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		<title>Grève de la fonction publique à Blois : 850 manifestants réclament « plus de salaires et plus de moyens pour le service public »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 21:58:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique, réunissant la CGT 41, la CFDT 41, la FSU 41, l’UNSA Police, Solidaires, la CFE-CGC 41 et la FA-FP, environ 850 personnes ont défilé dans les rues de Blois, mardi 29 septembre 2026. Derrière la banderole de tête, « Plus de salaires, plus de moyens pour le service public, partout, pour toutes &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique, réunissant la CGT 41, la CFDT 41, la FSU 41, l’UNSA Police, Solidaires, la CFE-CGC 41 et la FA-FP, environ 850 personnes ont défilé dans les rues de Blois, mardi 29 septembre 2026. Derrière la banderole de tête, « Plus de salaires, plus de moyens pour le service public, partout, pour toutes et pour tous », les manifestants ont dénoncé la perte de pouvoir d’achat, le manque de moyens humains et matériels et les conditions de travail. De l’Éducation nationale à la police, les prises de parole ont convergé vers une même exigence : obtenir des réponses concrètes.</strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus </strong></p>
<p>Environ 850 personnes dans les rues de Blois pour défendre les agents de la fonction publique. Salaires, pouvoir d’achat, effectifs, conditions de travail et moyens des services publics : les revendications étaient nombreuses lors de la mobilisation organisée mardi 29 septembre à Blois. Les manifestants ont répondu à l’appel syndical dans un contexte de contestation des orientations budgétaires annoncées pour 2027.<br />
Au fil du cortège et des prises de parole, agents publics, retraités et jeunes ont exprimé leurs inquiétudes face à la dégradation de leur situation et aux difficultés rencontrées par les services publics.<br />
<strong>« Un peu plus que le Smic »</strong><br />
Parmi les témoignages recueillis, celui d’une agente de l’Éducation nationale illustre les difficultés liées au pouvoir d’achat.<br />
« Cela fait 15 ans que je travaille dans le secteur de l’Éducation nationale et je touche à peine un peu plus que le Smic. Mon salaire n’a pas bougé, par contre mon pouvoir d’achat, lui, a trop baissé », témoigne-t-elle.<br />
Une lycéenne, Sarah, a également pris la parole pour expliquer la présence des jeunes dans la mobilisation : « Nous, nous ne pouvons pas voter, donc le seul moyen est de nous faire entendre. »<br />
Des retraités ont, eux aussi, exprimé leurs préoccupations concernant le maintien de leurs pensions. « Nous, les retraités, nous ne voulons pas qu’ils nous prennent nos pensions. Il y a beaucoup d’argent à aller chercher chez les riches », témoigne l’un d’eux.<br />
<strong>UNSA Police 41 : « Il faut une reconnaissance pour le policier »</strong><br />
Les policiers étaient également représentés dans le cortège. Ludovic Mornay, secrétaire départemental de l’UNSA Police 41, et sa collègue Marie-Laure Fougère ont rappelé les revendications du syndicat, qui représente notamment les personnels des commissariats de Blois et de Vendôme.<br />
« Le métier de policier n’est plus reconnu et notre prime de risque, qui valorise le danger de notre exercice, n’a pas été revalorisée depuis 2019 », souligne Ludovic Mornay.<br />
Le représentant syndical évoque les contraintes du métier : horaires décalés, nuits, week-ends, violences et pression opérationnelle et judiciaire.<br />
Le syndicat demande des réponses sur les conditions de travail, les moyens, les effectifs et la rémunération. Parmi ses revendications figurent une revalorisation de l’indice, le maintien à 100 % du salaire en cas de congé maladie et la suppression des jours de carence.</p>
<figure id="attachment_69839" aria-describedby="caption-attachment-69839" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-69839" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/09/Greve-de-la-fonction-publique-manifestation-des-syndicats-Blois-Loir-et-Cher-UNSA-Police-41-Medianawplus-Nawel-Thabet--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69839" class="wp-caption-text"><em>À gauche, Ludovic Mornay, secrétaire départemental de l’UNSA Police 41, a réclamé une meilleure reconnaissance du métier de policier, une revalorisation de la prime de risque et des moyens supplémentaires pour les commissariats. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p>De son côté, Marie-Laure Fougère dénonce les conséquences du gel des rémunérations sur les agents publics : « Depuis 2023, le décrochage entre la rémunération des agents publics et le pouvoir d’achat se creuse, et le Premier ministre annonce un gel pour la quatrième année. C’est intolérable. »</p>
