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Culture

La Tunisie orpheline de Béchir Ben Yahmed, fondateur de jeune Afrique

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Par Medianawplus

 

Le journaliste franco-tunisien Béchir Ben Yahmed, fondateur du magazineو Jeune Afrique, s’est éteint lundi 3 mai  à Paris, à l’age de 93 ans.Cette triste nouvelle a été annoncé par le magazine jeune Afrique, sur son compte Twitter.

Béchir Ben Yahmed avait été  hospitalisé depuis la fin du mois après avoir contracté le Covid-19.

La Tunisie orpheline

Béchir Ben Yahmed était né en 1928 sur l’île tunisienne de Djerba, lorsque la Tunisie était sous protectorat français. Fils d’un commerçant, il creusa d’abord cette veine paternelle par des études qui le menèrent jusque sur les bancs d’HEC. Mais le jeune homme sentait grandir en lui deux vocations, la politique et le journalisme, qu’il embrassa toutes deux avant de les marier sous les auspices du journal qu’il fonda.

Un grand témoin et une haute conscience de l’ère post-coloniale

Jeune militant pour la souveraineté de son pays, Béchir Ben Yahmed fut de ceux qui négocièrent son autonomie puis son indépendance aux côtés de Habib Bourguiba. Nommé Secrétaire d’Etat à l’information sous le premier gouvernement de la Tunisie indépendante, à seulement 28 ans, il répondit en même temps à l’appel du journalisme en lançant L’Action en 1955, un hebdomadaire tunisien auquel il donna bientôt une envergure maghrébine mais qui fit long feu.

En 1960, année phare des indépendances africaines, il décida de relancer le titre. Il n’avait que 10 000 francs, mais une ambition immense l’animait, une ambition aux dimensions d’un continent : créer un hebdomadaire panafricain, une agora d’encre et de papier qui puisse attiser le vent de liberté qui soufflait sur toute l’Afrique. Le 17 octobre 1960, les lecteurs francophones découvraient dans leurs kiosques le tout premier numéro d’Afrique Action, rebaptisé Jeune Afrique un an plus tard.

Le magazine était piloté par un duo : Mohamed Ben Smaïl tenait les rênes de la rédaction et Béchir Ben Yahmed dirigeait « tout le reste », de la ligne éditoriale aux relations extérieures, des recrutements aux ventes, en passant par la publicité et la diffusion.

Les colonnes du titre érigèrent l’un des piliers des luttes de décolonisation. Dans ses éditos, toujours intitulés « Ce que je crois », Béchir Ben Yahmed se faisait le chantre de la cause tiers-mondiste. Journaliste sans frontières, il sillonna le monde pour faire résonner depuis les tribunes de son journal toutes les voix de l’indépendance : il avait rencontré Che Guevara à Cuba, s’était entretenu à Hanoï avec Ho Chi Minh, en pleine guerre du Vietnam, fréquentait l’Égyptien Nasser, le Ghanéen Nkrumah, le Congolais Lumumba et l’Algérien Ben Bella.

De Djerba à Paris

Au milieu des années 1960, en quête d’une plus grande indépendance vis-à-vis du pouvoir tunisien, il élut domicile à Paris et y installa le siège de son groupe. Depuis ses nouveaux quartiers, il fit rayonner son journal jusque sur le continent européen et auprès des communautés françaises issues de l’immigration africaine.

Le titre, que ses fervents lecteurs appellent simplement « JA », fut un véritable vivier où de grands auteurs aiguisèrent leur plume et leur conscience politique : Frantz Fanon, le héraut de la décolonisation algérienne et l’auteur des Damnés de la terre, Jean Daniel, le futur fondateur du Nouvel Obs, Kateb Yacine, le poète des Aurès, Amin Maalouf, l’académicien.

Il était un grand témoin et une haute conscience de l’ère post-coloniale et des combats qui l’ont précédée et pratiquement autant d’années de lutte, d’écriture et d’indépendance.

 

Culture

L’Institut du monde arabe à Paris lance sa cuisine” Sahha”  gratuite de mille saveurs avec Meet My Mama et Les Cuistots Migrateurs

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Par Nawel Thabet / Medianawplus

 

En cette période difficile du confinement et de fermeture des restaurants en France, l’Institut du monde arabe à Paris, a lancé, mercredi 5 mai, sa cuisine de mille saveurs gratuite en ligne avec les deux acteurs engagés du monde de la restauration, Meet My Mama et Les Cuistots Migrateurs.

la cheffe Marocaine Fouzia Ayou de Meet My Mama, a signé le premier épisode, le jour du lancement avec une recette sucrée salée de pastilla de poulet.

Cette première initiative, intitulée ” Sahha”  ” santé ” ou Bon appétit en arabe , propose une série de tutoriels en vidéo mise en ligne gratuitement pour faire découvrir au monde entier la richesse des saveurs du patrimoine de la gastronomie arabe.

