À Blois, une manifestation en soutien à la Palestine dénonce la situation à Gaza et une loi controversée
- Nawel THABET
- 17 janvier 2026
- Centre Val de Loire
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Des dizaines de personnes ont manifesté samedi 17 janvier dans les rues de Blois pour exprimer leur soutien au peuple palestinien. Les participants ont dénoncé la situation humanitaire à Gaza ainsi qu’une proposition de loi débattue à l’Assemblée nationale, jugée porteuse de risques pour la liberté d’expression.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Samedi 17 janvier, des dizaines de personnes ont défilé dans les rues de Blois pour exprimer leur soutien au peuple palestinien. Les manifestants ont dénoncé la poursuite des « actes génocidaires à Gaza » et se sont opposés à la proposition de loi contre l’antisémitisme, jugée liberticide par les organisations mobilisées.
Rassemblés place de la Résistance, les manifestants ont scandé « Et que vive la lutte du peuple palestinien ! », brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire :
« Stop au génocide à Gaza », « Stop à la colonisation en Palestine » ou encore « Gaza, Blois est avec toi ».
La mobilisation a réuni notamment La France insoumise, le NPA, le Mouvement de la Paix 41 et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).
« Des actes génocidaires malgré le cessez-le-feu »
Les organisations présentes dénoncent la poursuite des violences à Gaza malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, le 10 octobre 2025.
« Selon un rapport d’Amnesty International, des actes génocidaires se poursuivent à Gaza », souligne l’AFPS.


Une mobilisation jugée « utile et nécessaire »
Pour l’Association France Palestine Solidarité, cette mobilisation reste essentielle face à la situation humanitaire dramatique.
« Il s’agit d’exprimer un soutien au peuple palestinien, qui est toujours en très grande souffrance », souligne l’AFPS, rappelant l’urgence de maintenir une pression citoyenne.
Proposition de loi Yadan : une menace pour la liberté d’expression
L’AFPS 41 et le Collectif inter-organisations Palestine 41 s’opposent fermement à la proposition de loi n°575, portée par la députée Caroline Yadan, inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale à partir du 20 janvier.
Ils estiment que ce texte constitue une « réponse inadaptée à la montée de l’antisémitisme », en confondant antisionisme et antisémitisme, au risque de porter atteinte à la liberté d’expression et de criminaliser le mouvement de solidarité avec la Palestine.
Interpellation des députés : des réponses contrastées
Comme de nombreux groupes AFPS en France, l’AFPS 41 a interpellé les députés Marc Fesneau et Christophe Marion.
Selon l’association, Marc Fesneau n’a pas répondu, tandis que Christophe Marion, membre du groupe soutenant la proposition de loi, a accepté un rendez-vous prochain avec ses représentants.
Critique de la définition IHRA et dénonciation d’une instrumentalisation
Dans un communiqué, le Collectif met en cause l’usage de la définition de l’IHRA, qui assimile antisionisme et antisémitisme :
« Critiquer la politique coloniale de l’État d’Israël est une opinion politique, et non de l’antisémitisme. »
Les organisations refusent que la lutte contre l’antisémitisme soit, selon elles, instrumentalisée pour réprimer les critiques de la politique israélienne, et appellent les parlementaires à rejeter ce texte jugé dangereux.

