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Un chantier lancé à bas bruit par Emmanuel Macron

Le chef de l’État  Emmanuel Macron veut montrer qu’il n’a pas renoncé à une réforme censée « redonner de la souveraineté populaire », et qui pourrait comprendre le septennat, le calendrier électoral ou la proportionnelle. Ce, malgré les tensions autour des retraites et l’affaiblissement de sa majorité à l’Assemblée nationale.

François Hollande a mis de côté les rancunes du passé avant de se rendre, vendredi 3 février, à l’Elysée. Pour la troisième fois depuis 2017, l’ancien président a répondu présent, acceptant un déjeuner en tête-à-tête avec Emmanuel Macron. « La gêne n’est pas de mon côté », confiait, il y a quelques semaines, le socialiste, évoquant ses rares apartés avec celui qui fut son secrétaire général adjoint et son ministre de l’économie.

De cet échange présidentiel de plus de deux heures et demie, peu de choses ont filtré. Hormis le fait qu’a été largement abordé l’ordre du jour souhaité par Emmanuel Macron, celui des institutions de la Ve République. François Hollande avait des idées à suggérer à l’actuel président, comme celle de supprimer le premier ministre, qu’il aborde dans son livre Répondre à la crise démocratique (Fayard, 2019).

En dépit de ces obstacles, la Macronie s’élance. « Après les retraites, nous devrons réformer nos institutions », a annoncé, dans un entretien au Figaro le 12 janvier, Stéphane Séjourné, secrétaire général du parti présidentiel Renaissance. Le même jour, Emmanuel Macron réunissait les présidents de commission des lois de la majorité pour ouvrir le chantier.

Ce dernier ne doit pas se résumer à un simple toilettage de la Constitution. Mais au moment où la rue et l’Assemblée s’enflamment sur la réforme des retraites, est-il opportun de se lancer dans un big bang institutionnel ? Un changement de la Constitution nécessite d’être approuvé par les deux chambres en vote identique, puis à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés par l’ensemble du Parlement réuni en Congrès.

En dépit de ces obstacles, la Macronie s’élance. « Après les retraites, nous devrons réformer nos institutions », a annoncé, dans un entretien au Figaro le 12 janvier, Stéphane Séjourné, secrétaire général du parti présidentiel Renaissance. Le même jour, Emmanuel Macron réunissait les présidents de commission des lois de la majorité pour ouvrir le chantier.

Chez Renaissance, des groupes de travail se mettent en place tandis que le chef de l’Etat a prévu plusieurs déjeuners. Après François Hollande, Nicolas Sarkozy doit être reçu au palais présidentiel mardi 7 février, avant le président du Sénat, Gérard Larcher, lundi 13 février, et son homologue à l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, le lendemain.

Le mot d’ordre : « Ne rien imposer, tout proposer », résume-t-on à l’Elysée à l’AFP. Les propositions du camp présidentiel ont déjà été égrainées de-ci de-là, espérant les faire entrer dans une atmosphère saturée par la réforme des retraites et les préoccupations liées au pouvoir d’achat.

 

AFP

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