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	<title>Interviews &#8211; medianawplus.fr</title>
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	<description>Media Naw Plus</description>
	<lastBuildDate>Sat, 07 Mar 2026 01:46:38 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Interviews &#8211; medianawplus.fr</title>
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		<title>Guerre au Moyen-Orient : « L’Iran n’est pas un État simple… Et toutes ces attaques déstabiliseront toute la région », analyse le Dr Ahmed Bargaoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 22:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[L’universitaire et spécialiste des études et recherches géostratégiques à Paris, le Dr Ahmed Bargaoui, livre dans un entretien accordé à Medianawplus une analyse approfondie des évolutions rapides au Moyen-Orient dans un contexte d’escalade sans précédent après les frappes militaires visant l’Iran. Il met en garde contre de graves répercussions susceptibles de redéfinir les équilibres de pouvoir dans la région et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’universitaire et spécialiste des études et recherches géostratégiques à Paris, le Dr Ahmed Bargaoui, livre dans un entretien accordé à <em>Medianawplus</em> une analyse approfondie des évolutions rapides au Moyen-Orient dans un contexte d’escalade sans précédent après les frappes militaires visant l’Iran. Il met en garde contre de graves répercussions susceptibles de redéfinir les équilibres de pouvoir dans la région et d’entraîner une confrontation régionale plus large.Entretien. </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par Nawel Thabet / Medianawplus </strong></p>
<p><strong>Medianawplus : Comment analysez-vous la situation actuelle au Moyen-Orient après les interventions israélienne et américaine ?</strong></p>
<p><strong>Dr Ahmed Bargaoui :</strong> La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : pourquoi les États-Unis et Israël ont-ils rapidement décidé de cibler militairement l’Iran à ce moment précis, alors même que la communauté internationale assistait à des négociations en cours à Genève qui auraient pu aboutir à des résultats positifs et éviter une nouvelle escalade dans la région ?<br />
En réalité, le contexte politique montre que ces frappes militaires étaient attendues depuis un certain temps. Leur intensité s’est accrue depuis l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » du 7 octobre, qui a provoqué un véritable séisme au sein d’Israël et entraîné des changements importants dans les positions de la communauté internationale.<br />
Par ailleurs, la frappe militaire menée par Israël ne s’inscrit pas en dehors du contexte politique. La visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu aux États-Unis s’inscrivait dans les préparatifs de cette opération, avec pour objectif de convaincre certaines parties de l’administration américaine qui s’opposaient à une escalade militaire. Il semble que Netanyahu ait finalement réussi à persuader Donald Trump de s’engager dans cette option au nom de la protection des intérêts américains.<br />
L’objectif pourrait également être de réduire l’influence de l’Iran et de redéfinir les équilibres de pouvoir dans la région, tout en exerçant une pression sur certains États, notamment l’Arabie saoudite, qui cherchait à promouvoir une reconnaissance internationale de l’État palestinien avec le soutien de la France.</p>
<p><strong>L’Iran pourra-t-il surmonter cette étape et jusqu’où sa riposte pourrait-elle aller ?</strong></p>
<p>Je pense que cette frappe contre l’Iran pourrait avoir d’importantes répercussions si le conflit se prolonge. L’Iran n’est pas un État simple : il est devenu aujourd’hui une puissance disposant de capacités industrielles et militaires avancées, notamment dans le domaine des technologies militaires.<br />
L’Iran n’est pas comparable au Venezuela. Il s’agit d’un pays d’environ 90 millions d’habitants, et toute attaque directe contre lui pourrait déstabiliser l’ensemble de la région.<br />
Par ailleurs, le président américain pourrait se retrouver dans une situation politique délicate, surtout à l’approche des élections de mi-mandat prévues en novembre. L’opinion publique américaine commence à montrer une certaine lassitude face aux interventions extérieures et aux démonstrations de force, notamment depuis que l’administration Trump s’est éloignée de la politique traditionnelle fondée sur des partenariats avec l’Union européenne et certains pays arabes.<br />
Plusieurs sondages suggèrent d’ailleurs que les démocrates pourraient réaliser des avancées lors de ces élections.</p>
<p><strong>Quel impact l’élimination de dirigeants iraniens pourrait-elle avoir sur la situation interne du pays ?</strong></p>
<p>L’assassinat du guide suprême Ali Khamenei et de plusieurs responsables militaires aurait sans aucun doute un impact majeur sur l’appareil militaire et politique iranien.<br />
Certes, la Constitution iranienne prévoit des mécanismes pour éviter un vide institutionnel et trois personnalités ont été désignées afin d’assurer la continuité de l’État. Toutefois, ces développements pourraient affaiblir temporairement la cohésion interne du pays.<br />
Par ailleurs, il semble que Benyamin Netanyahu poursuive un objectif plus large : renverser le régime iranien actuel et envoyer des messages forts aux dirigeants de la région, notamment en Arabie saoudite, au Qatar, en Égypte et en Turquie. Le message serait que tout État cherchant à s’opposer à Israël pourrait connaître un sort similaire à celui de certains dirigeants dans l’histoire récente, comme Saddam Hussein ou le guide suprême Ali Khamenei.</p>
<p><strong>Quels sont les scénarios possibles pour cette confrontation ?</strong></p>
<p>La région où se déroule cette confrontation constitue l’une des principales zones de production énergétique au monde, notamment pour le pétrole et le gaz. Par conséquent, une poursuite de l’escalade militaire pourrait entraîner une crise énergétique mondiale.<br />
De plus, la prolongation du conflit pourrait inciter d’autres pays à s’y impliquer, directement ou indirectement, transformant ainsi la crise actuelle en confrontation régionale de grande ampleur.<br />
Tout cela se produit dans un contexte marqué par les difficultés de l’Organisation des Nations unies à gérer les crises internationales et par les profondes divisions au sein de la communauté internationale, notamment dans le cadre de la guerre entre Russie et Ukraine.<br />
Dans ce contexte, les États-Unis semblent chercher à affirmer leur leadership sur le futur ordre international et à imposer leur agenda aux différentes puissances mondiales, y compris à l’Union européenne.</p>
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		<item>
		<title>Reconnaissance de la Palestine : « une étape historique qui change la donne au Moyen-Orient », affirme l’académicien Ahmed Bargaoui</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/reconnaissance-de-la-palestine-une-etape-historique-qui-change-la-donne-au-moyen-orient-affirme-lacademicien-ahmed-bargaoui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 21:52:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[#FranceReconnaîtPalestine #ReconnaissancePalestine #MacronONU #AssembléeGénéraleONU #SolutioDeuxÉtats #Cisjordanie #Israël #Gaza #PaixProcheOrient #ConférenceNY2025]]></category>
		<category><![CDATA[l’académicien Ahmed El Barkaoui]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[spécialiste des questions géostratégiques à Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un entretien  accordé à Medianawplus, l’académicien Ahmed  Bargaoui, spécialiste des questions géostratégiques à Paris, estime que la décision d’Emmanuel Macron de reconnaître officiellement l’État de Palestine marque un tournant historique. Selon lui, ce geste dépasse le symbole : il oblige Israël et les États-Unis à revoir leurs positions et ouvre la voie à une recomposition politique au Moyen-Orient. Entretien.  &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un entretien  accordé à Medianawplus, l’académicien Ahmed  Bargaoui, spécialiste des questions géostratégiques à Paris, estime que la décision d’Emmanuel Macron de reconnaître officiellement l’État de Palestine marque un tournant historique. Selon lui, ce geste dépasse le symbole : il oblige Israël et les États-Unis à revoir leurs positions et ouvre la voie à une recomposition politique au Moyen-Orient. Entretien. </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par Nawel THABET / Medianawplus </strong></p>
<p><strong>Medianawplus :</strong> <strong>Nous savons que la position française de soutien à la reconnaissance de l’État palestinien est ancienne. Quelle est votre lecture de cette annonce officielle ? Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il choisi ce timing précis pour reconnaître la Palestine comme État ?</strong></p>
<p><strong>Ahmed Bargaoui :</strong> Tout d’abord, merci pour l’invitation. Il est clair que la position de la France a évolué très rapidement depuis les événements du 7 octobre, connus sous le nom de « Déluge d’al-Aqsa », et face à la tragédie vécue par le peuple palestinien. En réalité, la posture française s’inscrit dans la tradition gaullienne de solidarité avec les peuples opprimés. Cet acte n’a rien de surprenant, il était attendu – et Macron a réellement tenté de comprendre l’émotion palestinienne, tout en se heurtant à la réaction de Netanyahou.<br />
