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	<title>agressions sexuelles &#8211; medianawplus.fr</title>
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		<title>Violences faites aux femmes et aux enfants : à Blois, la colère monte contre les violences dans le secteur de la santé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 19:21:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce lundi 7 septembre devant le siège du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Loir-et-Cher, à Blois, à l’appel de la Coordination féministe 41 et de la CGT Santé Action Sociale. Associations et organisations syndicales dénoncent la persistance des violences sexistes et sexuelles dans les secteurs de la santé, du social et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce lundi 7 septembre devant le siège du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Loir-et-Cher, à Blois, à l’appel de la Coordination féministe 41 et de la CGT Santé Action Sociale. Associations et organisations syndicales dénoncent la persistance des violences sexistes et sexuelles dans les secteurs de la santé, du social et du médico-social, et demandent que les engagements annoncés au niveau national se traduisent concrètement dans le département.</strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus </strong></p>
<p>À Blois, un rassemblement pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Ils étaient une cinquantaine, ce lundi soir, devant le siège de l’Ordre des médecins de Loir-et-Cher à Blois. Le rassemblement s’inscrivait dans la continuité de la mobilisation contre les violences faites aux femmes et aux enfants.<br />
La manifestation était organisée notamment par le Planning familial 41, le Collectif droits des femmes 41, Nous Toutes 41, ainsi que les organisations syndicales CGT 41, FSU 41, Solidaires et la CGT Santé Action Sociale.<br />
Plusieurs drapeaux et slogans étaient visibles durant le rassemblement. Des drapeaux de La France insoumise (LFI) étaient également présents, bien que le mouvement politique ne figure pas parmi les organisateurs annoncés de la manifestation.</p>
<p><strong>« Les violences sexistes et sexuelles n’ont pas leur place dans les établissements de santé »</strong></p>
<p>Plusieurs prises de parole se sont succédé devant l’Ordre des médecins. Pour Marie-Anne Clément, du Collectif droits des femmes 41, les violences sexistes et sexuelles ne peuvent être considérées comme des faits isolés.<br />
« Parce que les violences sexistes et sexuelles n&#8217;ont pas leur place dans les établissements de santé, du médico-social ou de l&#8217;action sociale. Parce que les victimes ne peuvent plus attendre. Parce qu&#8217;il est temps que les engagements se traduisent enfin par des actes. »<br />
Selon elle, ces violences « traversent l&#8217;ensemble des secteurs de la santé, du social et du médico-social » et concernent aussi bien les professionnels que les patients, les usagers et les personnes accompagnées.<br />
<strong>Des chiffres jugés « sans appel » par la CGT Santé Action Sociale</strong><br />
Myriam Thevenot, de la CGT Santé Action Sociale, a rappelé les chiffres publiés en 2024 par les ordres professionnels.<br />
Selon les données citées lors du rassemblement, 54 % des femmes médecins déclarent avoir été victimes de violences sexistes et sexuelles au cours de leurs études ou de leur carrière. Chez les infirmières et infirmiers, cette proportion atteint 49 %, et 53 % chez les femmes.<br />
Derrière ces chiffres, la syndicaliste évoque des réalités allant des propos sexistes et humiliations au harcèlement, aux agressions sexuelles et parfois aux viols.<br />
Pour la CGT, ces violences ont des conséquences importantes sur les parcours professionnels, la santé des victimes, les équipes et la qualité des soins.</p>
<figure id="attachment_69419" aria-describedby="caption-attachment-69419" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-69419" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/09/Violences-sexistes-sexuelles-rassemblement-ordre-des-medecins-Loir-et-Cher-41-Blois-CGT41-Planning-Familial-41-colletif-Droits-des-femmes-41-Medianawplus-Nawel-Thabet--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69419" class="wp-caption-text"><em>Plusieurs représentantes des associations et organisations syndicales ont pris la parole pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans les secteurs de la santé, du social et du médico-social et réclamer des mesures concrètes pour protéger les victimes. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p><strong>Blois et Vendôme : des affaires locales citées comme exemples</strong><br />