<figure id="attachment_69855" aria-describedby="caption-attachment-69855" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-69855" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/09/Greve-fonction-publique-Blois-Loirv-et-cher-41-UNSA-Police-Laure-Medianawplus-Nawel-Thabet--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69855" class="wp-caption-text"><em>À droite Marie-Laure Fougère, représentante de l’UNSA Police 41, a dénoncé le gel des rémunérations des agents publics et la perte de pouvoir d’achat qui touche les personnels depuis plusieurs années. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p><strong>Les syndicats dénoncent le gel des salaires et le manque de moyens</strong><br />
Dans leurs interventions, les représentants syndicaux ont insisté sur la nécessité de revaloriser les rémunérations et de donner aux services publics les moyens de remplir leurs missions.<br />
Pour Emmanuel Mercier de la FSU 41, l’austérité budgétaire a des conséquences directes sur les salaires, les emplois, les conditions de travail et les moyens matériels. Le syndicat demande notamment le dégel du point d’indice et sa revalorisation de 10 %, ainsi qu’une refonte des grilles indiciaires pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat.</p>
<figure id="attachment_69860" aria-describedby="caption-attachment-69860" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-69860" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/09/Greve-la-fonction-publique-Blois-Loir-et-Cher-41-FSU-prise-de-parole-Medianawplus-Nawel-Thabet--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69860" class="wp-caption-text"><em>Emmanuel Mercier de la FSU 41 a alerté sur les conséquences de l’austérité budgétaire pour les personnels et les usagers, notamment dans l’Éducation nationale, et demandé une revalorisation du point d’indice. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p>Il alerte également sur les difficultés de recrutement et sur les conséquences du manque de moyens dans les écoles et les services de secours. Elle appelle à poursuivre la mobilisation au-delà de cette journée de grève.<br />
Didier Calvo, secrétaire général de la CGT 41 a, pour sa part, dénoncé la dégradation des conditions de travail et les pertes de pouvoir d’achat des agents publics. Le syndicat réclame notamment une augmentation immédiate de 400 euros pour toutes et tous, l’indexation des salaires sur l’inflation et le maintien à 100 % de la rémunération en cas d’arrêt maladie.</p>
<figure id="attachment_69857" aria-describedby="caption-attachment-69857" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-69857" src="https://www.medianawplus.fr/wp-content/uploads/2026/09/Greve-fonction-publique-Blois-manifestation-Blois-Loir-et-Cher-41-Nawel-thabet-Medianawplus--scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" /><figcaption id="caption-attachment-69857" class="wp-caption-text"><em>La CGT 41, la CFDT 41, la FSU 41, l’UNSA Police, Solidaires, la CFE-CGC 41 et la FA-FP étaient réunies à Blois ce mardi 29 septembre, pour cette journée de grève consacrée aux salaires, aux conditions de travail et aux moyens des services publics. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus</em></figcaption></figure>
<p><strong>CFDT et CFE-CGC : rendre la fonction publique plus attractive</strong></p>
<p>La CFDT 41 a rappelé le rôle des agents publics dans le quotidien de la population : soins, éducation, sécurité, entretien du cadre de vie et accompagnement des personnes vulnérables.<br />
Pour Cristelle Lescroart, secrétaire générale de la CFDT 41, « les agentes et les agents ne sont pas un coût pour la société, ils en sont le socle ».<br />
Le syndicat dénonce des services publics fragilisés par le manque de moyens humains et matériels, ainsi que les difficultés de recrutement. Il demande une revalorisation des salaires face à l’inflation et une amélioration des grilles de rémunération.<br />
Isabelle Jarrier, présidente de l’union départementale CFE-CGC 41, a également alerté sur les conditions de travail, notamment dans les bâtiments publics confrontés aux fortes chaleurs. Elle a évoqué le risque de départ des agents vers le secteur privé, où ils espèrent trouver de meilleures perspectives de rémunération et de retraite.<br />
<strong>Un mouvement qui entend se poursuivre</strong><br />
Au-delà des revendications propres à chaque organisation, les prises de parole ont mis en avant des préoccupations communes : pouvoir d’achat, reconnaissance professionnelle, conditions de travail et moyens nécessaires au fonctionnement des services publics.<br />