Loin des idées reçues, je considère qu’Emmanuel Macron a joué un rôle moteur pour réveiller une diplomatie européenne léthargique face aux crimes de guerre commis à Gaza (près de 70 000 morts, un tiers de la bande détruit, tentative de déplacement forcé) : la prise de parole publique de Macron a rompu le silence. Il a même été accusé d’antisémitisme, mais a répondu avec raison : reconnaître l’État palestinien, c’est aussi marginaliser la mouvance islamiste du Hamas à Gaza, car l’absence de cette reconnaissance ne fait que prolonger le conflit.<br />
Certes, il refuse le retour de Hamas armé au pouvoir, mais force est de constater qu’il a su fédérer une dynamique diplomatique qui a poussé dix pays à franchir le pas (notamment le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, les Pays-Bas…). Macron incarne des valeurs françaises en quête de cohérence et de repositionnement.</p>
<p><strong>La France a-t-elle entraîné ces dix pays ? Ce mouvement collectif va-t-il changer la donne sur le terrain ?</strong></p>
<p>Oui, certainement. Pour la première fois deux grandes puissances, la France et le Royaume-Uni – membres permanents du Conseil de sécurité – reconnaissent officiellement la Palestine. Ce n’est pas un geste symbolique, mais un acte aux conséquences concrètes, ce qui bouleverse les équilibres régionaux. Jusqu’ici, Israël s’estimait seul arbitre du futur du Proche-Orient – mais la France rappelle que l’expansion n’est pas un droit. D’autre part, le message adressé à Netanyahou (et à l’allié américain) est clair : les États-Unis ne sont plus uniques faiseurs d’ordre mondial ! Plusieurs messages sont envoyés :</p>
<p>À Israël : la politique d’expansion ne peut plus continuer.<br />
Aux États-Unis : ils ne sont plus seuls à décider de l’ordre mondial.<br />
À la communauté internationale : un nouvel équilibre s’installe.<br />
À moyen terme, cela va peser lourdement sur la diplomatie israélienne, surtout alors que des pays comme l’Allemagne commencent à exprimer leur malaise face à la situation à Gaza.<br />
Au-delà de l’acte symbolique, cette reconnaissance a un contenu : l’Histoire est remplie d’États africains nés d’un statut d’autonomie avant l’indépendance. La France offre une première étape, une vraie opportunité. Pour reprendre Bourguiba : « Prends ce que l’Histoire te donne, puis exige plus. »<br />
Les Palestiniens doivent maintenant accepter l’offre internationale et la référence aux frontières de 1967. D’autant que l’État israélien traverse sa période de plus grande vulnérabilité depuis sa création.</p>
<p><strong>Quels scénarios sont envisageables pour la suite ?</strong></p>
<p>Israël ne peut plus compter que sur le soutien américain, qui montre déjà des signes d’essoufflement. Macron a prévenu Netanyahou : « La Cisjordanie n’est pas Gaza, c’est une ligne rouge ». Les États-Unis eux-mêmes s’interrogent – Trump a reconnu qu’Israël avait perdu du terrain au Congrès et sur la scène américaine. Je pense qu’Israël va voir son influence se réduire en France, en Allemagne (où le malaise monte face à Gaza), et ailleurs.<br />
N’oublions pas le rôle-clé de l’Arabie saoudite dans cette initiative :par son poids énergétique et politique, puissance régionale incontournable, premier producteur mondial d’énergie, elle a poussé à ce changement. Washington devra réviser sa stratégie, d’autant que la Chine et la Russie concurrencent désormais les Américains en Afrique et au Maghreb. Soutenir indéfiniment la ligne la plus dure d’Israël coûtera cher à Washington. Elle devra revoir sa copie si elle veut conserver son influence.</p>
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		<item>
		<title>Législatives anticipées 2024 :&#8221;Nous sommes les serviteurs de l&#8217;État, pas d&#8217;un gouvernement&#8221; ,Emmanuel Mercier FSU41 sur le droit de désobéissance des fonctionnaires</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/legislatives-anticipees-2024-nous-sommes-les-serviteurs-de-letat-pas-dun-gouvernement-emmanuel-mercier-fsu41-sur-le-droit-de-desobeissance-des-fonctionnaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2024 21:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Centre Val de Loire]]></category>
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		<category><![CDATA[Législatives anticipoées 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat FSU]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une démarche inédite, des centaines de chefs d&#8217;établissements et inspecteurs pédagogiques de l&#8217;Éducation nationale ont signé une pétition pour affirmer qu&#8217;ils désobéiront à leur futur ministre s&#8217;il vient d&#8217;un gouvernement d&#8217;extrême droite du Rassemblement National, à l&#8217;issue des législatives des 30 juin et 7 juillet. Ils refuseraient par exemple de vérifier l&#8217;identité française des élèves puisque l&#8217;école accueille tout &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une démarche inédite, des centaines de chefs d&#8217;établissements et inspecteurs pédagogiques de l&#8217;Éducation nationale ont signé une pétition pour affirmer qu&#8217;ils désobéiront à leur futur ministre s&#8217;il vient d&#8217;un gouvernement d&#8217;extrême droite du Rassemblement National, à l&#8217;issue des législatives des 30 juin et 7 juillet.</strong><br />
<strong>Ils refuseraient par exemple de vérifier l&#8217;identité française des élèves puisque l&#8217;école accueille tout le monde. Une prise de position inédite de la part d&#8217;agents qui sont censés appliquer les mesures prises par des gouvernements quels qu&#8217;ils soient.</strong><br />
<strong>Dans ce contexte des législatives anticipées de 2024, Emmanuel Mercier, co-secrétaire du syndicat FSU 41, apporte un éclairage crucial sur la pétition signée.Il nous explique si ces cadres ont juridiquement le droit de désobéir. Entretien.</strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par Nawel Thabet / Medianawplus </strong><br />
<strong><br />
<strong>Medianawplus : </strong>Au vu de la loi, des agents de la fonction publique ont-ils le droit de désobéir au gouvernement ? </strong><br />
<strong>Emmanuel Mercier :</strong> Oui, un agent de la fonction publique peut désobéir. En fait, nous les fonctionnaires, nous sommes liés par un statut de la fonction publique de l&#8217;État. Cela veut dire qu&#8217;on n&#8217;est pas des fonctionnaires d&#8217;un gouvernement.<br />
Cette règle existe depuis longtemps, que ce soit pour des civils ou des militaires. Dans cette situation, ça veut dire que si demain l&#8217;extrême droite accède au pouvoir, nous resterons liés à un statut public de l&#8217;État et non pas à un gouvernement. Nous sommes les serviteurs de l&#8217;État, mais pas d&#8217;un gouvernement et donc aucune mesure qui contreviendrait aux valeurs de la République ne sera appliquée.<br />
Généralement, les gens oublient que cette règle existe et c&#8217;est vraiment la base de l&#8217;article L121-10 du Code général de la fonction publique. Une exception qui prévoit qu&#8217;un fonctionnaire peut désobéir quand les consignes données sont illégales et de nature à compromettre gravement un intérêt public. C&#8217;est plutôt un réflexe républicain assez salutaire.</p>
<p><strong>Medianawplus :</strong> <strong>Est-ce que votre propre syndicat FSU41 s&#8217;associe au message de ces cadres de l&#8217;éducation nationale ? Soutenez-vous cette prise de position ? </strong></p>
<p><strong>Emmanuel Mercier :</strong> Nous, nous ne sommes pas concernés. Ils ne sont pas adhérents chez nous. Par contre, on salue le message passé dans le cadre républicain. Nous, syndicalement parlant, on pourrait mener des actions contre une politique ou des lois proposées par une majorité d&#8217;extrême droite à l&#8217;Assemblée nationale et on pourra être durs avec un gouvernement d&#8217;extrême droite. Il y a tous types d&#8217;actions à envisager, mais ce qu&#8217;on privilégiera toujours est l&#8217;action collective. C&#8217;est-à-dire, on n&#8217;appellera jamais individuellement à mettre en défaut.<br />
La force est dans le collectif. Il faudra toujours mener des actions en collectif et ce sera d&#8217;autant plus vrai contre un gouvernement d&#8217;extrême droite.<br />
<strong>Medianawplus:</strong> <strong>Ce texte, en réalité, est-il une consigne de vote ou en tout cas un appel à ne pas voter RN, votre syndicat passe-t-il lui aussi une consigne de vote ?</strong><br />
<strong>Emmanuel Mercier : </strong>Nous, nous sommes une section départementale, mais oui nationalement, la FSU a appelé à prendre position un peu comme l&#8217;a fait la CGT.<br />
Nous sommes dans une période historique. Nous avons appelé à voter pour les candidatures qui portent les couleurs du Nouveau Front populaire. Notre position fondamentale reste toujours celle de faire barrage à l&#8217;extrême droite par tous les moyens.<br />
<strong>Donc, vous appelez non seulement à voter contre le RN, mais pour le Nouveau Front populaire, et c&#8217;est totalement nouveau ? </strong><br />
<strong>Emmanuel Mercier :</strong> Ça, c&#8217;est nouveau. Nous sommes dans une période historique. Nous sommes face à l&#8217;extrême droite, et là, on ne rigole plus. On appelle à voter pour les candidats qui portent le programme du Nouveau Front populaire.<br />