Un voyage de papilles

Les tutoriels de cette cuisine, seront diffusés tous les mercredis à 18h.Ils seront animés par un groupe de chefs cuisiniers, hommes, et femmes issus du monde arabe.Chaque chef mettra en lumière,des plats et recettes spécifiques de sa région.

Couscous, yalanjis, mouloukhia, man’ouché, pastilla …Un voyage de papilles, du Maroc au liban, et d’Algérie à la Syrie, avec les chefs, Souad Halwani, Soraya Kezzouh, Entissar Jamous.

Chaque « tuto » s’accompagne d’un portrait vidéo présentant le parcours du cuisinier(ère), son rapport à la cuisine, expliquant également la signification de sa recette dans son pays d’origine.

 

 

 

 

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Culture

Le Centre Culturel Algérien à Paris : Une sélection d’activités virtuelles pour maintenir le lien avec son public

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Par Medianawplus

 

Le Centre Culturel Algérien renoue, en cette période sanitaire exceptionnelle, avec les activités culturelles virtuelles qui sont diffusées régulièrement sur son site Internet et partagées sur ses réseaux sociaux.
Le confinement de 2020 a permis au Centre de se réinventer afin de maintenir le contact avec son public qui a pu suivre, à ce titre, une programmation virtuelle riche en soirées musicales, conférences, expositions et autres visites virtuelles de certains sites de notre patrimoine national, à l’exemple du Palais du Bey et de Tiddis de Constantine.
Cette initiative qui a été bien accueillie, a été renouvelée cette année avec la mise en œuvre d’une programmation aussi riche que variée, dont une série de télé-concerts enregistrés sur la scène du CCA, à l’occasion du mois de Ramadhan.
Le concert de musique arabo-andalouse donné par l’artiste confirmée Samia Benchikh Abdennour a inauguré, jeudi 15 avril, cette série de soirées spécial Ramadhan. De la musique andalouse, nous sommes passés le 22 avril à un répertoire malouf avec Wassim El Kassantini, suivi, le 29 du même mois, d’un concert hawzi avec Hind Abdellali. Pour clôturer en apothéose cette sélection de concerts, Souad Aslan, artiste phare de la nouvelle génération du Sud Algérien, héritière de la tradition Gnawa, nous invitera le 6 mai à un voyage initiatique à travers la belle région de la Saoura. De bons et de beaux moments qui nous rappellent les inoubliables soirées organisées au Centre Culturel Algérien à Paris.
Le Centre propose, par ailleurs, un télé-concert du chanteur d’expression kabyle Malik Kazeoui et une visite virtuelle d’une exposition des élèves de l’atelier de calligraphie arabe relevant du CCA-Paris et dirigé par l’artiste calligraphe Abdelkrim Benbelkacem.

Partenaire de la 5ème du Festival Al Andalus organisé du 3 au 10 du mois en cours en 100% digital en raison de la situation sanitaire, le Centre Culturel Algérien partage avec ses abonnés et son public le programme de cette édition placée sous le label Entre l’Algérie et la France. Organisé par la jeune association DARD’ART de Montpellier, créée par de jeunes musiciens algériens amoureux de la musique andalouse, le Festival a donné lieu à six soirées musicales dont une a été enregistrée sur la scène du CCA-Paris et les cinq autres, en Algérie (Villa Abdeltif d’Alger, Théâtre Régional d’Oran et le Centre d’Etudes Andalouse de Tlemcen). Une conférence sur le thème La poésie andalouse chantée des origines à nos jour de l’écrivain et universitaire Saadane Benbabaali, a complété cette programmation.


Le CCA nous invite à suivre ses activités virtuelles sur son site web (www.cca-paris.com), sur sa Page Facebook (www.facebook.com/centreculturelalgerien.cca) et sur son compte Instagram (centreculturelalgeriennparis).

 

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Culture

Prolongation de la Biennale sur le Liban à l’IMA

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Par Nawel Thabet

 

Le président de l’institut du monde arabe Jack Lang a annoncé la prolongation de l’exposition photographique intitulée “Liban, réalités et fiction” jusqu’au dimanche 1er décembre .

L’exposition a été ouverte septembre dernier et a été organisée dans le cadre de la Biennale des photographes de monde arabe contemporain, créée par l’IMA et la maison européenne de la photographie.

Cette exposition, qui réunit des œuvres qui offrent des regards révélateurs sur le Liban d’aujourd’hui; connait un grand succès, depuis son ouverture.

Plusieurs thématiques présentent cette exposition, telles que la réalité géographique, urbaine et sociale, l’histoire, le devoir de mémoire, le mélange des communautés, l’éxil- préfiguraient le mouvement populaire actuel, et entrent toujours en résonance avec lui.

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