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	<title>cérémonie commémorative &#8211; medianawplus.fr</title>
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		<title>82 ans de la Libération de Blois : la mémoire de Valin-de-la-Vaissière et de René Ringuedé honorée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel Thabet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 19:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Val de Loire]]></category>
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					<description><![CDATA[La Ville de Blois a commémoré ce dimanche 30 août 2026 le 82ᵉ anniversaire de sa Libération. Une double cérémonie s’est tenue au square Valin-de-la-Vaissière puis aux jardins de l’Évêché, en présence du préfet de Loir-et-Cher Joseph Zimet, du maire de Blois Marc Gricourt et des familles de résistants. Par Nawel Thabet / Medianawplus Après les festivités organisées la veille, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Ville de Blois a commémoré ce dimanche 30 août 2026 le 82ᵉ anniversaire de sa Libération. Une double cérémonie s’est tenue au square Valin-de-la-Vaissière puis aux jardins de l’Évêché, en présence du préfet de Loir-et-Cher Joseph Zimet, du maire de Blois Marc Gricourt et des familles de résistants.</strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus</strong></p>
<p>Après les festivités organisées la veille, avec un bal populaire et un feu d’artifice sur les bords de Loire, Blois a renoué ce dimanche avec le devoir de mémoire.<br />
La cérémonie officielle du 82ᵉ anniversaire de la Libération de Blois a débuté au square Valin-de-la-Vaissière, avant de se poursuivre aux jardins de l’Évêché, devant la plaque dédiée à René Ringuedé, jeune résistant mort à l’âge de 20 ans lors des combats pour la Libération de la ville.<br />
La cérémonie était présidée par le préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet, et le maire de Blois, Marc Gricourt.<br />
Dépôts de gerbes, sonnerie aux morts, minute de silence et Marseillaise ont rythmé les deux temps de cette commémoration.<br />
<strong>Patrick Motte fait revivre la mémoire de son grand-père, « Valin »</strong><br />
Au square Valin-de-la-Vaissière, Patrick Motte, petit-fils du colonel Henri de La Vaissière, dit « Valin », a pris la parole devant les autorités et les participants.<br />
Président de l’Amicale du Corps Franc de l’Air Valin de La Vaissière, il a rappelé le parcours de son grand-père, né en 1901 et engagé dans l’armée puis dans l’aviation.<br />
Après plusieurs années passées notamment en Afrique du Nord et à la base aérienne de Tours, Henri de La Vaissière rejoint la Résistance après l’occupation de la zone libre en 1942.<br />
En 1944, il devient « Valin », chef départemental de l’Organisation de la Résistance de l’Armée (ORA), puis est désigné chef de la Résistance des Forces françaises de l’intérieur en Loir-et-Cher.<br />
Selon le récit livré par son petit-fils, Valin joue un rôle important dans la coordination des actions conduisant à la Libération de Blois.</p>
<p>Après la Libération, il prend la tête du Corps Franc de l’Air Valin de La Vaissière.<br />
Mais son parcours s’achève brutalement le 19 décembre 1944 à Auray, lorsqu’il est tué par un sous-officier qui abat également son adjoint, le commandant Verrier. Henri de La Vaissière venait d’avoir 43 ans.<br />
« Il n&#8217;en reste aucun. C&#8217;est donc à nous, désormais, de faire vivre ce nom autrement que comme une adresse », a rappelé Patrick Motte, évoquant les derniers anciens du Corps Franc et la nécessité de transmettre cette mémoire.</p>
<p><strong>René Ringuedé, un jeune résistant mort à 20 ans</strong><br />
La seconde cérémonie s’est déroulée aux jardins de l’Évêché, devant la plaque rendant hommage à René Ringuedé.<br />
Né à Loury, dans le Loiret, le 6 mars 1924, René Ringuedé s’installe à Blois en 1942 pour travailler au sein du Bureau de la Reconstruction puis chez Air Équipement.<br />
Passionné d’aviation, engagé auprès du patronage de l’Abeille des Aydes et membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne, il décide de rejoindre la Résistance.<br />
Il entre dans les Francs-Tireurs Partisans (FTP) et participe aux combats pour la Libération de Blois.<br />
Le 17 août 1944, alors que son groupe est engagé dans les combats depuis la rive sud de la Loire, René Ringuedé est mortellement touché par une balle à la carotide. Il avait seulement 20 ans.<br />
<strong>La famille de René Ringuedé présente pour transmettre son histoire</strong><br />
Emmanuelle Viora, membre de la famille de Chantal Lassagne, nièce de René Ringuedé, a pris la parole pour retracer son parcours.<br />
Elle a rappelé l’engagement progressif du jeune homme dans la Résistance, son goût pour l’aviation et son rôle auprès des jeunes de l’Abeille des Aydes.<br />
Une histoire qui témoigne de l’engagement d’une génération de jeunes Français dans les derniers mois de l’Occupation. René Ringuedé a ensuite été cité à l’Ordre de la Nation et décoré de la Croix de Guerre.</p>