<strong>Medianawplus:</strong> <strong>Donc ce que vous dites Emmanuel Mercier, si le RN arrivait au pouvoir, ce serait immédiatement une grande désorganisation et même une grande révolte dans l&#8217;éducation nationale vu les propositions chocs pour l&#8217;école ? </strong><br />
<strong>Emmanuel Mercier :</strong> Révolte, c&#8217;est un peu tôt pour le dire, on verra. De toute façon, ça a été confirmé lors du dévoilement du programme du Rassemblement National. C&#8217;est un programme d&#8217;une grande pauvreté intellectuelle.<br />
On est dans la démagogie complotiste. Pour « rétablir l&#8217;autorité », le RN prévoit d&#8217;envoyer les élèves perturbateurs dans des centres spécialisés. On ne peut pas envoyer des gamins en prison. Il faut arrêter ce délire.<br />
Le brevet deviendrait « un véritable examen de passage en seconde ». En CM2, « un examen national » déterminerait l&#8217;entrée en sixième. C&#8217;est complètement délirant. L&#8217;autre mesure délirante concerne aussi l&#8217;interdiction de certains emplois des administrations et des entreprises publiques aux binationaux. Quand on est Français, on est un citoyen à part entière. C&#8217;est un principe fondamental comme manger et respirer.<br />
Mais nous, nous savons d&#8217;où viennent ces propositions. Elles viennent du député sortant du Loir-et-Cher de Romorantin, Roger Chudeau. Professeur agrégé, ancien proviseur, inspecteur d&#8217;académie, inspecteur général et conseiller ministériel de l&#8217;Éducation nationale de François Fillon à Matignon.<br />
Aujourd&#8217;hui, il est le référent de Marine Le Pen pour l&#8217;éducation. C&#8217;est lui qui a aggravé la situation de l&#8217;Éducation nationale. Maintenant, on sait d&#8217;où vient le problème. C&#8217;est lui qui a mis en place des politiques qui aujourd&#8217;hui ont dégradé l&#8217;éducation nationale.<br />
Cette année, rien qu&#8217;avec les propositions de Gabriel Attal, le « choc des savoirs », le RN veut aller plus loin que la proposition de Gabriel Attal, avec des mesures racistes. La seule entrée est de dire que les élèves étrangers ne sont pas assimilés. Ça démontre l&#8217;aspect raciste du Rassemblement National de Marine Le Pen.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le P’tit Spot démocratise l’entrepreneuriat avec ses vidéos</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/le-ptit-spot-democratise-lentrepreneuriat-avec-ses-videos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 11:18:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Centre Val de Loire]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[#Blois]]></category>
		<category><![CDATA[#Entreprenariat]]></category>
		<category><![CDATA[#Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[latest]]></category>
		<category><![CDATA[Le P'tit Spot]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis l’été dernier, peut-être avez-vous vu sur les réseaux sociaux les clips du P’tit Spot ? Avec leur tonalité à l’humour décalé, Thomas Mahé et Antoine Soufiane, nous font rire tout en nous apportant de l’information intéressante sur l’entrepreneuriat. Le réalisateur vidéo et le conseiller à la création d’entreprises nous expliquent leur concept &#8220;Le P’tit Spot&#8221;. Rencontre. Propos recueillis par Émilie Marmion &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis l’été dernier, peut-être avez-vous vu sur les réseaux sociaux les clips du P’tit Spot ? </strong></p>
<p><strong>Avec leur tonalité à l’humour décalé, Thomas Mahé et Antoine Soufiane, nous font rire tout en nous apportant de l’information intéressante sur l’entrepreneuriat. Le réalisateur vidéo et le conseiller à la création d’entreprises nous expliquent leur concept &#8220;Le P’tit Spot&#8221;. Rencontre.</strong></p>
<p><strong><em>Propos recueillis par Émilie Marmion</em></strong></p>
<p><strong>Medianawplus</strong> <strong>:  Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer Le P’tit Spot ?</strong></p>
<p><strong>Antoine Soufiane </strong>: En tant que conseiller à la création d’entreprise, j’ai pu constater que l’information délivrée provenait essentiellement de textes, difficilement compréhensibles pour tous. Sur les vidéos, je trouvais souvent des formats longs et lourds. Quant aux capsules, plus courtes, je constatais un langage anglo-saxon omniprésent, là aussi compliqué à comprendre.<br />
<strong>Thomas Mahé</strong> : Quant à moi, avec mon œil de producteur audiovisuel, j’avais le sentiment que beaucoup de formats se ressemblaient. L’idée, c’était de mettre nos compétences en commun pour créer quelque chose à deux.</p>
<p><strong>Medianawplus</strong> <strong>: Pourquoi avoir choisi l’humour pour démarrer ?</strong></p>
<p><strong>Antoine Soufiane</strong> : Parce que nous sommes des comédiens avant tout (rires) ! Non, plus sérieusement, c’était pour montrer qu’on pouvait diffuser des contenus qualitatifs avec un style différent.<br />
<strong>Thomas Mahé</strong> : C’est vrai que nous avions envie de faire ressortir nos caractères : drôles et décontractés. On souhaite que Le P’tit Spot soit à notre image. Que les vidéos entrepreneuriales soient accessibles au grand public, en donnant des repères de base avant de s’orienter vers des structures d’accompagnement. La vidéo, c’est le premier pas pour démystifier l’entrepreneuriat. Mis à part l’humour, nous sommes capables aussi de réaliser un scénario plus sérieux, mais qui sache garder un dynamisme. On mise sur notamment sur l’interactivité des échanges.</p>
<p><strong>Medianawplus</strong>:<strong> Est-ce que Le P’tit spot va s’ouvrir à d’autres champs que l’entrepreneuriat ?</strong></p>
<p><strong>Antoine Soufiane</strong>: Oui tout à fait ! Bien sûr, nous allons continuer à l’enrichir cette partie, au travers d’émissions et de témoignages. L’idée est de prendre de la hauteur sur ce qu’est l’acte d’entreprendre, en France et ailleurs. Concernant le développement du P’tit Spot, nous proposons la réalisation de films d’entreprises ou de vidéos informatives pour les collectivités en axant sur du reportage.<br />
<strong>Thomas Mahé</strong>: Et bien sûr, avec notre touche d’originalité, en proposant des formats et des styles différents. Le but, c’est d’avoir moins de plans statiques du dirigeant ou du salarié hyper stressé de parler, ça gâche la communication. En apportant un présentateur ou en ajoutant une mise en situation avec des acteurs, on rend tout de suite le message plus impactant. »</p>
<figure id="attachment_47575" aria-describedby="caption-attachment-47575" style="width: 1920px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-47575" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2024/02/Thomas-Mahe-et-Antoine-Soufiane-du-Ptit-Spot-@Emilie-Marmion-scaled.jpg" alt="" width="1920" height="2560" /><figcaption id="caption-attachment-47575" class="wp-caption-text">Thomas Mahé et Antoine Soufiane du P&#8217;tit Spot -Crédit photo : @Émilie Marmion</figcaption></figure>
<p>En savoir plus :<br />
Retrouvez Le P’tit Spot sur LinkedIn et YouTube<br />
Pour les joindre : contact.leptitspot@gmail.com – 06 12 37 02 66</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rémi Camus :  ce berrichon va relier la Corse à Monaco à la nage</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/remi-camus-ce-berrichon-va-relier-la-corse-a-monaco-a-la-nage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Boutheloup]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 May 2023 19:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Centre Val de Loire]]></category>
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					<description><![CDATA[Après 5.400 km en courant à travers l’Australie, 4.400 km en hydrospeed sur le Mékong et le tour des côtes françaises à la nage, Rémi Camus se prépare à une nouvelle aventure : la traversée de Calvi (Corse) à Monaco à la nage dont le départ est prévu vers le 7-8 juin. L’occasion pour l’aventurier-explorateur berrichon de 38 ans, qui &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Après 5.400 km en courant à travers l’Australie, 4.400 km en hydrospeed sur le Mékong et le tour des côtes françaises à la nage, <a href="https://remicamusexplorer.fr" target="_blank" rel="noopener">Rémi Camus</a> se prépare à une nouvelle aventure : la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=opUAtPPsNYU" target="_blank" rel="noopener">traversée de Calvi (Corse) à Monaco à la nage</a> dont le départ est prévu vers le 7-8 juin. L’occasion pour l’aventurier-explorateur berrichon de 38 ans, qui a grandi près de St-Florent-sur-Cher, de sensibiliser les populations et le public sur la préservation de l’eau, l’accès à l’eau potable et la protection des océans. Entretien.</b></p>
<figure id="attachment_41251" aria-describedby="caption-attachment-41251" style="width: 618px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-41251" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2023/05/AB7I5062-1024x682.jpg" alt="" width="618" height="412" /><figcaption id="caption-attachment-41251" class="wp-caption-text">Rémi Camus s&#8217;entraîne en nageant dans la Saône pour se confronter à la nature et à l&#8217;absence de visibilité. Photo Rémi Camus.</figcaption></figure>
<p><strong><i>Propos recueillis par Estelle Boutheloup/ Medianawplus<br />
</i></strong></p>
<p><b>Medianawplus. Dans une semaine, vous entamerez la traversée de la Méditerranée à la nage entre Calvi, en Corse, et Monaco, quel est son objectif ?</b></p>
