par les autorités algériennes. On était vraiment là dans le mécanisme de l’islam consulaire.

Ce qui s’est passé au cours de ces 40 années écoulées, c’est que ce système a montré ses limites. Pourquoi? Parce que, de génération en génération, les musulmans de France, de plus en plus diplômés et donc capables d’exprimer eux-mêmes leurs besoins, se sentent de moins en moins algériens, tunisiens, marocains, et de plus en plus français.

Et deuxièmement, parce que les régimes maghrébins qui étaient  censés servir leurs intérêts sont apparus comme de moins en moins démocratiques. Ils ont logiquement été de plus en plus  récusés par ces citoyens français à qui on voulait imposer des décisions – le plus souvent étroitement soumises aux attentes du gouvernement français – qu’on savait  importées des pays de leurs… ancêtres.  Mettre fin au système consulaire et faire que le mécanisme de la représentation des musulmans de France  soit… français,  est donc une excellente chose.

Il en va de même sur le principe de rapatrier la formation des imams, confiée par François Hollande au “grand pays de la laïcité à la française”  et de la démocratie qu’était à ses yeux  le… royaume marocain du Commandeur des Croyants !   Mais tout porte à croire, et l’attitude du ministère de l’Intérieur vis-à-vis du CCIF vient une nouvelle fois de le démontrer, que le gouvernement n’est pas près à laisser émerger un tissu associatif un tant soit peu en prise avec les attentes réelles, et donc,  le cas échéant oppositionnelles, d’une large majorité des musulmans.

Donc, oui bien sûr,  à la fin de l’islam consulaire, mais pas pour y substituer une autre tutelle, plus intrusive encore, de la part de l’État français, qui aboutirait seulement à renouveler et à perpétuer le grave dysfonctionnement de la représentation des musulmans.

Dans ce même contexte,  quel regard portez- vous sur tout ce qui se passe entre l’imam Hassan Chalghoumi et le président de la fondation de l’islam de France Ghaleb Ben cheikh?

C’est très intéressant. En caricaturant à peine, je dirais que, pour moi, Ghaleb Ben Cheikh, étroitement soumis aux autorités algériennes, elles-mêmes très dociles vis-à-vis des attentes du gouvernement français,  a longtemps joué dans la même catégorie que Chalghoumi. Il faisait partie de ceux que je nomme les  “Chalghoumi savants”. Mais comme tant d’autres “représentants” autoproclamés des musulmans de France,  Ghaleb Ben Cheikh a été sur plusieurs chaînes d’info  la cible des pires insinuations injurieuses.

Dans ce contexte, il en est venu à se distancier du discours de l’État à l’égard des musulmans de France. Et il a notamment traduit son exaspération en stigmatisant cette façon totalement artificielle des médias français de fabriquer les fausses élites dont Hassan Chalghoumi  est le parfait exemple. Et il a donc prononcé à l’égard de cet imam symbolique Hassan une phrase  dont j’ai pour ma part prononcé  l’équivalent au moins 20 fois depuis dix ans . Il est révélateur que, en traduisant un sentiment populaire largement répandu, au lieu des directives des États français ou algérien, Ghaleb Bencheikh soit  ainsi devenu soudainement  sympathique à la foule de ceux  qui ne se sentaient pas jusqu’alors véritablement représenté par lui.

 

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Le chercheur associé à l’IRIS Brahim Oumansour « l’absence des observateurs internationaux risque d’être contre productive au projet du pouvoir »

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Propos recueillis par:  Nawel Thabet / Medianawplus

Le chercheur et le géopolitique associé à L ‘IRIS Brahim Oumansour, a déclaré dans un entretien accordé à Medianawplus, que l’absence des observateurs internationaux risque d’être contre productive au projet du pouvoir.

Et que le refus des observateurs serait considéré comme un signe de trop, que le pouvoir actuel n’a pas l’intention de garantir la transparence de l’élection et qu’il y ‘aurait au moins un candidat favorisé issu du pouvoir.

Quelle est votre lecture de l’annonce officielle de la commission indépendante  des élections de ne pas inviter les observateurs internationaux pour la présidentielle prochaine sous prétexte de la susceptibilité de la société Algérienne à l’égard de l’ingérence étrangère ?

C’est une première, mais ça reste une déclaration, mais pas une décision. On va voir si cette déclaration va être suivi par une décision officielle de rejet  de la présence des observateurs internationaux.

On verra si elle va être généralisée ou partielle. C’est à dire, elle pourra peut-être accepter les observateurs de l’ONU  mais pas ceux de l’union Européenne.

Sachant que cette déclaration est une réaction suite à la résolution récente prise au parlement Européen à l’initiative de l’eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann.

En même temps cette décision, risque de jouer sur le principe de la souveraineté de l’État et sur cette fibre chère à beaucoup d’Algériens, cette sensibilité et cette susceptibilité vis à vis  des ingérences ou des interventions étrangères.

Elle risque également d’être contre productive au projet du pouvoir qui est d’organiser une présidentielle, mais en même temps engendrer un futur président et un futur gouvernement qui sera légitime.

Je redis qu’elle serait contre productive dans la mesure ou elle contribue au doute qui règne sur la transparence de cette élection et sur la légitimité du nouveau président.

Elle risque d’entraver cette légitimité par l’élection du système actuel voire du gouvernement.

Ensuite le refus des observateurs serait considéré comme un signe de trop, que le pouvoir actuel n’a pas l’intention de garantir la transparence de l’élection et qu’il y ‘aurait au moins un candidat favorisé issu du pouvoir.

Le parlement européen vient de voter une résolution  sur l’Algérie; Comment qualifieriez vous cette résolution et son contenu?

