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		<title>Grève interprofessionnelle à Blois : 2 800 à 3 000 manifestants mobilisés contre la vie chère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2026 22:34:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La mobilisation a pris une nouvelle ampleur à Blois, ce jeudi 5 novembre. À l’occasion de la première journée de grève interprofessionnelle depuis le début du mouvement social, entre 2 800 manifestants, selon la police, et 3 000, selon la CGT 41, ont défilé dans les rues de la ville. Syndicats, lycéens, étudiants, salariés, retraités, élus et citoyens ont répondu &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mobilisation a pris une nouvelle ampleur à Blois, ce jeudi 5 novembre. À l’occasion de la première journée de grève interprofessionnelle depuis le début du mouvement social, entre 2 800 manifestants, selon la police, et 3 000, selon la CGT 41, ont défilé dans les rues de la ville. Syndicats, lycéens, étudiants, salariés, retraités, élus et citoyens ont répondu à l’appel pour dénoncer la vie chère, réclamer de meilleurs salaires et défendre les services publics.</strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus </strong></p>
<p>C’est une mobilisation d’ampleur qui a animé les rues de Blois ce jeudi. À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, dont la CGT 41, la FSU 41, la CFDT 41 et Solidaires, le cortège a rassemblé des manifestants venus de différents horizons. Selon Éric Lortet, directeur départemental de la police de Loir-et-Cher, 2 800 personnes ont participé à la manifestation. La CGT 41 avance, de son côté, le chiffre de 3 000 manifestants.</p>
<p>Dans le cortège, les revendications étaient nombreuses : pouvoir d’achat, hausse des salaires, conditions d’études, moyens pour l’éducation, défense des services publics et amélioration des conditions de travail. Les slogans et les pancartes se sont succédés dans une ambiance également rythmée par la musique et les danses.</p>
<p><strong>« Tout est cher, la vie est trop chère » : des manifestants réclament du changement</strong></p>
<p>Parmi les manifestants, Yves et Laurence ont tenu à exprimer leur ras-le-bol face à la situation sociale et économique. Ils dénoncent notamment le coût de la vie et le manque de moyens accordés aux étudiants.</p>
<p>Yves évoque également les difficultés d’accès aux services publics et aux soins. « Du fric pour la guerre, pour les armes, moi j’ai mon médecin à 25 kilomètres et mon dentiste à 50 kilomètres. Il n’y a plus rien, pas de service public, il n’y a plus d’hôpitaux », déplore-t-il. Il s’inquiète aussi de l’avenir des jeunes générations : « Moi, j’ai ma retraite, mais mes gamins, ils n’auront plus rien, aucun avenir. »</p>
<p>Rosalie, étudiante à l’École de paysage de Blois, explique avoir d’abord soutenu la mobilisation des lycéens avant de rejoindre le mouvement étudiant. « J’ai commencé d’abord par soutenir les lycéens, et aujourd’hui ça nous touche, nous aussi, les étudiants. Nous n’avons plus de moyens, plus d’argent. Il faut que ça change. Tout l’argent part dans les caisses des riches », affirme-t-elle.</p>
<p><strong>La CGT 41 appelle à amplifier la mobilisation</strong></p>
<p>Lors de sa prise de parole, Didier Calvo, secrétaire général de l’union départementale de la CGT 41, a salué les mobilisations menées depuis plusieurs semaines par les lycéens, les étudiants, les salariés et les retraités.Il a notamment rappelé les revendications portées par les jeunes : de meilleures conditions d’études, davantage de moyens pour les lycées, plus d’enseignants, l’abrogation de Parcoursup et la création de places supplémentaires à l’université.Le responsable syndical a également évoqué plusieurs mouvements sociaux dans le département, notamment chez Compositec à Theillay, dans le secteur de l’énergie, à l’Ehpad de Morée, chez BUT International à Mer, à l’ADMR 41 et dans les établissements hospitaliers de Blois, Romorantin et Vendôme.La situation des salariés de Bosch à Vendôme, en grève illimitée depuis le 22 octobre, a également occupé une place importante dans son intervention. La CGT réclame notamment l’arrêt du processus de vente et des garanties sur l’avenir des emplois et du site industriel.</p>
<p><strong>La FSU 41 dénonce les politiques d’austérité</strong></p>
<p>Aline Pasneau, co-secrétaire de la FSU 41, a pour sa part insisté sur la nécessité d’un budget fondé sur la justice sociale, fiscale et environnementale, une hausse des salaires et des moyens supplémentaires pour les services publics. Elle a également défendu les revendications des lycéens et des étudiants, notamment la suppression de Parcoursup et l’abrogation de la loi ORE, qui encadre l’accès à l’enseignement supérieur.La représentante syndicale a dénoncé les conséquences des politiques d’austérité sur les agents de la fonction publique, les retraités et les services rendus à la population. Elle a appelé à poursuivre la mobilisation pour obtenir des avancées sur les salaires, les pensions et les conditions de travail.</p>
<p><strong>Solidaires 41 réclame une hausse générale des salaires</strong></p>
<p>Dans sa prise de parole, le secrétaire général de Solidaires 41 a également appelé à une augmentation générale des salaires et à leur indexation sur les prix. Le syndicat demande une meilleure répartition des richesses, la taxation des superprofits et un budget répondant aux besoins de la population, en particulier dans les services publics et l’éducation. L&#8217;organisation a par ailleurs dénoncé la réponse sécuritaire apportée aux mobilisations sociales et les restrictions au droit de manifester.</p>
<p>Cette journée de grève interprofessionnelle marque une nouvelle étape dans le mouvement social engagé depuis plusieurs semaines. À Blois, la mobilisation du 5 novembre a réuni lycéens, étudiants, salariés et retraités autour de revendications communes, avec un mot d’ordre partagé : obtenir des réponses concrètes sur le pouvoir d’achat, les salaires et les moyens accordés aux services publics.</p>
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