<p><b>Rémi Camus. </b>Il est environnemental et scientifique. Avec le CHU de Grenoble un protocole a été mis en place pour comprendre le stress sur le corps en environnement hostile et longtemps exposé en milieu marin. Des prélèvements salivaires seront ainsi faits trois fois par jour pendant la traversée en plus deux prélèvements sanguins au départ et à l’arrivée. Des contrôles sur la qualité de l’air et de l’eau seront aussi effectués. Le voilier qui m’assistera tirera des boudins qui permettront à Capillum, société spécialisée dans la collecte et le recyclage des cheveux, de prélever des hydrocarbures perfluorés et des huiles de surface qui seront ensuite analysés.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>Medianawplus. Quel sera votre quotidien durant cette dizaine de jours ?</b></p>
<p><b>Rémi Camus. </b>Je dois partir autour du 7-8 juin selon la météo, pour 180 km de nage en autonomie et sans assistance. Je nagerai en tractant une plateforme chargée de 200 kg de nourriture, canes à pêche, désalinisateur, matériel pour filmer et raconter ce que je vis et ce que je vois, et tout ce qu’il faut pour dormir. La traversée durera entre 7 et 15 jours en fonction des courants et de la météo. Seul un voilier m’assistera pour la sécurité : il sera là uniquement pour prévenir les bateaux de ma présence. À son bord, il y aura un vidéaste et un créateur de contenus pour les réseaux sociaux et un film qui sortira fin 2023-début 2024. Mes journées seront très portionnées. Sans repère visuel en mer, le seul que j’aurai c’est le temps : lever 5h, nage de 8h à midi et de 14h à 18h. Coucher à 21h.</p>
<p><b>Medianawplus. Dans quel état psychologique êtes-vous, vous appréhendez ?</b></p>
<p><b>Rémi Camus. </b>La seule appréhension, ce sont les conditions de mer : s’il y a un gros temps, je risque le mal de mer, donc des vomissements et une perte d’appétit. Je me prépare depuis septembre 2020. Je mange six repas par jour pour prendre du bon gras à brûler, je fais des exercices en salle pour prendre de la masse et je nage beaucoup en rivière, dans la Saône, pour me préparer mentalement à nager en pleine nature et me confronter à la non visibilité.</p>
<figure id="attachment_41253" aria-describedby="caption-attachment-41253" style="width: 618px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-41253" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2023/05/11092_637864979177042299-1024x576.png" alt="" width="618" height="348" /><figcaption id="caption-attachment-41253" class="wp-caption-text">Pour la traversée Calvi-Monaco, Rémi Camus tractera une plateforme chargée de 200 kg de matériels. Elle sera aussi l&#8217;occasion d&#8217;étudier les effets du stress sur le corps humain et d&#8217;analyser la qualité de l&#8217;eau. Infographie Rémi Camus.</figcaption></figure>
<p><b>Medianawplus. Une nouvelle aventure qui s’ajoute à d’autres expéditions et non les moindres…</b></p>
<p><b>Rémi Camus. </b>L’Australie en 2011 : 5.400 km en courant avec une remorque pour aller à la rencontre des aborigènes Kaltukatjara et Mutitjulu. Objectif : collecter de l’argent pour l’association Lowe. J’ai fait des rencontres atypiques car ce sont des peuples qui ont la méfiance du blanc et je découvre des gens drogués, alcoolisés, obèses… pas forcément un joli tableau. Mais j’ai eu le privilège de moments d’échanges et de pouvoir admirer la voie lactée au-dessus de moi. 2013, 6 mois de nage en hydrospeed sur 4.400 km du Mékong entre rapides, forts torrents et siphons accidentés. Je suis allé à la rencontre des populations locales et de leur mode de vie autour de l’eau. Plus de 70 millions de personnes vivent autour du Mékong ! Il y a beaucoup d’eau mais impropre et chargée en déchets. Une pollution très impressionnante d’excréments, sacs poubelle, produits phyto, seringues, animaux morts… qui se termine en Mer de Chine. Une décharge à ciel ouvert sans infrastructure pour collecter. Au fin fond de la campagne on enfouit ou on brûle les déchets, et on jette les cendres dans le fleuve. Et enfin 2018, un Tour de France à la nage pour voir et comprendre la pollution sur nos côtes. J’ai rencontré 23.000 personnes (scolaires, plaisanciers, estivants, habitants…) : certains sont au courant, d’autres pas du tout.</p>
<p><b>Medianawplus. Avez-vous vécu des situations périlleuses ?<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p><b>Rémi Camus. </b>En Australie j’ai eu des moments de stress oui : j’ai dû boire ma pisse pendant quatre jours par manque d’eau au cœur du désert et je me suis fait piquer par une des araignées les plus dangereuses, une <i>red back</i>. Sur le Mékong, j’ai failli être aspiré par les bouches de dérivation d’un barrage hydraulique : je me suis arrêté à 200-300 m de ces bouches et à 30 m d’une chute d’eau… Pour gérer le stress il faut beaucoup d’anticipation, d’observation et d’analyse des situations. Mais il est nécessaire pour avancer et stimuler. Car le combat est de taille ! Depuis 13 ans, je vois une évolution qui ne va pas dans le bon sens avec des dégradations, des conditions de vie et des pollutions en augmentation. Et face à cela, une hypocrisie des grosses sociétés qui pratiquent du greenwashing : on parle de « croissance verte », deux mots antinomiques…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hosni ZAOUALI, le vagabond de la Silicon Valley</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/hosni-zaouali-le-vagabond-de-la-silicon-valley/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 13:02:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[latest]]></category>
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					<description><![CDATA[Propos recueillis par Amina Mehali / Medianawplus « Mon attachement à la Tunisie et à l’Afrique est presque viscéral. Mes parents ayant tout quitté pour faire les petits boulots en France, ça n’a pas été facile pour 5 frères et sœurs vivant dans un quartier type ghetto (…) Moi le vagabond de la Silicon Valley, je gère aujourd’hui une compagnie qui &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Propos recueillis par Amina Mehali / Medianawplus</strong></p>
<p>« Mon attachement à la Tunisie et à l’Afrique est presque viscéral. Mes parents ayant tout quitté pour faire les petits boulots en France, ça n’a pas été facile pour 5 frères et sœurs vivant dans un quartier type ghetto (…) Moi le vagabond de la Silicon Valley, je gère aujourd’hui une compagnie qui crée la Métaverse &#8211; Tech-Adaptika.</p>
<p>Je suis aussi consultant pour Stanford University et différentes organisations sur l&#8217;impact des nouvelles technologies sur le monde du travail et le monde de l&#8217;éducation. » Ce témoignage résume, à lui seul, la tenacité et le caractère combatif au sens noble du terme de Hosni ZAOUALI, un jeune entrepreneur, un « self-made man », qui mise sur les Métaverses pour bouleverser les schémas conventionnels de l’enseignement. Il s‘appuie sur Tech-AdaptiKa, une entreprise qu’il a créée pour mener à bien et concrétiser ses objectifs professionnels dans ce vaste domaine qui échappe à plus d’une personne lambda.<br />
Le parcours atypique de Hosni ZAOUALI force le respect et interpelle sur le génie de cet enfant d’émigré tunisien qui s’est construit tout seul et a cassé le carcan dans lequel il était enchainé.</p>
<p>Certaines personnes issues de l’immigration versent dans l’art et notamment la musique, d’autres dans le sport et en particulier l’athlétisme, le football et la boxe et d’autres encore à l’image de cet enfant prodige, s’orientent vers la « matière grise », la technologie, l’intelligence artificielle. Un choix qui est devenu une vocation, une passion, une profession et un parcours de vie, avant de se métamorphoser en une raison d’être.<br />
Issu d’une famille plus que modeste avec une fratrie de cinq enfants, un père ouvrier dans un chantier, une mère au foyer élevant ses cinq enfants, Hosni ZAOUALI se trouve propulsé à la Silicon Valley, jonglant avec les logarithmes et cohabitant avec le monde du virtuel pour le rendre réel.<br />
Il nous livre dans cet entretien accordé à Medianawplus, un témoignage qui risque de nous faire aimer ce monde de la Métaverse. Les initiés peuvent y trouver leur compte et les profanes ont la possibilité de nourrir leur curiosité.</p>
<p><strong>Medianawplus : Que représentent pour vous les Métaverses et l’intelligence artificielle, et comment les mettez-vous à profit dans le domaine éducatif ?</strong></p>
<p><strong>Hosni Zaouali :</strong> Les métaverses vont complètement bouleverser le monde et l’internet. Nous allons passer d’un internet en 2D, au web 3D en 2 ans. Cette nouvelle économie représente aujourd’hui 8 milliards de dollars et va représenter 30 trillions de dollars d’ici 2031. Il est indispensable que les pays du Maghreb, dont la Tunisie mon pays natal, s’y intéressent et ne ratent pas cette opportunité qui va durer 4 ans.</p>
<p>Le métaverse de Tech-AdaptiKa, l’entreprise que j’ai créée, est la meilleure option aujourd’hui. Elle permet aux utilisateurs d’avoir un avatar, de marcher dans des mondes virtuels, de parler à qui ils veulent, d’acheter, d’étudier, de travailler ensemble, comme dans la vrai vie… et tout cela sans lunettes juste avec un téléphone intelligent ou un ordinateur.<br />
En utilisant notre métaverse, les grands groupes peuvent vendre, marqueter, explorer et gagner un avantage compétitif sur leurs concurrents.<br />