La mobilisation des Algériens depuis le mois de février à suscité l’admiration et a forcé le soutien de la communauté internationale, même si celle -ci a tardé.

Il y a ce côté de se montrer solidaire, mais beaucoup d’Algériens voient d’un œil sceptique ce genre d’intervention; Considérée ce par certains comme une ingérence.

À noter, que même certains chefs de partis ou de représentants de l’opposition ne se sont pas montré favorables à cette résolution, et ce en raison des conséquences dramatiques  des révolutions précédentes , notamment en Lybie et en Syrie .

On pourrait  se poser la question sur l’efficacité de cette résolution.

Je serai étonné que l’Union Européenne, prenne quelques décisions que ce soit vis à vis du peuple Algérien.

Mais, on peut se poser la question que  » puisque l’union européenne voulait soutenir El Hirak Algérien, pourquoi  ne s’est -elle pas attaqué à la question de la corruption pour au moins demander au gens qui sont en prison actuellement de rendre l’argent investi dans les capitales européennes ».

Faire pression pour lutter contre la corruption, serait faire un grand pas de bon sens et de soutien pour aider la population Algérienne.

La résolution a visé les points de la charte des Nations unis sur les droits de l’homme et l’accord d’association signé avec L’UE et l’Algérie;  Qu’en pensez vous?

Je doute réellement que l’union européenne aille jusqu’à prendre des décisions de pression contre les autorités Algériennes. Cette résolution reste une déclaration de soutien moral.

Pour revenir sur  la question des arrestations des manifestants, ces dernières sont illégales devant l’absence d’ arguments judiciaires. Cette répression n’est pas approuvé au sein du droit national algérien.

l’union européenne n’avait pas besoin de rappeler les accords Algérie-UE du moment que le pays est soumis au droit international en tant que signataire de la déclaration des droits de l’homme. Et l’Algérie est régit par le droit international et des libertés individuelles. Se baser sur l’accord signé entre les Algériens et l’union européenne est une erreur. Les échanges entre l’Algérie et l’union européenne ne représentent qu’une partie des échanges internationaux algériens.

 

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Soufiane Djilali: « Le risque est de se retrouver face à des urnes vides le 12 Décembre en Algérie »

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Propos recueillis par Nawel Thabet

Le président du parti Jil Djadid en Algérie, Soufiane Djilali ,a déclaré dans une interview accordée au site Medianawplus; à la marge de sa participation, à la conférence « La Révolution de la Souveraineté » , qui s’est tenue le 23 Octobre à Paris.Qu’une grande majorité de la population en Algérie, refuse d’aller voter le 12 Décembre. Il poursuit que le risque, est de se retrouver face à des urnes vides.

le 24 août dernier, vous avez participé à la réunion de l’opposition et de la société civile en Algérie .Vous avez proposé un « Jumelage » entre les deux options,avant les élections présidentielles.Pourriez- vous éclaircir votre proposition?

Soufiane Djilali:La sortie de crise en Algérie a été analysé de deux façons différentes par l’opposition en générale.Et donc les propositions découlent de deux analyses: Une partie de l’opposition propose d’abord l’élection d’un président, et l’autre partie estime que dans l’état actuel de la constitution qui a été modifiée à plusieurs reprises, ce président élu pourrait user des pleins pouvoirs que lui confère la constitution actuelle et ainsi perpétuer le mode de régime en place.

alors la proposition »Jumelage », que j’ai faite était que : Oui, pour les élection présidentielles comme un premier pas pour une sortie de crise, mais il fallait d’abord demander à l’ensemble des candidats de s’engager dans un pacte ou une charte de manière à ce que le président qui est élu convoquera des élections législatives anticipées et qu’il ouvre le dossier de la constitution en tant qu’un engagement dans son propre programme. Pour aboutir à de véritables changements institutionnels.

On aurait déjà assuré la l’égalité et la stabilité à la tête de l’État, et en même temps , on aura donné les assurances et les garanties nécessaires à la transformation des institutions.

Malheureusement le pouvoir s’est précipité pour organiser les élections  présidentielles sans préparer ni les conditions politiques ni les conditions morales d’un tel scrutin. Et maintenant les élections du 12 Décembre sont refusés par une grande majorité du peuple Algérien.

Faut-il s’inquiéter du maintien du scrutin du 12 Décembre,et pensez-vous que cela va compliquer la transition démocratique?

Soufiane Djilali : C’est exactement le terme que nous avons employé.On a bien dit que les élections du 12 Décembre allaient compliquer la situation et non pas la résoudre. Le mieux qui puisse arriver , c’est qu’on reporte les élections . Mais le pire, en cas de maintien de ce  scrutin, c’est de se retrouver face à des urnes vides.Vu le refus de la population d’aller voter.

En cas de maintien du scrutin ,comment voyez-vous l’avenir de l’Algérie après ces élections?

Soufiane Djilali: À ce moment là, on aura  un président pratiquement désigné.Le taux de participation sera faible, et sa légitimité sera d’autant plus faible.A partir de là, le pouvoir cherchera à récupérer de la légitimité  par le biais de la communication et en couvrant de cadeaux l’ensemble de la population.

 Soufiane Djilali?

Auteur du livre  » La société Algérienne choc de la modernité, crise des valeurs et des croyances » au éditions Jil Djadid.

Président du parti Jil Djajid  « Nouvelle Génération »fondé en mars 2012. Soufiane Djilali  61 ans , est docteur en médecine vétérinaire.

Candidat à l’élection présidentielle Algérienne de 2014, il annule sa candidature après la décision du président sortant de se présenter pour un 4e mandat.

 

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