La mobilisation du 29 septembre s’inscrit dans un mouvement plus large contre les orientations budgétaires annoncées pour 2027. Les syndicats appellent à poursuivre les actions et à élargir la mobilisation afin d’obtenir des réponses sur les salaires et les services publics.<br />
À Blois, le message porté par la banderole de tête résumait l’essentiel des revendications : « Plus de salaires, plus de moyens pour le service public, partout, pour toutes et pour tous. »</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prix des carburants : à Blois, les automobilistes témoignent alors que le gouvernement renforce les aides</title>
		<link>https://www.medianawplus.fr/prix-des-carburants-a-blois-les-automobilistes-temoignent-alors-que-le-gouvernement-renforce-les-aides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 19:27:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[La hausse des prix des carburants pèse de nouveau sur le budget des automobilistes. À Blois, les témoignages recueillis à la pompe illustrent des situations très différentes, entre résignation, difficultés à faire le plein et changement de véhicule. Face à cette hausse, le gouvernement a annoncé mardi 22 septembre plusieurs mesures ciblées, dont l’élargissement de l’aide de 100 euros destinée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La hausse des prix des carburants pèse de nouveau sur le budget des automobilistes. À Blois, les témoignages recueillis à la pompe illustrent des situations très différentes, entre résignation, difficultés à faire le plein et changement de véhicule. Face à cette hausse, le gouvernement a annoncé mardi 22 septembre plusieurs mesures ciblées, dont l’élargissement de l’aide de 100 euros destinée aux « grands rouleurs ».</strong><br />
<strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus </strong><br />
À la pompe, la hausse du prix des carburants se fait sentir. À Blois, automobilistes et professionnels rencontrés dans les stations-service témoignent de l&#8217;impact du prix de l&#8217;essence et du gazole sur leurs dépenses quotidiennes.<br />
Pour certains, il faut désormais réduire les déplacements ou trouver des solutions pour limiter la douloureuse facture. Pour d&#8217;autres, le plein devient une dépense particulièrement difficile à absorber.<br />
<strong>« Un prix qui est de 2,40 euros le gazole »</strong><br />
François, retraité, constate lui aussi la hausse des prix à la pompe.<br />
« Un prix qui est de 2,40 euros, le gasoil. Alors, ce n&#8217;est pas évident, mais il faut l&#8217;accepter, en espérant que ça s&#8217;arrange », témoigne-t-il.<br />
Un constat qui traduit le sentiment de résignation de certains automobilistes face à l&#8217;évolution des prix.<br />
<strong>« Je n&#8217;ai pas les moyens de faire le plein »</strong><br />
Pour Olivier, routier, la situation est beaucoup plus difficile. « Ça devient pénible, c&#8217;est même agaçant. [&#8230;] Je m&#8217;arrête à 35 euros, je ne peux pas faire le plein. J&#8217;étais à sec, je n&#8217;ai pas les moyens. Même quand on est routier, on ne peut pas », témoigne-t-il.<br />
Son témoignage illustre les difficultés rencontrées par ceux dont l&#8217;activité professionnelle dépend directement de leur véhicule et du carburant.<br />
<strong>« Je prends la voiture de ma femme »</strong><br />
Pour Nicolas, la hausse du prix du gazole l&#8217;a conduit à modifier ses habitudes.<br />
« Je prends la voiture de ma femme, essence, pour que je roule. Je n&#8217;utilise plus ma voiture car le gazole est très cher », explique-t-il.<br />
Ahmed, de son côté, se montre plus mesuré : « C&#8217;est cher un peu, mais ça va, il y a bien pire. »<br />
Des réactions différentes qui montrent que l&#8217;impact de la hausse des prix du carburant varie selon les situations, les revenus et les besoins de déplacement.<br />
<strong>Le gouvernement élargit l&#8217;aide aux « grands rouleurs »</strong><br />
Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement a annoncé mardi 22 septembre un élargissement de l&#8217;aide destinée aux « grands rouleurs ». Le nombre de bénéficiaires potentiels doit passer d&#8217;environ 3 millions à 5,5 millions de personnes, avec une prolongation du dispositif jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;année.<br />
L&#8217;aide de 100 euros avait été instaurée en 2026 pour les travailleurs utilisant leur véhicule personnel à des fins professionnelles et remplissant certaines conditions de revenus et de distance parcourue. Le dispositif actuellement ouvert permet notamment de demander cette indemnité jusqu&#8217;au 30 septembre 2026.<br />