<figure id="attachment_69275" aria-describedby="caption-attachment-69275" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-69275" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/08/Liberation-de-la-Ville-de-Blois-prise-de-parole-Emmanuelle-Cantal-Lassagne-Medianawplus-Nawel-Thabet-Medianawplus--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69275" class="wp-caption-text"><em>Emmanuelle Viora, membre de la famille de René Ringuedé, lors de la cérémonie commémorative aux jardins de l’Évêché à Blois, où elle a rendu hommage au jeune résistant mort à l’âge de 20 ans lors des combats de la Libération. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p><strong>Marc Gricourt : « La liberté ne disparaît jamais en un seul jour »</strong><br />
Dans son discours, le maire de Blois a rappelé que le 1er septembre constitue une date fondatrice dans l’histoire de la ville, marquant le retour de la liberté après les années d’Occupation.<br />
Marc Gricourt a rendu hommage aux résistants, aux combattants des Forces françaises de l’intérieur, aux membres des réseaux, aux agents de liaison, aux imprimeurs clandestins, aux passeurs, aux cheminots et aux nombreux anonymes ayant participé à la Libération.<br />
Devant la plaque dédiée à René Ringuedé, il a insisté sur le sacrifice de cette jeunesse qui a choisi de « ne pas subir l’Histoire ».<br />
Pour le maire, l’héritage de la Résistance doit également éclairer le présent.<br />
« La liberté ne disparaît jamais en un seul jour ; elle s’érode lorsque l’indifférence remplace la vigilance, lorsque la vérité recule devant les manipulations, lorsque l’on s’habitue à l’inacceptable », a-t-il déclaré.<br />
Le maire a également insisté sur la nécessité de transmettre cette histoire aux nouvelles générations, notamment à travers le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire, le travail des associations, des enseignants, des historiens et des familles.</p>
<figure id="attachment_69266" aria-describedby="caption-attachment-69266" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-69266" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/08/Liberation-de-Blois-82-ans-ceremonies-celebrations-Ville-preft-maire-discours-Medianawplus-Nawel-Thabet--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69266" class="wp-caption-text"><em>Le maire de Blois, Marc Gricourt, lors de son discours à l’occasion du 82ᵉ anniversaire de la Libération de la ville, ce dimanche 30 août, appelant à faire vivre la mémoire de la Résistance et les valeurs de la République. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p><strong>Une mémoire qui dépasse la cérémonie</strong><br />
Pour Marc Gricourt, rendre hommage aux résistants ne doit pas se limiter aux commémorations.<br />
Il a appelé à faire vivre les valeurs pour lesquelles ils se sont battus : la République, les libertés, la laïcité, la fraternité, les solidarités et la lutte contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et de discrimination.<br />
La cérémonie du 82ᵉ anniversaire de la Libération de Blois s’est ainsi achevée autour d’une même idée : transmettre la mémoire de celles et ceux qui ont contribué à rendre à la ville sa liberté.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Blois rend hommage aux victimes de l’esclavage colonial : « La liberté d’un homme est une parcelle de la liberté universelle »</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/blois-rend-hommage-aux-victimes-de-lesclavage-colonial-la-liberte-dun-homme-est-une-parcelle-de-la-liberte-universelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel Thabet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 21:59:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Centre Val de Loire]]></category>
		<category><![CDATA[#Christiane Taubira]]></category>
		<category><![CDATA[abolition de l’esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Blois]]></category>
		<category><![CDATA[cérémonie commémorative]]></category>
		<category><![CDATA[crime contre l’humanité]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage colonial]]></category>
		<category><![CDATA[loi Taubira]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[lycée Dessaignes]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire de l’esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Schoelcher]]></category>
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					<description><![CDATA[À Blois, la cérémonie en hommage aux victimes de l’esclavage colonial a réuni, ce vendredi 22 mai, élus, associations, élèves et citoyens autour d’un même message : rappeler l’horreur de la traite négrière, reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité et transmettre cette mémoire aux jeunes générations. Par Nawel Thabet / Medianawplus « Que l’esclavage soit ou ne soit pas &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Blois, la cérémonie en hommage aux victimes de l’esclavage colonial a réuni, ce vendredi 22 mai, élus, associations, élèves et citoyens autour d’un même message : rappeler l’horreur de la traite négrière, reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité et transmettre cette mémoire aux jeunes générations.</strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus</strong></p>
<p>« Que l’esclavage soit ou ne soit pas utile, il faut le détruire ; une chose criminelle ne doit pas être nécessaire. » Les mots de Victor Schoelcher, lus ce vendredi 22 mai à Blois, ont profondément marqué la cérémonie en hommage aux victimes de l’esclavage colonial et de la traite négrière.</p>
<p>« L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. » Cette affirmation, au cœur de la cérémonie organisée à Blois, a donné le ton d’un temps de recueillement marqué par des discours engagés, des lectures et des hommages aux victimes de la traite et de l’esclavage colonial.</p>
