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	<title>manifestation pour l’IVG; &#8211; medianawplus.fr</title>
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		<title>À Blois, la coordination féministe mobilisée pour le droit à l’avortement et alerte sur les violences faites aux femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 21:50:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif féministe Loir-et-Cher;]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l’avortement Blois;]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce lundi 28 septembre, à Blois, la coordination féministe s’est réunie devant les grilles de la préfecture, derrière une banderole « L’avortement est un droit fondamental , partout , tout le temps » , à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement. Avant d’aborder l’accès à l’IVG, les militantes ont souhaité revenir sur la mort de la fillette &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce lundi 28 septembre, à Blois, la coordination féministe s’est réunie devant les grilles de la préfecture, derrière une banderole « L’avortement est un droit fondamental , partout , tout le temps » , à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement. Avant d’aborder l’accès à l’IVG, les militantes ont souhaité revenir sur la mort de la fillette de 5 ans, décédée à Blois dans un contexte de violences familiales, et dénoncer ce qu’elles qualifient de violences « vicariantes ».</strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus </strong></p>
<p>Avant de prendre la parole sur le droit à l’avortement, la coordination féministe a souhaité rendre hommage à la fillette de 5 ans décédée à Blois.<br />
Marie-Anne Clément, membre du collectif Droits des femmes 41, a établi un lien entre ce drame et la question des violences faites aux femmes.<br />
« L’empoisonnement médicamenteux ne laisse pas de doute sur la préméditation », a-t-elle déclaré.<br />
La militante s’est appuyée sur des chiffres attribués au Collectif Enfantiste, selon lesquels, en 2024, 15 % des infanticides seraient liés à des violences conjugales.<br />
Elle évoque alors la notion de violences vicariantes, lorsqu’un enfant est utilisé comme moyen de faire souffrir ou de punir la mère.<br />
« Dans ces cas, tuer l’enfant ou les enfants sert à atteindre la mère, à la punir d’être partie, à la détruire psychologiquement », explique Marie-Anne Clément.<br />
Selon elle, ce type de violence doit être considéré comme faisant partie d’un continuum de violences conjugales et du contrôle coercitif exercé par certains auteurs de violences.<br />
<strong>« Protéger les enfants et les mères dès le dépôt de plainte »</strong><br />
La membre du collectif Droits des femmes 41 estime qu’une meilleure protection doit être mise en place dès lors qu’une plainte pour violences est déposée.<br />
Elle relaie la position du Collectif Enfantiste et de plusieurs associations féministes qui demandent que les mères et les enfants puissent être davantage protégés dans ces situations.<br />
Marie-Anne Clément cite également l’Espagne, où un projet de loi vise, selon elle, à mieux reconnaître les violences vicariantes dans le droit.<br />
Elle appelle à intégrer cette question dans les évolutions législatives françaises actuellement discutées.<br />
La coordination féministe a également adressé ses « sincères condoléances » à la famille de la fillette.<br />
<strong>Le 28 septembre, une mobilisation pour défendre le droit à l’IVG</strong><br />
Après cet hommage, les militantes ont rappelé que le 28 septembre est consacré à la mobilisation pour le droit à l’avortement.<br />
En France, la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse est inscrite dans la Constitution depuis la révision constitutionnelle du 8 mars 2024. L’article 34 prévoit désormais que « la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».<br />
Le ministère chargé de l’Égalité et le ministère de la Santé ont, à l’occasion de cette journée du 28 septembre 2026, réaffirmé leur engagement en faveur de l’accès effectif à l’IVG sur l’ensemble du territoire.<br />
Pour la coordination féministe, l&#8217;inscription constitutionnelle du droit ne suffit toutefois pas à garantir, selon elle, un accès égal partout.<br />
<strong>« La loi pourrait se transformer en coquille vide »</strong><br />
Audile Mothet, de la FSU 41, a notamment évoqué la visite du pape Léon XIV en France et ses prises de position sur la défense de la vie.<br />
Elle cite son discours prononcé devant le Parlement espagnol le 8 juin 2026, dans lequel le pape a déclaré que « toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel ».<br />
Pour Audile Mothet, ces prises de position interviennent dans un contexte international où les débats sur l&#8217;accès à l&#8217;avortement restent particulièrement sensibles.<br />
« Ces paroles, alors que les extrêmes droites progressent partout dans le monde, servent de base d’appui à refuser l’avortement dans des pays où il n’est pas autorisé, à le remettre en cause, dans les pays où il est légal », estime-t-elle.<br />
<strong>Les militantes alertent sur l’accès aux soins</strong><br />
Anabelle Ramos, la coordination féministe, a également évoqué la portée de la protection constitutionnelle du droit à l&#8217;IVG.<br />
« La Constitution, malgré ce qu’on croit, ne nous protégera pas puisque l’article 34 stipule : “La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse.” La loi resterait mais les conditions pourraient varier encore plus à la baisse », affirme-t-elle.<br />
La militante  évoque également le contexte politique et les débats autour de la politique familiale et démographique.<br />
<strong>Santé, maternités et Planning familial au cœur des revendications</strong><br />
Pour Myriam Thevenot, de la CGT Santé, la question de l&#8217;accès à l&#8217;IVG est également liée aux moyens accordés au système de santé et aux structures d&#8217;accompagnement.<br />
« Dans un contexte de restriction des budgets des services publics de santé, les fermetures des hôpitaux et maternités de proximité, la loi pourrait se transformer en coquille vide », affirme-t-elle.<br />
Elle cite plusieurs exemples de débats locaux concernant les financements du Planning familial et les structures de santé.<br />
Ces exemples sont avancés par la militante comme autant de signaux d&#8217;alerte sur l&#8217;accès effectif aux droits.<br />
<strong>« Pour défendre le droit fondamental à l’avortement »</strong><br />
Au nom du collectif Nous Toutes, Marie a ensuite présenté plusieurs revendications portées à l&#8217;occasion du 28 septembre. La mobilisation entend notamment demander : la réouverture des centres d’interruption volontaire de grossesse fermés ;l’arrêt des fermetures de maternités et d’hôpitaux de proximité ; une prise en charge à 100 % de l’IVG pour toutes les femmes ;la suppression du délai de carence en cas d’arrêt de travail lié à une IVG ou à une fausse couche spontanée précoce ; la possibilité pour les femmes de choisir entre la méthode médicamenteuse et la méthode instrumentale ; le développement de la pratique de l’IVG instrumentale par les médecins et les sages-femmes dans les centres de santé sexuelle ; davantage de moyens et de formation pour l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité ; la suppression de la double clause de conscience ; le maintien, le rétablissement et le renforcement des subventions aux associations.<br />
L’IVG est actuellement prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour les femmes assurées sociales, sans avance de frais.<br />
La mobilisation s&#8217;inscrit également dans un contexte de débats politiques sur l&#8217;accès aux droits sexuels et reproductifs, tandis que les organisations féministes locales demandent que les droits inscrits dans la loi puissent être effectivement accessibles à toutes les femmes, quel que soit leur lieu de résidence.</p>
<p>&nbsp;</p>
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