Le gouvernement présente désormais cette aide comme représentant, pour les bénéficiaires, l&#8217;équivalent d&#8217;environ 40 centimes par litre sur deux mois en moyenne, selon les annonces de la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon.<br />
<strong>La prime carburant des employeurs relevée</strong><br />
Autre mesure annoncée : le plafond de la prime carburant défiscalisée que les employeurs peuvent verser à leurs salariés doit passer de 600 à 1 000 euros.<br />
Le gouvernement a également annoncé la reconduction jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;année de plusieurs dispositifs destinés à certains secteurs particulièrement exposés à la hausse des prix du carburant.<br />
<strong>Des mesures pour les aides à domicile et les infirmiers</strong><br />
Les aides à domicile et les professionnels de santé faisant de nombreux kilomètres sont également concernés par les annonces.<br />
Pour les aides à domicile, le gouvernement prévoit notamment une hausse de l&#8217;indemnité kilométrique, tandis que des mesures spécifiques doivent accompagner les professionnels parcourant d&#8217;importantes distances.<br />
Le gouvernement a par ailleurs annoncé un dispositif spécifique pour les infirmiers parcourant plus de 100 kilomètres par jour, avec notamment un « bonus territoire ruralité » de 80 euros.<br />
<strong>Une facture annoncée de 450 millions d&#8217;euros</strong><br />
Selon le gouvernement, l&#8217;ensemble de ces nouvelles mesures représente un coût budgétaire d&#8217;environ 450 millions d&#8217;euros. Elles interviennent alors que les prix des carburants restent sous pression dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et énergétiques.<br />
À Blois, derrière les annonces nationales, les automobilistes continuent surtout de regarder le prix affiché à la pompe. Et pour certains, comme Olivier, chaque plein devient désormais un véritable problème de budget.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Commerces à Blois : sept boutiques sur le départ, le centre-ville face à une nouvelle vague de fermetures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nawel THABET]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 21:56:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Le centre-ville de Blois traverse une nouvelle période difficile. Après plusieurs fermetures ces dernières années, plus de sept commerces annoncent leur départ d’ici la fin de 2026, selon les commerçants rencontrés. Parfumeries, prêt-à-porter, chaussures, bijoux, fantaisie ou encore tabac : plusieurs boutiques s’apprêtent à baisser définitivement le rideau. Par Nawel Thabet / Medianawplus Une situation qui alimente l’inquiétude et la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le centre-ville de Blois traverse une nouvelle période difficile. Après plusieurs fermetures ces dernières années, plus de sept commerces annoncent leur départ d’ici la fin de 2026, selon les commerçants rencontrés. Parfumeries, prêt-à-porter, chaussures, bijoux, fantaisie ou encore tabac : plusieurs boutiques s’apprêtent à baisser définitivement le rideau. </strong></p>
<p><strong>Par Nawel Thabet / Medianawplus</strong></p>
<p>Une situation qui alimente l’inquiétude et la colère des commerçants, entre baisse de fréquentation, recul du chiffre d’affaires, loyers jugés trop élevés, insécurité et manque d’animations. La Ville, de son côté, assure que de nouvelles ouvertures sont également prévues.<br />
<strong>Une nouvelle vague de fermetures dans le centre-ville de Blois</strong><br />
Le constat est préoccupant pour les commerçants du centre-ville de Blois. Après plusieurs fermetures intervenues ces dernières années, une nouvelle série de départs se profile à l’horizon de la fin de l’année.<br />
Plus de sept boutiques seraient aujourd’hui concernées, selon les informations recueillies auprès des commerçants. Certaines ont déjà trouvé des repreneurs et s’apprêtent à quitter les lieux. D’autres ont lancé leur liquidation ou préparé leur mise en vente.<br />
La première fermeture annoncée interviendra dès le 15 septembre, avec la fermeture définitive de la parfumerie Passion Beauté.<br />
Parmi les commerces concernés figurent notamment des enseignes de chaussures pour enfants, prêt-à-porter, parfumerie, bijoux et fantaisie, ainsi que le tabac.<br />
<strong>« Baisse de fréquentation, baisse du chiffre d’affaires »</strong><br />
Dans la rue du commerce, l&#8217;ambiance est morose. Certains professionnels relativisent et estiment que ces départs simultanés pourraient permettre de tourner une page. D’autres parlent ouvertement d’une situation « triste » pour les commerçants et pour l’avenir du centre-ville.<br />