Les universités elles, peuvent multiplier le nombre d’étudiants par 10 et augmenter leurs revenus et leur notoriété vu que les étudiants viennent de partout.</p>
<p><strong>Parlez-nous de votre parcours de la Tunisie à la Silicon Valley en passant par la France ?</strong></p>
<p><strong>H.Z :</strong> Mon attachement à la Tunisie et à l’Afrique de manière générale est presque viscéral. Mes parents avaient tout quitté pour faire les petits boulots en France, ça n’a pas été facile pour cinq frères et sœurs vivant dans un quartier à la limite d’un ghetto. Ça n’a pas dû être facile non plus pour mes parents. Pendant des années, mon père s’est cassé le dos sur les chantiers de construction et ma mère essayait tant bien que mal d’élever cinq enfants dans un environnement hostile et violent. Ayant vécu entre la Tunisie et la France, nous avons tous souffert d’une crise identitaire qui nous suit jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. La France est pour moi comme une mère abusive. Je l’aime, mais elle me le rend souvent mal, trop mal.<br />
A l’adolescence, les violences de rues tournent mal. Un jour, j’ai « expédié » un adolescent du quartier à l&#8217;hôpital. Déféré devant la justice, cette dernière m’a contraint à me rendre au poste de police et au tribunal avec ma mère qui ne comprenait pas le français. Cet épisode m’a vraiment affecté. Voilà pourquoi il représente un tournant décisif dans ma vie.<br />
Après plus d’un an de procès, la juge chargée de l’enquête me donne le choix à faire sur le champ : la prison juvénile ou un programme de sport-étude au lycée du centre-ville. Comprenant qu’il s’agissait d’un moment décisif de ma vie, le choix était vite fait. Envoyé en école sport-étude (ndr : natation et athlétisme), je ne passais presque plus de temps dans mon quartier d’origine. Mes fréquentations changent. Avec huit entraînements par semaine et les compétitions le week-end, j’ai appris à me redécouvrir et à canaliser ma rage dans le sport et les études.<br />
Je finis par obtenir un baccalauréat scientifique (série S) à l&#8217;âge de 17 ans. A la fin de l’année du bac, ma mère tombe gravement malade. Je décide donc de rester à Chalon-sur-Saône pour me rapprocher de ma famille et je m’inscris en IUT de Génie industriel et nucléaire. Deux ans plus tard, la santé de ma mère s’améliorant et mon DUT en poche, je décroche le concours de Sup-de-Co à Toulon. Les 2 premiers élèves de la promotion avaient accès à une bourse d’étude supérieure pour suivre un 3ème cycle en Amérique du Nord. Je redouble d’effort pour obtenir le sésame et atterri en 2008 au Canada et dans la Silicon Valley que je ne quitterais plus&#8230;</p>
<p><strong>Quelle relation entretenez-vous avec votre pays natal ?</strong></p>
<p><strong>H.Z :</strong> J’adorerais avoir des projets dans mon pays, mais aujourd’hui je travaille dans la Silicon Valley et à Toronto. Notre entreprise est valorisée à plusieurs dizaines de millions de dollars, et on me paye pour parler aux quatre coins du monde sur les opportunités qu&#8217;apporte l’IA (Intelligence artificielle) et des Métaverses. Cependant, je n’ai jamais reçu d’invitation de ma Tunisie bien-aimée.s<br />
J’espère que cela va changer, car la Tunisie a besoin de sa diaspora et pas que pour passer des vacances et dépenser leur argent. Cette diaspora tunisienne a voyagé dans le monde entier, elle est bilingue, multiculturelle. Elle peut ouvrir des marchés totalement inaccessibles pour la Tunisie et mettre notre pays sur les rails du progrès, de la prospérité et la science.</p>
<p><strong>Quel est votre objectif le plus cher sur le plan professionnel ?</strong></p>
<p><strong>H.Z :</strong> Je veux révolutionner l&#8217;éducation et le développement professionnel, rendre la vie de millions de personnes un peu plus supportable.<br />
Témoignant d’une demande croissante et voyant la pénétration qu’allait avoir internet, je me suis dit qu’il fallait absolument créer une solution en ligne originale. Pour cela, il m’a fallu creuser au plus profond du côté émotionnel de l’étudiant en ligne et comprendre le travail des enseignants. Toute cette empathie a donné naissance à une nouvelle méthode aujourd’hui reconnue par tous : la métavers éducative.<br />
Tech-AdaptiKa se porte très bien aujourd&#8217;hui. Je passe donc mon temps aux quatre coins du monde pour sensibiliser aux opportunités, mais aussi aux risques des métaverses.</p>
<p><strong>Puisque vous êtes entre la France et les USA, un enfant de l&#8217;émigration en sorte, quel est votre message aux jeunes issus de l&#8217;émigration et qui se cherchent une voie salutaire dans une société qui n&#8217;est pas toujours ouverte à l&#8217;autre différent ?</strong></p>
<p><strong>H.Z :</strong> Nos quatre pays (la France, la Tunisie, l&#8217;Algérie et le Maroc) sont passés à travers beaucoup de changements ces dernières années. Il y a une autre révolution, bien plus importante qui est en train de se dérouler sous nos yeux. Une révolution technologique qui a le pouvoir de placer la Tunisie, l&#8217;Algérie, et le Maroc comme acteurs incontournables du futur ou&#8230;  de nous ramener au moyen âge. C&#8217;est à nous, Marocains, Algériens, Tunisiens, mais aussi Français, d&#8217;amener le Maghreb à prendre le train en marche.<br />
Je sais de quoi je parle, moi le vagabond de la Silicon Valley. Je gère aujourd’hui une compagnie qui crée la Métaverse &#8211; Tech-Adaptika. Je suis aussi consultant pour Stanford University et différentes organisations sur l&#8217;impact des nouvelles technologies sur le monde du travail et le monde de l&#8217;éducation.</p>
<p>Métaverse et Intelligence artificielle.  Ces deux vagues ont le pouvoir de changer la destinée de nos trois pays. Cependant, nous n’avons pas beaucoup de temps. Cinq ans au maximum pour s&#8217;y mettre ou sinon on rate cette opportunité historique. Pour cela, il faut que nos décideurs publics se réveillent. Vous savez à quel point c&#8217;est frustrant pour moi d&#8217;entendre des décideurs publics dire : &#8220;je n&#8217;aime pas le terme intelligence artificielle, je préfère l&#8217;intelligence humaine&#8221;. Ce serait un peu comme dire : je n&#8217;aime pas voyager en avion, je préfère ma marche à pied. J&#8217;ai peur que ce genre de message, ce genre de manque d&#8217;ouverture nous laisse en marge du développement économique des 20 prochaines années.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, il est plus qu&#8217;urgent de nous débrouiller comme on veut pour installer la 5G et capitaliser sur les Métaverses et l&#8217;intelligence artificielle. Si on ne le fait pas, la Tunisie, l&#8217;Algérie, le Maroc et même la France deviendront des colonies digitales des USA et de la Chine.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le docteur en Sciences politiques et enseignant à l’Université Bordeaux II, Salim Chena&#8221;la libération de la parole xénophobe, raciste et anti-islam charge, de légitimité les personnes acquises à ces idées&#8221;</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/le-docteur-en-sciences-politiques-et-enseignant-a-luniversite-bordeaux-ii-salim-chenala-liberation-de-la-parole-xenophobe-raciste-et-anti-islam-charge-de-legitimite-les-personnes-acquise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jan 2022 17:33:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[latest]]></category>
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					<description><![CDATA[Propos recueillis par Amira Mahfoudi/ Medianawplus   À l&#8217;approche de l&#8217;élection présidentielle de 2022 en France, l’espace politico-médiatique se trouve submergé par la question de l’immigration. des positions partagées, des chiffres livrés à des interprétations multiples, les candidats s’ emparent du sujet. Dans une interview accordée à Medianawplus, Salim Chena, chercheur en sciences politiques, a précisé que la question de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Propos recueillis par Amira Mahfoudi/ Medianawplus<br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>À l&#8217;approche de l&#8217;élection présidentielle de 2022 en France, l’espace politico-médiatique se trouve submergé par la question de l’immigration. des positions partagées, des chiffres livrés à des interprétations multiples, les candidats s’ emparent du sujet.</p>
<p>Dans une interview accordée à Medianawplus, Salim Chena, chercheur en sciences politiques, a précisé que la question de l&#8217;immigration  n&#8217;est qu&#8217;une &#8220;réhabilitation de l&#8217;extrême droite&#8221; qui avait été  discréditée et exclue du politique après &#8220;le régime de Vichy&#8221;, celui de l&#8217;État français, mis en place par Pétain.</p>
<p>Pour le chercheur Salim Chena , tout est mélangé, rien n’est défini correctement, concernant la question de l&#8217;immigration.</p>
<p><strong>Medianawplus : Pourquoi le sujet de l’immigration est-il aussi présent dans l’espace politico-médiatique ?</strong><br />
<strong>Salim Chena :</strong> Aujourd&#8217;hui, cette thématique est effectivement au centre du débat public, notamment au moment des élections. C&#8217;est avant tout le fruit de stratégies politiques développées par des acteurs pour imprimer leur marque dans l&#8217;espace public, avec le concours des médias qui recherchent, pour des profits, la petite phrase, le clash et le buzz. En France, l&#8217;arrivée de Jean-Marie Le Pen dans les médias audiovisuels et les grand-messes des émissions politiques, à partir de 1984, a entamé la banalisation des idées d&#8217;une extrême-droite qui était jusque-là groupusculaire et marginalisée.<br />