La mobilisation prend également appui sur plusieurs affaires révélées dans les centres hospitaliers de Blois et de Vendôme.<br />
Myriam Thevenot a notamment évoqué le cas d’un médecin condamné en 2026 à Blois pour des agressions sexuelles commises sur des patientes en 2020. Elle souligne que celui-ci avait continué à exercer pendant plusieurs années.<br />
À Vendôme, plusieurs professionnelles ont également dénoncé des faits d’agressions sexuelles, de harcèlement sexuel et d’intimidation. Deux médecins ont finalement été révoqués au terme d’une longue procédure disciplinaire.<br />
Pour les organisations mobilisées, ces affaires montrent que les violences sexistes et sexuelles ne constituent pas une problématique abstraite mais concernent directement le territoire du Loir-et-Cher.<br />
<strong>« Dix-huit mois entre les annonces et leur concrétisation »</strong><br />
La CGT Santé Action Sociale rappelle que le Conseil national de l’Ordre des médecins avait annoncé dès novembre 2024 une politique de « tolérance zéro ».<br />
En janvier 2025, le gouvernement avait présenté un plan national de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le système de santé. Mais la charte commune des ordres professionnels n&#8217;a finalement été signée que le 2 juillet 2026.<br />
Pour Myriam Thevenot, ce délai illustre le décalage entre les annonces et leur concrétisation : « Dix-huit mois entre les annonces et leur concrétisation. Dix-huit mois pendant lesquels les victimes, elles, ont continué d&#8217;attendre. »<br />
<strong>La CGT réclame une « loi intégrale »</strong><br />
Christine Bariaud, pour le secrétariat de l’Union départementale CGT 41, estime que ces affaires posent la question de la responsabilité des institutions.<br />
« Lorsque les institutions tardent à agir, ce sont toujours les victimes qui en paient le prix. »<br />
Les organisations demandent notamment une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, accompagnée de moyens financiers et de mesures portant sur la prévention, l’éducation, la protection des victimes, la justice et leur prise en charge.<br />
Elles réclament notamment un investissement annuel de 3 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles, dont 344 millions d’euros consacrés aux violences sexuelles.<br />
<strong>Le Planning familial appelle les établissements de santé à être exemplaires</strong><br />
Pour Marie Fournet, du Planning familial 41, les établissements de santé et de l’action sociale devraient être en première ligne dans la lutte contre ces violences.<br />
Elle rappelle que les violences sexistes et sexuelles constituent une atteinte aux droits fondamentaux, à la santé au travail et au service public.<br />
Selon elle, ces établissements doivent être « exemplaires » dans la prévention, la protection et l’accompagnement des victimes.<br />
<strong>« Prévenir, protéger, enquêter, sanctionner »</strong><br />
Du côté de la FSU41, Aline Pasnon estime également que les engagements pris au niveau national doivent désormais produire des effets concrets en Loir-et-Cher.<br />
Elle appelle les institutions concernées à assumer leurs responsabilités : employeurs, établissements de santé, ordres professionnels, agences régionales de santé et pouvoirs publics.<br />
Pour les organisations présentes à Blois, la réponse doit passer par quatre axes : prévenir, protéger, enquêter et sanctionner.<br />
<strong>Une proposition de loi examinée à l’Assemblée nationale à partir d’octobre</strong><br />
Le débat doit désormais se poursuivre au niveau national. Selon les débutés porteurs du projet, le texte d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, déposé début août, a recueilli 232 signatures de députés issus de huit groupes parlementaires.<br />
Le texte comporte 69 articles, consacrés notamment à la prévention et à la détection des violences, à l’accompagnement des victimes, aux sanctions et à leur réparation.<br />
Il s’inspire de 130 propositions portées par une coalition d’associations, qui réclame notamment un budget de 3 milliards d’euros par an.<br />
La proposition doit être examinée en séance publique à l’Assemblée nationale à partir d’octobre prochain. Les associations et syndicats mobilisés à Blois entendent poursuivre la pression afin que les annonces nationales se traduisent par des mesures concrètes sur le terrain.</p>
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