Pour l’une des commerçantes interrogées, le constat est sans appel : la fréquentation et le chiffre d’affaires sont en baisse.<br />
« Baisse de fréquentation, baisse de chiffre d’affaires. Nous avions trois salariés au début et aujourd’hui, je tourne avec une salariée avec un contrat. »<br />
Pour la boutique qui doit fermer ses portes, une vente en liquidation est prévue mardi 15 septembre. Certaines offres seront proposées sur place, tandis qu’une partie des produits repartira vers le siège national.<br />
<strong>« On a assez signalé, assez dit, mais c’est trop tard »</strong><br />
Plusieurs commerçants dénoncent également un manque d’anticipation et de communication autour des animations destinées à attirer les habitants et les touristes dans le centre-ville.<br />
La récente braderie ne semble pas avoir répondu à toutes leurs attentes.<br />
« Pour les commerçants, c’est trop tard. On a assez signalé, assez dit. Même la braderie a été faite très tardivement. Il manquait une communication importante pour les touristes et même pour les Blésois. »<br />
Une autre commerçante s’interroge sur les prochains rendez-vous :<br />
« Il y a plein d&#8217;évènements qui arrivent, au mois d’octobre et au mois de novembre, mais il n’y a toujours pas de communication. »<br />
<strong>L’insécurité au cœur des inquiétudes</strong><br />
Au-delà de la fréquentation et du pouvoir d’achat, certains commerçants mettent également en avant la question de la sécurité.<br />
Une commerçante raconte avoir été confrontée à des agressions physiques et verbales qu’elle attribue à des personnes en situation de grande précarité ou présentant des troubles psychologiques.<br />
« Une physique et d’autres verbales, tous les commerçants, malheureusement, sont agressé par des marginaux, de plus en plus violents, et on ne peut plus rien faire. C’est déplorable. »<br />
Elle estime que certaines situations nécessiteraient davantage de prise en charge et de soins.<br />
Après avoir commencé à travailler dans le commerce à l’âge de 16 ans, cette commerçante dit constater une dégradation progressive de la situation et regrette une perte de respect dans les relations avec les commerçants.<br />
Elle évoque également les caméras de vidéoprotection, estimant qu’elles ne permettent pas toujours d’identifier correctement les situations, selon son témoignage.<br />
<strong>La Fête du Sport, une journée qui redonne de l’espoir</strong><br />
Pourtant, certains événements montrent que le centre-ville peut encore retrouver une forte fréquentation.<br />
Un commerçant cite notamment la Fête du Sport du samedi 5 septembre, au cours de laquelle il dit avoir réalisé une bonne journée.<br />
À l’inverse, il garde un souvenir beaucoup plus difficile du samedi 29 août.<br />
Pour lui, le report du feu d’artifice constitue un manque à gagner important pour les commerces qui restent ouverts durant l’été. Il propose même de réfléchir à une nouvelle organisation : profiter d’une journée comme celle de la Fête du Sport pour maintenir l’affluence jusqu’en soirée, avec des concerts puis le feu d’artifice.<br />
Selon lui, cette journée avait permis de réunir dans le centre-ville familles, enfants, grands-parents, associations et travailleurs.<br />
<strong>« Une ville sans commerces meurt »</strong><br />
Une autre commerçante, dont le magasin fait partie des enseignes qui doivent fermer avant la fin de l’année, estime que la situation dépasse largement Blois et touche désormais plusieurs villes de la région Centre-Val de Loire.<br />
Elle résume son inquiétude en quelques mots : « Une ville sans commerces meurt. »<br />
Elle regrette notamment le manque de mobilisation de certains commerçants lors de la braderie.<br />
« C’est un dimanche et c’est le dernier jour de la braderie, mais la plupart des magasins sont fermés. On est presque seuls, il n’y a presque personne. On n’a pas eu grand monde ces quatre jours de braderie. Je dirais que la journée de samedi était positive, une belle journée sur 365 jours. Oui, on a fait une belle journée, mais quand les factures tombent… »<br />
<strong>Loyers, pouvoir d’achat et e-commerce : les commerçants tirent la sonnette d’alarme</strong><br />
Pour cette commerçante, il faut désormais agir sur plusieurs fronts, à commencer par le coût des locaux commerciaux.<br />
Elle réclame notamment une réflexion sur le niveau des loyers, qu’elle juge trop élevé par rapport à l’activité réelle des boutiques.<br />
« Il faut absolument trouver des solutions, en commençant par plafonner les loyers. Il faut arrêter cette folie de loyers exorbitants. On veut relancer le centre-ville mais sans donner les moyens de le faire. »<br />