<strong>Medianawplus : certaines populations immigrées sont plus ciblées que d’autres,  cela pourrait-il produire une incidence sur elles?</strong><br />
<strong>S.C</strong> : C&#8217;est difficile à évaluer, et c&#8217;est impossible de prédire quoi que ce soit. Une chose est sûre, c&#8217;est que la libération de la parole xénophobe, raciste et anti-islam charge, comme on dit en sciences sociales, de légitimité les personnes acquises à ces idées. Elles peuvent alors se sentir en droit d&#8217;aller de plus en plus loin, pourquoi pas jusqu&#8217;à la violence : regardez ces vidéos où ils tirent, à armes réelles, sur les cibles de leurs discours. Investies de sens positifs, ces idées &#8211; fondées sur le rejet, le mépris voire la haine &#8211; sont rendues acceptables, banales.  le principal argument  utilisé est de  dire, que l&#8217;on exprime tout haut, ce que tout le monde pense tout bas.<br />
Cependant, les violences anti-immigrés, verbales ou physiques, existent depuis longtemps ; elles visaient à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle les immigrés italiens, espagnols ou polonais. Elles prennent simplement une tournure plus culturaliste avec l&#8217;immigration issue des anciennes colonies. Gérard Noiriel rappelle qu&#8217;un quart des habitants de la France ont un parent ou un grand-parent étranger, d&#8217;Europe ou d&#8217;ailleurs, mais que ce statut de principal pays d&#8217;immigration en Europe &#8211; qui fait la richesse culturelle, intellectuelle et économique de la France, et qui devrait être une fierté selon moi &#8211; n&#8217;a jamais été assumé.<br />
<strong>Medianawplus :</strong> <strong>Le sujet de l’immigration est très souvent lié au sécuritaire, pourquoi ce lien se fait-il de manière systématique?</strong><br />
<strong>S.C :</strong> C&#8217;est l&#8217;un des résultats du grand retournement. C&#8217;est le fruit d&#8217;un travail idéologique de fond mené par des courants de la droite et de l&#8217;extrême droite. Ceux-ci ont lu les auteurs, très à gauche, ayant établi le lien entre culture et politique, ou entre savoir et pouvoir. Ils les ont simplement mis au service de leur agenda, qui est la réhabilitation de l&#8217;extrême droite qui avait été logiquement discréditée et exclue du politique après le régime de Vichy, celui de l&#8217;État français, mis en place par Pétain. S&#8217;il est vrai que la création du Front national, au début des années 1970, marque ce retour sur la scène politique légitime &#8211; et il importe de regarder qui était parmi les fondateurs de ce parti, c&#8217;est-à-dire un grand nombre d&#8217;anciens collaborateurs de l&#8217;occupant nazi -, cela a commencé avant et s&#8217;est poursuivi après.<br />
<strong>Medianawplus : Une hostilité qui renforce la théorie du « grand remplacement », pensez-vous que le débat sur l’immigration prend une mauvaise tournure ?</strong><br />
<strong>S.C :</strong> Il n&#8217;est pas interdit, en démocratie, de débattre et d&#8217;échanger des idées, dans les limites de la loi. Il n&#8217;y a pas un modèle unique de politique migratoire, et celle-ci peut être discutée par les citoyens et les parlementaires. Il y a des politiques migratoires clairement utilitaristes et qui l&#8217;assument, comme en Amérique du Nord, et d&#8217;autres qui sont clairement pour une &#8220;immigration choisie&#8221; au sens fort du terme, comme la &#8220;politique de l&#8217;Australie blanche&#8221; jusqu&#8217;au milieu des années 1970. Le problème actuellement, bien illustré par le succès &#8211; y compris chez Les Républicains &#8211; de la théorie fumeuse du grand remplacement, est que le débat est complètement faussé. Tout est mélangé, rien n&#8217;est défini correctement, on enfile les approximations, voire les mensonges, comme des perles, les journalistes ne remettent pas en question ce qu&#8217;affirment les candidats et acquiescent plus ou moins benoîtement. C&#8217;est le degré zéro de la réflexion sur ces sujets qui, parce qu&#8217;ils sont très complexes, touchent tous les domaines de la vie et portent des enjeux éthiques considérables, mériteraient bien mieux. On retombe ici sur une vieille critique des médias par les bourdieusiens, qui expliquent que structurellement les médias, surtout la télévision, empêchent l&#8217;expression d&#8217;idées et de réflexions approfondies.</p>
<p><strong>Qui est Salim Chena?</strong></p>
<p>Salim Chena, docteur en Sciences politiques et enseignant à Bordeaux. Il est membre fondateur de la revue en Ligne Dynamiques internationales et chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde (CNRS/Sciences Po Bordeaux). Ses productions scientifiques portent essentiellement sur l’étude des migrations et l’asile au Maghreb, la politique internationale dans l’aire maghrébo-sahélienne et la philosophie sociale.</p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tramor Quemeneur, historien de la Guerre d’Algérie« ce sont les archives civiles et judiciaires qui sont consultables,et non militaires »</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/tramor-quemeneur-historien-de-la-guerre-dalgerie-ce-sont-les-archives-civiles-et-judiciaires-qui-sont-consultableset-non-militaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Dec 2021 20:06:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[latest]]></category>
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					<description><![CDATA[Propos recueillis par Amira Mahfoudi/ Medianawplus &#160; Le texte officialisant l’ouverture des archives françaises relatives aux affaires judiciaires et aux enquêtes de police durant la guerre d’Algérie entre 1954 et 1966 a été publié le 23 décembre 2021 au Journal officiel. Cette décision avait été annoncée par Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, début décembre. « J’ouvre avec 15 &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Propos recueillis par Amira Mahfoudi/ Medianawplus</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le texte officialisant l’ouverture des archives françaises relatives aux affaires judiciaires et aux enquêtes de police durant la guerre d’Algérie entre 1954 et 1966 a été publié le 23 décembre 2021 au Journal officiel. Cette décision avait été annoncée par Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, début décembre.</p>
<p>« J’ouvre avec 15 ans d’avance les archives sur les enquêtes judiciaires de gendarmerie et de police qui ont un rapport avec la guerre d’Algérie », a ainsi annoncé Roselyne Bachelot.</p>
<p>L’accès, sans dérogation et pour tous, aux archives civiles et judiciaires des affaires produites pendant la guerre d’Algérie. Cet arrêté s’inscrit dans la politique de réconciliation mémorielle initiée par le Président de la République.</p>
<p>Par ailleurs, en mars, Emmanuel Macron avait déjà décidé de « faciliter l’accès aux archives classifiées de plus de cinquante ans», couvrant la période de la guerre.</p>
<p>Tramor Quemeneur, historien de la Guerre d’Algérie et enseignant-chercheur à l’Université Paris 8, nous a apporté un éclairage sur cette initiative dans une interview accordée à Medianawplus.</p>
<p><strong>Rédaction: L&#8217;ouverture des archives judiciaires de la police et de la gendarmerie pendant la guerre d&#8217;Algérie, Pourriez-vous nous apporter plus de précision sur les archives dont il est question ?</strong></p>
<p><strong>Tramor Quemeneur: </strong> Il s’agit des archives produites par les enquêtes de police dans le cadre des instructions judiciaires au niveau des procès. Suite à cette ouverture, les procès verbaux, les interrogatoires ainsi que les procédures judiciaires engagées à l’encontre des mouvements indépendantistes comme FLN et le Mouvement national algérien (MNA) seront consultables. De l’autre côté, tous les réseaux et personnes favorables à l’Algérie française, l’OAS et ses agissement seront également mises au jour. Ceci dit, ces archives concernent beaucoup plus la France métropolitaine que l’Algérie. Ce sont les archives civiles et judiciaires, non militaires.</p>
<p><strong>R: </strong> <strong>Dans quelle mesure ces archives apporteront un éclairage sur les exactions, tortures et disparitions pendant cette période de guerre ?</strong></p>
<p><strong>T.Q : </strong>Il faut savoir que dans les procès, nous n’avons pas d’indication si la personne interrogée ou poursuivie en justice a été forcément torturée. En tant qu’historien j’ai déjà consulté ce genre de document sous dérogation, si je savais que la personne a été réellement torturée par un autre moyen, le procès-verbal ne le signale aucunement. C’est à nous historiens de faire le travail d’interprétation. Les archives en tant que telles ne disent pas toutes la vérité. Ce sont des éléments qui peuvent servir pour mieux connaître les événements.</p>
<p><strong>R: </strong> <strong>En quoi cette ouverture apporte plus de renseignements sur les massacres des manifestants algériens du 17 octobre 1961 à Paris ?</strong></p>