<p>À Blois, une cérémonie de mémoire a rendu hommage aux victimes de l’esclavage colonial. Discours, lectures d’élèves et extraits de Victor Schoelcher et Christiane Taubira ont rythmé ce moment de recueillement et de transmission.</p>
<p>Ouverte à toutes et tous, la cérémonie a offert un moment de réflexion sur une page sombre de l’histoire, mais aussi sur la nécessité de la transmission. À travers les prises de parole, l’accent a été mis sur le devoir de mémoire, la dignité humaine et la reconnaissance des souffrances endurées.</p>
<figure id="attachment_67286" aria-describedby="caption-attachment-67286" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-67286" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/05/Blois-comemore-la-traite-de-l-esclavage-Loir-et-Cher-41-prefecture-Nawel-Thabet-Medianawplus--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-67286" class="wp-caption-text"><em>Discours, lectures historiques et recueillement ont marqué la cérémonie organisée à Blois, ce vendredi 22 mai, en hommage aux victimes de l’esclavage colonial et de la traite négrière. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p>Pour Madame Lacassagne, vice-présidente de l’association Michel Bégon Grégoire de l’héritage blésois, il est aujourd’hui indispensable de créer une plaque commémorative explicative. Selon elle, cet outil permettrait de mieux raconter cette histoire et de mettre en lumière les écrits de l’abbé Grégoire, l’un des premiers à dénoncer la traite négrière.</p>
<figure id="attachment_67290" aria-describedby="caption-attachment-67290" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-67290" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/05/Blois-comemore-l-esclavage-traite-Loir-et-Cher-41-Nawel-Thabet-Medianawplus--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-67290" class="wp-caption-text"><em>Élus, représentants de l’État, associations et lycéens se sont réunis, ce vendredi 22 mai, à Blois lors de la cérémonie en hommage aux victimes de la traite négrière et de l’esclavage colonial. crédit Photo nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p><strong>Victor Schoelcher : « Une chose criminelle ne doit pas être nécessaire »</strong></p>
<p>L’un des temps forts de la cérémonie fut la lecture d’un texte de 1842 de Victor Schoelcher par Naïma Ben Ahmed.<br />
L’abolitionniste y dénonçait avec force toute justification économique ou politique de l’esclavage :<br />
« La violence commise envers le membre le plus infime de l’espèce humaine affecte l’humanité entière. »<br />
Un texte puissant, toujours d’actualité, salué par les participants réunis dans un moment de recueillement et de réflexion collective.La loi Taubira au cœur du devoir de mémoire.</p>
<p>La cérémonie a aussi marqué les 25 ans de la loi Taubira, qui reconnaît la traite négrière transatlantique et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité. Quatre textes ont été lus par des élèves de seconde du lycée Dessaignes de Blois, accompagnés par leur professeur d’histoire-géographie.</p>
<p>Tout au long de cette cérémonie empreinte d’émotion, discours officiels, lectures de textes historiques et témoignages se sont succédé afin de rappeler l’importance du devoir de mémoire.<br />
<strong>« Créer une plaque commémorative pour transmettre cette histoire »</strong><br />
Madame Lacassagne a plaidé pour une meilleure valorisation locale de cette mémoire historique.<br />
Elle estime nécessaire de créer une plaque commémorative explicative retraçant cette histoire et mettant notamment en lumière les écrits de l’abbé Grégoire, considéré comme l’un des premiers intellectuels français à avoir dénoncé la traite négrière.</p>
<p><strong>Les élèves du lycée Dessaignes mobilisés autour des 25 ans de la loi Taubira</strong></p>
<p>Autre moment marquant : les lectures réalisées par des élèves de seconde du Lycée Dessaignes, accompagnés de leur professeur d’histoire-géographie, à l’occasion des 25 ans de la loi Taubira.<br />
Les lycéens ont rappelé que la France fut la première nation à reconnaître officiellement, par la loi du 21 mai 2001 portée par Christiane Taubira, que la traite négrière et l’esclavage constituaient un crime contre l’humanité.<br />
« La République reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que l’esclavage (…) constituent un crime contre l’humanité », ont-ils lu devant l’assemblée.<br />
Les élèves ont également repris plusieurs extraits du discours prononcé par Christiane Taubira en 1999 à l’Assemblée nationale.<br />
Ils ont rappelé la violence du commerce triangulaire, la disparition massive des populations amérindiennes et les mécanismes historiques ayant permis la justification de l’esclavage pendant plusieurs siècles.<br />
<strong>« Nous allons cheminer ensemble dans notre diversité »</strong><br />
La cérémonie s’est achevée sur un message d’espoir et de fraternité lu par les élèves :<br />
« Nous allons cheminer ensemble dans notre diversité (…) parce que les couleurs sont dans la vie et que la vie est dans les couleurs. »<br />
À Blois, cette journée de mémoire aura permis de rappeler que la transmission historique reste essentielle pour lutter contre l’oubli, le racisme et toutes les formes de déshumanisation.</p>
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