Elle pointe également la baisse du pouvoir d’achat et l’évolution des habitudes de consommation.<br />
« On a eu le Covid et maintenant les gens regardent leurs garde-robes pour remettre ce qu’ils avaient. Le pouvoir d’achat a baissé et les gens n’ont pas de quoi vivre. Ils ne se permettent pas d’acheter des vêtements. »<br />
Elle estime également que les plateformes de e-commerce et les sites à bas prix contribuent à fragiliser davantage les commerces physiques.<br />
La commerçante explique avoir repris son magasin il y a trois ans et avoir tenté de préserver l’emploi salarié. Mais, face aux difficultés de trésorerie, la décision de fermer semble désormais inéluctable.</p>
<p>De son côté, une autre commerçante témoigne des difficultés auxquelles sont confrontés les commerces de proximité : « Ce n’est la faute de personne. C’est le pouvoir d’achat qui a baissé et les gens ne veulent plus s’habiller ni acheter comme avant. Ils préfèrent acheter en ligne, quitte à jeter les produits le lendemain. Les loyers ont toujours été chers, mais avant, il y avait beaucoup de clients. Maintenant, il n’y en a plus. C’est pour cela qu’on ressent vraiment que le loyer est devenu trop cher. »<br />
Par ailleurs, la grande enseigne de parfumerie située rue Denis-Papin réfute fermement les rumeurs annonçant une fermeture de son magasin. Elle souhaite rassurer sa clientèle : sa situation financière est saine et l’enseigne entend rester implantée dans le centre-ville de Blois.</p>
<p>Contactées par téléphone ce vendredi en fin de journée, les Vitrines de Blois n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet et ont préféré répondre à nos questions la semaine prochaine.</p>
<p><strong>Marc Gricourt : « Il va y avoir d’autres ouvertures »</strong></p>
<p>Interrogé en marge de la Fête du Sport, le maire de Blois, Marc Gricourt, a exprimé son regret face aux fermetures de commerces locaux emblématiques. Il a reconnu ne pas disposer à ce stade du nombre exact de commerces qui fermeront prochainement.</p>
<p>Il défend activement le dynamisme du centre-ville et le commerce de proximité. D’où les dernières mesures mises en place par la Ville pour inciter les Blésoises et les Blésois à revenir dans le centre-ville et à soutenir les commerces locaux.<br />
L’élu assure toutefois que des ouvertures sont également prévues dans le centre-ville et souhaite pouvoir s’exprimer davantage sur la situation dans les prochains jours, une fois qu’il disposera de données plus précises.</p>
<p><strong>La Ville répond sur les caméras</strong></p>
<p>Sur la question de la vidéoprotection, Frédéric Orain, maire-adjoint chargé de la prévention, de la sécurité et de la tranquillité publique, rappelle que l’accès aux images est strictement encadré.<br />
« Il y a trois personnes qui peuvent savoir si elles marchent ou pas : le procureur de la République, le maire de la Ville et moi-même. Personne d’autre n’a accès aux caméras. »<br />
L’élu répond ainsi aux interrogations de certains commerçants sur le fonctionnement du dispositif de vidéoprotection.<br />
<strong>« Le problème ne touche pas que Blois »</strong><br />
Concernant les personnes présentant des troubles psychologiques et les situations de grande précarité évoquées par les commerçants, Frédéric Orain reconnaît une réalité mais insiste sur son caractère national.<br />
« C’est une réalité et le problème ne touche pas que Blois, mais il est national, avec une grosse difficulté d’hospitalisation forcée, de soins et de suivi. »<br />
Selon lui, la réponse ne peut pas se limiter à l’enfermement.<br />
« Souvent, la réponse de l’État est de les enfermer, mais cela, au contraire, pourra aggraver leurs problèmes psychologiques. La grosse difficulté est de réclamer à chaque fois des soins pour ces personnes. »<br />
<strong>Quel avenir pour le centre-ville de Blois ?</strong><br />
Entre fermetures de boutiques, baisse de fréquentation, pouvoir d’achat contraint, loyers commerciaux, concurrence du e-commerce, manque d’animations et inquiétudes liées à la sécurité, les commerçants interrogés dressent un tableau particulièrement préoccupant.<br />
Mais la situation n’est pas propre à Blois. La transformation du commerce de proximité touche de nombreuses villes françaises, confrontées à l’essor du commerce en ligne et à l’évolution des habitudes de consommation.<br />
À Blois, l’enjeu sera désormais de savoir si les futures ouvertures annoncées par la Ville permettront de compenser les départs et surtout de recréer une dynamique commerciale durable dans le centre-ville.</p>
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