<p><strong>T.Q: </strong> Nous n’aurons pas plus de détails sur ces massacres. Or cela peut conduire à ouvrir et faciliter le travail des historiens. Toutes ces archives étaient consultables sous dérogation. Même si c’est sur de longs délais, en tant qu&#8217;historien, nous avions la possibilité ,par une demande écrite, d’obtenir une autorisation pour les feuilleter. L’hypothèse du refus n’était pas à écarter. Cela pour dire qu’il n y aura pas d’archives inédites. C’est un droit démocratique d’aller voir les archives. Citoyennes et citoyens auront ce droit. À partir du moment où il y a des éléments et documents qui sont ouverts, cela permet d’avoir un accès à une certaine vérité.</p>
<p><strong>R:  Comment cet arrêté apporte une pierre au chantier mémoriel entamé entre la France et l’Algérie ?</strong></p>
<p><strong>T.Q:</strong>  Cette décision permettrait justement de poursuivre le travail sur le dossier mémoriel et de mieux connaître cette période. Nous avons encore beaucoup de chantiers à mener. Les procédures de dérogations étaient longues et laborieuses, ce qui bloquait le travail des historiens. Non seulement explorer de nouveaux pans de cette histoire mais encore motiver les étudiants à lancer des recherches.</p>
<p><strong>R: </strong> <strong>Les autorités algériennes n’ont pas réagi suite à cette décision. Celles-ci attendent une récupération des archives au lieu d’une ouverture. La récupération serait-elle envisageable ?</strong></p>
<p><strong>T.Q:</strong>  Ce n’est pas possible que l’Algérie puisse récupérer toutes les archives. Ce sont les archives qui se rapportent à l’Algérie et aux Algériens qui peuvent être récupérables par les autorités algériennes. Ceci n’est pas envisageable sur les archives produites par les institutions françaises et qui sont du ressort de celles-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le chef du parti Jil Jadid Soufiane Djilali &#8220;Des législatives anticipées pourraient avoir lieu, au plus tard, en juin 2021&#8221;</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/le-chef-du-parti-jil-jadid-soufiane-djilali-des-legislatives-anticipees-pourraient-avoir-lieu-au-plus-tard-en-juin-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 12:24:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[lastes]]></category>
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					<description><![CDATA[Propos recueillis par Nawel Thabet / Medianawplus &#160; Pour le chef du parti de l&#8217;opposition Jil Jadid Soufiane Djilali,  l&#8217;épisode de la maladie du président de la République Abdelmadjid Tebboune, est clos.Et place maintenant aux réformes annoncées, afin d&#8217;établir une vraie démocratie comme en rêvent les algériens. Il pense, dans une interview accordée à Medianawplus,  que les élections législatives anticipées &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Propos recueillis par Nawel Thabet / Medianawplus</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour le chef du parti de l&#8217;opposition Jil Jadid Soufiane Djilali,  l&#8217;épisode de la maladie du président de la République Abdelmadjid Tebboune, est clos.Et place maintenant aux réformes annoncées, afin d&#8217;établir une vraie démocratie comme en rêvent les algériens.</p>
<p>Il pense, dans une interview accordée à Medianawplus,  que les élections législatives anticipées pourraient, se tenir, au plus tard, en juin 2021.</p>
<p>Par ailleurs, le chef du parti Jil Jdid, espère à la veille du deuxième anniversaire du Hirak, que ce dernier s&#8217;investisse dans la vie politique et publique.</p>
<p><strong>Le président Abdelmadjid Tebboune a lancé , samedi 13 février juste ,après son retour d&#8217;Allemagne, des discutions avec les chefs de partis politiques de l&#8217;opposition du pays. C</strong><strong>omment traduisez-vous cette démarche ,en tant que président du parti Jil Jadid?</strong></p>
<p>Aussitôt rentré, le président de la République s’est engagé dans une activité soutenue, ce qui signifie que l’épisode de la maladie pour laquelle il a été absent du pays est désormais fermé.<br />
Par ailleurs, le fait que le président commence par des rencontres avec les responsables des principaux partis politiques de l’opposition,  signifie clairement qu’il veut conforter le dialogue comme un outil de travail. Il écoute la classe politique et s’est ouvert à l’opposition.<br />
Enfin, j’ai compris, qu’il entend poursuivre les réformes annoncées, et commencer, par construire les nouvelles institutions que tout le monde souhaite ,démocratiques et légitimes.</p>
<p><strong>Quels sont les principaux points évoqués pendant ces discutions?</strong></p>
<p>Le premier point concernait le projet de révision de la loi électorale. Nous avons eu un échange et il a pris note. Il n’avait pas encore pris la décision finale sur certains points, dont la question des 4 % que nous avons soulevé, et qui, de notre point de vue, ne permet pas de construire une nouvelle Algérie, en faisant ainsi référence à des résultats d’élections organisées sous l’ancien régime et qui, de notoriété publique, avaient été trafiquées.<br />
Naturellement, ces discussions autour de la loi électorale ont pour objectif l’organisation d’élections législatives anticipées qui pourraient avoir lieu, au plus tard, en juin 2021. Le calendrier n’est pas encore fixé, le président ne m’en a pas fait part, mais j’ai compris que ca sera  assez rapide. Des élections locales anticipées sont également prévues avant la fin de 2021.<br />
Nous avons également réaffirmé notre position appelant à des mesures d’apaisement. Enfin, et dans cette discussion assez longue que nous avons eue, je me suis permis de dire au président mon sentiment sur ce qui se passait dans la réalité, les difficultés que rencontraient les citoyens, les problèmes de justice et de bureaucratie, la corruption, le fonctionnement de l’économie algérienne, la dévaluation du dinar…</p>
<p><strong>Pensez-vous que le président Tebboune détient une nouvelle stratégie pour construire ce qu&#8217;il appelle &#8221; La nouvelle Algérie&#8221; ?</strong></p>
<p>Le président de la République décline la feuille de route qu’il a publiquement annoncé dès sa prise de fonction et dont il m’avait parlé lors de notre 1er entretien en janvier 2020.<br />
Au nombre des réformes sur lesquelles il s’est engagé, il avait dit qu’il souhaitait renouveler les assemblées élues pour leur donner légitimité et représentativité après avoir fait adopter par les Algériens une nouvelle Constitution qui consacre plus de libertés, réponde aux revendications du Hirak et permet d’engager le pays sur la voie de la construction de l’État de droit. C’est cette démarche que nous avons soutenue en ayant choisi de répondre favorablement a  l’offre de dialogue proposé.<br />
Malheureusement, ces réformes urgentes ont connu un retard dû à la pandémie et à la maladie du président, même si la révision de la Constitution a pu être menée à son terme.<br />
Maintenant que l’épisode de santé est clos, le président reprend le cours des réformes annoncées.</p>
<p><strong>Pensez- vous que le président Tebboune va annoncer des mesures fortes pour aller plus loin et créer la fracture avec l&#8217;ancien régime Bouteflika afin d&#8217;apaiser la scène politique en Algérie, ou, c&#8217;est juste des manipulations politiques, à la veille du second anniversaire du Hirak?</strong></p>
<p>Il me semble que le président Tebboune a tiré les enseignements du Hirak et il réitère à chaque occasion sa volonté d’aller le plus loin possible dans la concrétisation des revendications du Hirak pour l’établissement d’un Etat de droit. Petit à petit, les fondamentaux commencent à se dessiner, en particulier après l’adoption de la nouvelle constitution en novembre dernier.<br />
A Jil Jadid, nous avons toujours dit que si, sur la base de cette profession de foi, nous avons accepté le dialogue destiné à concrétiser les revendications du Hirak, nous avons toujours dit aussi que nous jugerons sur pièce chaque pas et chaque acte. En disant cela, nous ne restons pas inactifs. Nous agissons pour que le pouvoir s’ouvre à la société politique et accède à ses demandes légitimes ,dont ,l’ouverture du champs politique et médiatique. La responsabilité d’une classe politique sérieuse et engagée en faveur du changement réel,est de s’impliquer effectivement et de ne pas être dans une posture attentiste qui laisse le champ libre aux apprentis sorciers et aux nihilistes de tous bords, sans parler des partis de l’ancien régime. C’est la raison pour laquelle nous ne cessons de répéter que le Hirak doit s’orienter vers l’investissement de la vie politique et publique.</p>
<p>Quant aux grandes réformes, elles démarreront après l’élection du nouveau parlement élu dans la transparence, et avec un gouvernement légitime, même si cela n’empêche pas qu’entre-temps, il y ait tout le travail de préparation en amont.</p>
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		<title>Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz &#8220;la  charte des principes est un texte historique&#8221;</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/le-recteur-de-la-grande-mosquee-de-paris-chems-eddine-hafiz-la-charte-des-principes-est-un-texte-historique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 16:28:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[#charte des principes]]></category>
		<category><![CDATA[#Chems-eddine Hafiz]]></category>
		<category><![CDATA[#Élysée]]></category>
		<category><![CDATA[#Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[le statut d'imam]]></category>
