
« Vous n’êtes pas abandonnés » : le préfet de Loir-et-Cher mobilise tous les acteurs pour accompagner les salariés d’Enerflux vers un nouvel emploi
- Nawel Thabet
- 30 juillet 2026
- Société
- #Préfet de Loir-et-Cher, Alixio, Enerflux, France Travail, job dating La Chaussée-Saint-Victor, Joseph Zimet, licenciement économique, Loir-et-Cher, Marc fesneau, reconversion professionnelle, Région Centre-Val de Loire, retour à l'emploi, salariés Enerflux, slider
Près de deux mois après la liquidation d’Enerflux, le préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet, a réuni ce jeudi 30 juillet les anciens salariés de l’entreprise afin de faire le point sur leur accompagnement. Objectif : les rassurer, préparer leur retour à l’emploi et annoncer un grand rendez-vous de recrutement le 23 septembre au Carroir de La Chaussée-Saint-Victor.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
« Il faut rassurer les salariés et leur dire qu’ils ne sont pas abandonnés », le message du préfet Joseph Zimet est sans équivoque : l’État restera aux côtés des anciens salariés d’Enerflux.
Réunis à la préfecture, les salariés ont pu échanger directement avec les services de l’État, France Travail et les différents partenaires mobilisés dans leur accompagnement.
« Il faut rassurer les salariés et leur dire qu’on est là. Vous n’êtes pas abandonnés. Pendant douze mois, nous allons vous accompagner vers le retour à l’emploi », a assuré le préfet.
Pour Joseph Zimet, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité du travail engagé depuis plusieurs mois autour du dossier Enerflux.
Deux batailles menées par l’État
Le représentant de l’État rappelle que deux combats ont été menés simultanément. Le premier concernait le maintien d’une activité industrielle.
« Nous avons travaillé avec les élus du territoire, le député Marc Fesneau, le président de Région François Bonneau, Christophe Degruelle et l’ensemble des partenaires. L’État a également fait pression sur Renault, ce qui a permis de consolider un scénario de reprise industrielle partielle. »
La seconde bataille porte désormais sur l’accompagnement humain, « ce qui relève du préfet départemental, c’est le retour à l’emploi. Nous appliquons la méthode qui avait été mise en œuvre après Brandt : une mobilisation générale avec un accompagnement individualisé et un suivi très rapproché. »
Un accompagnement personnalisé pendant un an
Pour chacun des salariés, un parcours individualisé est mis en place. Selon les situations, il pourra s’agir : d’un retour direct vers un emploi ; d’une formation qualifiante ; d’une reconversion professionnelle ; d’un accompagnement à la création d’entreprise.
« Certains souhaitent suivre une formation, d’autres créer leur activité. Nous sommes là pour lever tous les obstacles administratifs ou financiers : mutuelle, solde de tout compte, financement d’une formation, rédaction des CV… »
Le préfet insiste également sur l’importance du soutien psychologique, « la clé aujourd’hui, c’est de leur redonner confiance. Beaucoup ont passé 25 ou 28 ans dans cette entreprise. C’est un véritable bouleversement humain. »

Un grand job dating prévu le 23 septembre
Point d’orgue de cet accompagnement : un grand job dating sera organisé le 23 septembre au Carroir de La Chaussée-Saint-Victor.
Entreprises, recruteurs, France Travail et partenaires de l’emploi seront réunis pour proposer des offres aux anciens salariés d’Enerflux.
« Préparez-vous psychologiquement. Le travail existe. Nous sommes confiants. », conclu le préfet.
France Travail : « Les salariés ont besoin d’être rassurés »
Pour Cathy Kassongo, directrice départementale de France Travail en Loir-et-Cher, cette présence régulière des pouvoirs publics est essentielle.
« Lors d’un licenciement économique, les salariés ont besoin d’être rassurés. Nous répondons à toutes leurs interrogations : les indemnités, la mutuelle, les démarches administratives, mais aussi la préparation du retour à l’emploi avec Alixio. »
Tous les salariés bénéficient déjà d’entretiens individuels ainsi que d’ateliers collectifs consacrés à la recherche d’emploi.

Entre optimisme et inquiétudes
À la sortie de la réunion, plusieurs salariés saluent l’accompagnement mis en place.
Claire, ancienne opératrice de production, se veut confiante. « Je suis optimiste. À chaque fois que j’ai eu une question sur mes papiers ou mes indemnités, j’ai obtenu une réponse. Aujourd’hui, je me sens bien accompagnée. »
Même sentiment pour Christophe, ancien conducteur de ligne. « On voit que le préfet suit personnellement le dossier. Cela rassure les salariés. »
D’autres restent plus prudents. Damien, qui souhaite devenir accompagnant éducatif et social, s’inquiète des conséquences financières de sa reconversion. « Ma formation dépasse la durée du CSP. Je vais perdre entre 600 et 700 euros par mois. Financièrement, cela va être compliqué. »
« Nous avons des compétences »
Pour Sophie, Stéphane et Jean-Marie, la priorité est désormais de retrouver un emploi correspondant à leur expérience.
« Nous savons que nous ne retrouverons pas un poste du jour au lendemain. Peut-être faudra-t-il commencer par de l’intérim. Mais nous avons des compétences et nous ne voulons pas accepter n’importe quel salaire. »
Tous saluent néanmoins la démarche du préfet. « Il nous reçoit, il nous écoute, il nous met en confiance. Cela montre que nous ne sommes pas laissés de côté. »
Un objectif partagé : retrouver un emploi
À travers cette mobilisation collective, État, collectivités locales, France Travail et partenaires affichent une même ambition : permettre à chacun des anciens salariés d’Enerflux de retrouver un emploi durable.
Le rendez-vous du 23 septembre, avec le job dating organisé à La Chaussée-Saint-Victor, constituera une nouvelle étape de ce dispositif d’accompagnement qui se poursuivra pendant douze mois.
