
« Trop de morts sur les routes » : un village de la sécurité routière pour clôturer la campagne en Loir-et-Cher
- Nawel Thabet
- 13 juin 2026
- Centre Val de Loire
- Loir-et-Cher
Après un mois de sensibilisation à travers tout le département, la campagne « Trop de morts sur les routes du Loir-et-Cher » s’est achevée ce samedi 13 juin sur la place Valin-de-la-Vaissière à Blois. Associations, services de l’État, forces de l’ordre et acteurs de la prévention étaient réunis au sein d’un village de la sécurité routière destiné à sensibiliser le grand public aux dangers de la route. Si l’opération touche à sa fin, les autorités assurent que la mobilisation se poursuivra dans les mois à venir.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Un village de la sécurité routière au cœur de Blois. Plusieurs stands ont accueilli le public tout au long de la journée : Police nationale, Gendarmerie, Police municipale, SDIS 41, Prévention routière, Oppelia VRS 41, DREAL ou encore services chargés du contrôle des transports terrestres. Démonstrations, simulateurs, ateliers de prévention et initiation aux gestes de secours ont rythmé cette journée ouverte à tous.
« Les messages forts ont porté »
Présente lors de la clôture de la campagne, Naïma Ben Ahmed, directrice de cabinet du préfet de Loir-et-Cher, s’est félicitée de la mobilisation observée durant ce mois d’actions, « nous avons senti une véritable mobilisation. Cette campagne ne va pas disparaître. Nous souhaitons renouveler ce type d’opérations afin de donner davantage de visibilité aux associations et aux services de l’État engagés au quotidien dans la sensibilisation. »
Elle souligne également l’impact des interventions menées auprès des lycéens « les premières actions menées pour les lycéens ont eu un écho très fort avec des messages de prévention qui ont marqué les jeunes. »
Une campagne née d’un constat alarmant
Le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, rappelle l’origine de cette campagne lancée après la présentation des chiffres particulièrement préoccupants de la mortalité routière dans le département.
« Cette campagne est le fruit d’un travail commun entre la préfecture, le conseil départemental et l’autorité judiciaire. Les affiches étaient volontairement choc, parfois dures, mais nous avons estimé qu’elles étaient nécessaires. »
Un bilan complet sera réalisé à la rentrée de septembre.
« L’action se termine aujourd’hui, mais le travail des services de l’État va continuer. J’espère que les jeunes comme les moins jeunes auront été sensibilisés. »
Des actions qui se poursuivent sur le terrain
Pour Attar Nassiri, responsable de l’unité sécurité routière à la Direction départementale des territoires, l’objectif était d’aller à la rencontre du plus grand nombre.
« Nous avons choisi un emplacement en plein centre-ville, un jour de marché, afin de sensibiliser un maximum de personnes. »
La prévention se poursuivra dès ce week-end avec une opération destinée aux motards : « Près de 80 motards participeront à une journée encadrée par les gendarmes sur le site de l’ECF. L’objectif est de rappeler les bons comportements tout en conservant le plaisir de conduire. »
Simulateurs, secourisme et prévention des addictions
Les visiteurs ont pu découvrir les conséquences d’un accident grâce aux ateliers de la Prévention routière, participer à des démonstrations de premiers secours avec le SDIS 41 et tester des lunettes simulant les effets de l’alcool ou des stupéfiants proposées par Oppelia VRS 41.
Les familles étaient nombreuses à participer aux animations, notamment sur le circuit vélo pédagogique installé pour les enfants.
Parmi les animations proposées au public, le responsable de Cristian Beauné, l’association Prévention routière a organisé une simulation d’accident permettant de mesurer les effets d’un choc à faible vitesse sur le corps humain. Le préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet, l’adjoint au maire de Blois chargé de la sécurité, Frédéric Orain, le procureur de la République, Stéphane Javet, ainsi que la directrice départementale des territoires ont participé à l’exercice.
Cette démonstration a notamment mis en évidence les risques de lésions du rachis cervical, communément appelées « coup du lapin », provoquées par un mouvement brutal de flexion-extension de la tête lors d’un impact. Une manière concrète de sensibiliser le public aux conséquences physiques d’un accident, même à faible vitesse.
Le Service départemental d’incendie et de secours de Loir-et-Cher (SDIS 41) était également présent sur le village de la sécurité routière. Le lieutenant Mallet a réalisé plusieurs démonstrations de premiers secours, expliquant au public les gestes à adopter face à une personne inconsciente, qu’il s’agisse d’un adulte ou d’un nourrisson. L’objectif était de sensibiliser les visiteurs à l’importance d’une intervention rapide avant l’arrivée des secours, chaque minute pouvant être déterminante pour sauver une vie.
Contrôles techniques et transports sous surveillance
Les agents de la DREAL ont également présenté leurs missions de contrôle des centres techniques et des transports routiers. Didier Gautron, responsable de l’antenne de contrôle de Tours et Blois, a rappelé le rôle essentiel de ces vérifications.
« Nous veillons au respect des normes européennes, aux temps de conduite et de repos des chauffeurs et à la lutte contre les fraudes qui peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la sécurité routière. »
La clôture du village de la sécurité routière s’est déroulée en présence du préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet, de Naïma Ben Ahmed, de Stéphane Javet, Frédéric Orain et de plusieurs élus locaux. Un mois après son lancement, la campagne « Trop de morts sur les routes du Loir-et-Cher » s’achève officiellement, mais les acteurs mobilisés assurent que la prévention routière restera une priorité tout au long de l’année.