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					<description><![CDATA[Avocat franco-algérien, Chems-Eddine Mohamed Hafiz est le recteur de la Grande Mosquée de Paris, depuis le 11 janvier 2020 et membre de la Commission nationale consultative des droits de l&#8217;homme (CNCDH). Il s&#8217;est félicité lundi 18 janvier 2021 de la présentation du texte de&#8221;la charte des principes &#8221; au président de la République, Emmanuel Macron, après de longues semaines de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avocat franco-algérien, Chems-Eddine Mohamed Hafiz est le recteur de la Grande Mosquée de Paris, depuis le 11 janvier 2020 et membre de la Commission nationale consultative des droits de l&#8217;homme (CNCDH).<br />
Il s&#8217;est félicité lundi 18 janvier 2021 de la présentation du texte de&#8221;la charte des principes &#8221; au président de la République, Emmanuel Macron, après de longues semaines de négociations et de débat très houleux.</strong></p>
<p><strong>Dans un entretien accordé a Medianawplus, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Edinne Hafiz, qualifie le texte d&#8217;historique, jamais une organisation musulmane n&#8217;a pu en rédiger, selon ses propos.</strong></p>
<p><strong>Il a précisé que le président de la République a été extrêmement satisfait de ce projet de charte qui marque une étape importante. En ajoutant, que le chef de l&#8217;État a confirmé que,&#8221;tous ceux qui ne signeront pas cette charte, ne pourrons plus être dans le sens représentatif de l&#8217;islam&#8221;. Entretien.</strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par Nawel Thabet / Medianawplus</strong><br />
<strong><br />
Medianawplus</strong> : &#8221; La charte des principes&#8221;, c&#8217;est au sujet de cette charte des principes de l&#8217;islam que le président de la République Emmanuel Macron vous a reçu lundi 18 janvier, quels étaient les différents points que vous avez évoqués ensemble ?<br />
<strong><br />
Chems-Eddine Hafiz</strong>: le projet de charte, contient trois points importants : le premier concerne la définition de l&#8217;islam politique, parce que nous voulons qu&#8217;à travers cette charte, on puisse dire : C&#8217;est quoi l&#8217;islam politique ?</p>
<p>Jusqu&#8217;à présent, c&#8217;est un concept qui est extrêmement vague. On sait que ce sont des islamistes. Mais là, on a tenu à préciser, de qui s&#8217;agit-il exactement ? Et, c&#8217;est toutes les formes d&#8217;instrumentalisation de la religion à des fins politiques qui ont été dénoncées</p>
<p>Le deuxième point, c&#8217;est la non-ingérence de l&#8217;étranger sur l&#8217;organisation du culte musulman.</p>
<p>Il y a de nombreux pays : le réseau du wahabisme, le Qatar… Qui veulent absolument s&#8217;imposer en France en donnant par exemple de l&#8217;argent pour la construction des mosquées. Et ça nous devons absolument le rejeter. Il faut un contrôle strict de l&#8217;argent qui vient de l&#8217;étranger.</p>
<p>Le troisième point, ce sont tous les concepts islamistes tels que&#8221;l&#8217;alliance et le désaveu&#8221;, &#8220;al -wala wa -l bara&#8221;, &#8221; takfir wa-l hijra&#8221;,&#8221; al rida&#8221; l&#8217;Apostasie, qui doit être pris en compte dans le texte, afin que nous puissions mettre au point le contexte dans lequel doit s&#8217;inscrire l&#8217;islam que nous voulons ici en France et, quelle est la marche de la pratique de la religion de l&#8217;islam ici en France.</p>
<p>Et enfin, le dernier point, c&#8217;est la sanction. C&#8217;est-à-dire que toutes les fédérations signataires de cette charte se verront exclues de toutes les institutions représentatives de l&#8217;islam en France si elles venaient à ne pas respecter les principes de cette charte.</p>
<p>À ce titre-là le président de la République, a été extrêmement satisfait de ce projet de charte qui marque une étape importante, . Surtout que nous sommes à la veille de la présentation du projet de loi de renforcement des principes Républicains à l&#8217;Assemblée nationale. Donc là au moins les choses sont claires</p>
<p>Le président de la République a dit que tous ceux qui ne signeront pas cette charte, ne pourrons plus être dans le sens représentatif de l&#8217;islam.</p>
<p>Voilà les grands points que nous avons abordés avec le président de la République.<br />
<strong><br />
Medianawplus</strong> : Vous avez claqué la porte des discussions sur la charte et le futur du conseil national des imams CNI, en pointant le doigt sur l&#8217;influence d&#8217;une &#8220;composante islamiste&#8221; au sein du conseil français du culte musulman CFCM, qu&#8217;est-ce qui vous a fait changer d&#8217;avis puisque vous avez de nouveau participé aux négociations ?<br />
<strong><br />
Chems-Eddine Hafiz</strong>: Je suis sorti, parce que des méthodes indignes ont été utilisées pour faire capoter ce projet. Bien évidemment, la Grande Mosquée de Paris est une instance incontournable de l&#8217;islam ici en France et je ne pouvais pas me retirer simplement.</p>
<p>J&#8217;ai donc œuvré pour que ce projet de charte soit corrigé, en incluant les éléments que j&#8217;ai évoqués plus haut et, qui ont été proposés par la Grande Mosquée de Paris.</p>
<p>Et lors de notre rencontre avec le ministre de l&#8217;Intérieur samedi 16 janvier, avec le président du CFCM Moussaoui et Ibrahim Alci qui représente la partie turque, on a validé ensemble ce texte.</p>
<p>C&#8217;est à ce titre-là que j&#8217;ai revu ma position, parce qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas à me retirer à titre personnel, mais l&#8217;enjeu était l&#8217;intérêt de l&#8217;islam et de la Grande Mosquée de Paris.<br />
<strong><br />
Medianawplus </strong>: Est-ce que vous avez un réel espoir que ce projet aboutisse ?<br />
<strong><br />
Chems-Eddine Hafiz</strong> : Écoutez, il faut dire que la charte que nous avons signée lundi 18 janvier est un texte historique. Jamais une organisation musulmane n&#8217;a pu en rédiger, et n&#8217;a pu aller aussi loin dans la description de ce qui est la pratique religieuse.</p>
<p>Et à ce titre-là, aujourd&#8217;hui en France, dans ce pays laïque, les pouvoirs publics vont enfin savoir quels sont la bonne et la mauvaise pratique de l&#8217;islam. Parce qu&#8217;il y a la mauvaise pratique qu&#8217;on appelle islamiste.</p>
<p>Il y a aujourd&#8217;hui des musulmans qui veulent vivre paisiblement en France et, qui ne doivent pas être les otages d&#8217;organisations islamistes, qui sont là simplement pour faire en sorte, d&#8217;éloigner la communauté musulmane de la communauté nationale. Et ça, c&#8217;est insupportable.</p>
<p>Actuellement, je pense qu&#8217;on a vraiment fait œuvre utile parce qu&#8217;il y a de la pédagogie.</p>
<p>Maintenant, les gens vont lire le texte, qui va prendre de l&#8217;ampleur, l&#8217;étudier et j&#8217;espère l&#8217;adopter et je viellerai à ce qu&#8217;il soit exécuté de manière normale et que les choses s&#8217;établissent.</p>
<p>Nous avons un Conseil national des imams qui va être mise en place. Il faudra que les principes énoncés dans cette charte soient respectés et, que le conseil national des imams fasse son travail afin d&#8217;intégrer les nouveaux imams.<br />
<strong><br />
Medianawplus</strong> : Selon vous, quels sont les éléments qui ralentissent ou qui bloquent l&#8217;avancée de ce projet et que réclament certains imams ou que contestent-t-ils?</p>
<p><strong>Chems-Eddine Hafiz </strong>: Le statut du conseil national des imams est prêt : le règlement intérieur, la qualification des imams. Avec la création de trois chefs d&#8217;appellations : Imam débutant, prédicateur et conférencier. Tous les documents sont prêts. Mais, il fallait absolument abord signer cette charte.</p>
<p>Nous n&#8217;allions pas agréer des imams, pour officier ici en France, alors que nous ne savions pas à quelle fédération ils allaient être affiliés ? Donc, nous avons tenu à ce qu&#8217;il y soit ce filtre de la charte des imams, qui permettra aussi, aux associations qui ont signé cette charte, de participer au conseil national des imams. Et là aussi ça va aller vite.</p>
<p>Je pense que le conseil national des imams est une nécessité parce qu&#8217;il est important d&#8217;avoir aujourd&#8217;hui un organe qui va agréer les imams. Il va s&#8217;assurer de leurs formations, de leurs statuts, pour qu&#8217;ils puissent avoir une vraie carrière.</p>
<p>Il va falloir rassurer toutes les personnes qui se destinent à la carrière d&#8217;imam, sur leurs status, leurs rémunérations et le déroulement de leurs carrières.</p>
<p>Ce seront des professionnels, des ministres du culte, et, non, pas des imams accessoires, comme c&#8217;est parfois le cas aujourd&#8217;hui.<br />
<strong><br />
Medianawplus </strong>: Que faut-il faire avec les imams qui sont contre ?<br />
<strong><br />
Chems-Eddine Hafiz </strong>: l&#8217;imam doit également voir, où sont ses intérêts. Le fait qu&#8217;il soit agrée par le Conseil national des imams (CNI), va lui donner un certain nombre d&#8217;avantages. Il va bénéficier d&#8217;une formation gratuite, d&#8217;un certain nombre de dispositions, parmi lesquelles, sa relation avec les pouvoirs publics. C&#8217;est à nous de le convaincre, de le persuader, du bien fondé de notre action.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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