Violences faites aux femmes : après Saint-Aignan, la mobilisation se poursuit avec un rassemblement devant la préfecture de Blois

La mobilisation ne faiblit pas en Loir-et-Cher. Après le rassemblement organisé lundi 29 juin à Saint-Aignan en soutien aux deux plaignantes, la Coordination féministe départementale appelle à une nouvelle mobilisation samedi 4 juillet à 14 heures, devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois.
Par Nawel Thabet / Medianawplus

Ce rassemblement s’inscrit dans une journée nationale d’action visant à réclamer l’adoption d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
La Coordination féministe départementale, qui réunit notamment la CGT, le Collectif des droits des femmes, la FSU, NousToutes, le Planning familial et Solidaires, entend maintenir la pression sur le Gouvernement.
Transformer les annonces en mesures concrètes
Les organisateurs saluent la décision du Premier ministre d’inscrire à l’agenda parlementaire un projet de loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Pour autant, ils estiment que cette avancée doit désormais se traduire par des mesures concrètes.
« Si la mobilisation paie et qu’après des années d’inaction une brèche s’ouvre, il faut désormais transformer les annonces en actes », soulignent les associations et organisations syndicales.
Une loi qui ne se limite pas à la répression
La Coordination féministe demande à être pleinement associée à la préparation du texte afin qu’il conserve son ambition initiale. Elle défend une approche globale reposant sur plusieurs piliers :
la prévention des violences, notamment par le renforcement de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVAR) ; une meilleure protection des victimes, y compris les plus vulnérables ; une justice plus efficace ; la réparation pour les victimes ; la lutte contre la récidive.
Les organisations rappellent qu’une loi intégrale ne peut pas se résumer à une réponse uniquement répressive.
Des moyens financiers jugés indispensables
Les associations insistent également sur la nécessité d’accompagner cette future loi d’un budget à la hauteur des enjeux.
Selon elles, seule une politique publique dotée de moyens suffisants permettra d’apporter une réponse durable aux violences sexistes et sexuelles qui touchent chaque année des centaines de milliers de femmes et d’enfants.
À travers cette nouvelle mobilisation, la Coordination féministe départementale entend rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants demeure une priorité qui nécessite des engagements concrets, tant sur le plan législatif que financier.