
Drame familial à Suèvres : une aide-soignante de 40 ans poignardée à mort, le conjoint interpellé à Blois
- Nawel THABET
- 12 juin 2026
- Femme, Centre Val de Loire, Société
- Blois
Une mère de famille de 40 ans a été tuée à l’arme blanche dans la nuit du 11 au 12 juin à Suèvres, près de Blois. Alertés par l’appel au 17 de la fille aînée du couple, les gendarmes ont découvert la victime grièvement blessée à son domicile. Malgré les tentatives de réanimation, son décès a été constaté peu après 1h30. Le père de famille, âgé de 50 ans, a été interpellé quelques heures plus tard à Blois. Une enquête pour assassinat a été ouverte par le parquet de Blois, a indiqué Stéphane Javet , procureur de la République.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Une femme de 40 ans a été tuée à l’arme blanche dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 juin à Suèvres, près de Blois. Son compagnon, âgé de 50 ans, a été interpellé quelques heures plus tard. Une enquête pour assassinat est en cours.
C’est un drame familial qui a bouleversé la commune de Suèvres dans la nuit du 11 au 12 juin. Peu après minuit, les gendarmes de la brigade territoriale autonome de Mer sont intervenus au domicile d’une famille après un appel au 17 passé par une adolescente de 16 ans. La jeune fille a indiqué aux secours que son père venait de porter plusieurs coups de couteau à sa mère au sein de la maison familiale.
Selon le procureur de la République, Stéphane Javet, à leur arrivée, les gendarmes ont découvert une situation dramatique. Les quatre enfants mineurs du couple, âgés de 4 à 16 ans, s’étaient réfugiés dans une chambre à l’étage. Malgré de nombreuses tentatives de réanimation, la mère de famille, une aide-soignante de 40 ans, n’a pas survécu à ses blessures. Son décès a été prononcé à 1 h 38.
Selon les premiers constats, plusieurs plaies causées par une arme blanche ont été relevées, notamment sur des zones vitales. Une autopsie doit permettre de préciser les circonstances exactes du décès.
Le suspect retrouvé à Blois
Immédiatement après les faits, un important dispositif de recherche a été déployé pour retrouver le compagnon de la victime. L’homme, âgé de 50 ans, a finalement été interpellé vers 3 h 45 à Blois par des effectifs de la police nationale.
Selon le parquet de Blois, il se trouvait alors en état d’ivresse. Placé en garde à vue dans un premier temps, il a toutefois dû être hospitalisé en raison de son état de santé. Une suspicion de pneumothorax a conduit les médecins à juger la mesure de garde à vue incompatible avec son état. Lors d’un examen médical, deux plaies suturées au niveau du thorax ont également été constatées.
L’homme demeure actuellement hospitalisé sous surveillance de la gendarmerie. Son état est considéré comme stable.
Des violences déjà signalées
Les premiers éléments de l’enquête révèlent que le couple traversait une période de séparation. Le parquet évoque également un contexte de forte jalousie exprimée par le mis en cause.
La victime s’apprêtait à intégrer un logement social avec ses enfants. Elle avait auparavant confié subir des violences psychologiques ainsi que, à certaines occasions, des violences physiques.
Ces révélations prennent une résonance particulière puisque les services judiciaires avaient déjà été saisis. Une enquête était en effet ouverte depuis le mois de février 2026 à la suite d’un signalement transmis par l’aide sociale à l’enfance. La quadragénaire avait également déposé plainte le 28 janvier dernier pour des violences psychologiques et avait dénoncé un épisode de violence physique remontant à novembre 2025.
Cette procédure était toujours en cours au moment des faits et plusieurs actes d’enquête avaient déjà été réalisés.
Les quatre enfants pris en charge
Face à la gravité de la situation, le parquet de Blois a ordonné dès ce vendredi 12 juin, le placement provisoire des quatre enfants auprès de l’aide sociale à l’enfance du Loir-et-Cher.
La fratrie a été immédiatement prise en charge par les professionnels de l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) du centre hospitalier de Blois. Une solution de placement familial est actuellement recherchée par les services du Conseil départemental. Des droits de visite médiatisés pourraient être accordés à certains membres de la famille.
Une information judiciaire à venir
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Blois sous la qualification criminelle d’assassinat.
Dès que l’état de santé du suspect le permettra, celui-ci devrait être placé en garde à vue avant une probable ouverture d’information judiciaire. Les investigations devront désormais établir avec précision le déroulement des faits ainsi que l’ensemble du contexte ayant conduit à ce drame.
Le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, a indiqué que l’enquête se poursuivait activement afin de déterminer toutes les circonstances de cette affaire.
