ADA Blois : le centre VSF Sports s’impose comme un nouveau moteur attractif économique lors de la visite du préfet

Ce mardi 24 mars, Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, s’est rendu au centre de performance VSF Sports de l’ADA Blois Basket 41, devenu un outil clé pour le club et pour l’attractivité de Blois. Accueilli par Paul Seignolle, président du club, il a assisté à une présentation complète du site, en présence de l’équipe administrative, des bénévoles et du maître d’ouvrage. L’occasion de souligner le projet de sauvetage de l’ADA handisport et l’ambition d’une salle de 5 000 places en extension.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Implanté sur l’ancien site pharmaceutique Alkopharm / Hexim, fermé en 2014, le centre VSF Sports s’étend sur près de 5 700 m² réhabilités. Environ 5 000 m² ont été transformés en un équipement moderne dédié à la performance sportive : salles d’entraînement et de préparation physique, espaces de récupération et de suivi médical et centre de formation pour les jeunes joueurs.

Ce projet a été rendu possible grâce à un montage financier complexe associant de nombreux partenaires : Département de Loir-et-Cher, Ville de Blois, Agglopolys, Région Centre-Val de Loire, État, Europe (FEDER), fonds friches, ainsi qu’une augmentation de capital et un emprunt bancaire pour la SASP ADA Blois Basket. L’investissement global atteint environ 5,65 M€, porté à plus de 6,1 M€ avec le projet d’extension H3.

Autour de la table, au milieu, Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, échange avec l’équipe administrative de l’ADA Blois et son président Paul Seignolle lors de la présentation du centre VSF Sports et des projets à venir, ce mardi 24 mars. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus

VSF Sports : un lieu de vie, pas seulement un centre d’entraînement
Pensé comme un lieu de vie et de partage, le centre VSF Sports ne se limite pas aux terrains de basket. Il comprend un pôle événementiel et séminaires, des espaces de restauration, un pôle médical et bien-être, ainsi qu’une salle de sport ouverte au public.
Pour Julien Monclar, chef de service de communication et marketing, ce centre constitue un levier concurrentiel essentiel : avec 25 matchs à domicile par saison et la contrainte d’une salle de 5 000 places, l’ADA doit construire son modèle économique au-delà des seuls soirs de match. Le centre devient ainsi un moteur économique à l’année, capable de générer activité, événements et chiffre d’affaires.
Un pôle d’attractivité majeur derrière Jeu de Paume
Pour Paul Seignolle, président de l’ADA Blois Basket 41, le club est aujourd’hui un pôle d’attractivité structurant pour la ville. Avec environ 150 000 personnes accueillies chaque année autour de l’ADA, le centre VSF Sports se positionne juste derrière la salle Jeu de Paume (175 000 spectateurs annuels).
La réussite du centre s’accompagne du sauvetage de l’ADA handisport, relocalisée depuis l’ancien Palais des Sports et pleinement intégrée au projet. Le club revendique ainsi une vision globale : sport professionnel, formation, inclusion et développement économique local.
Une réponse à quatre contraintes majeures identifiées dès 2019
À l’origine, la direction du club a posé un diagnostic dès 2019 afin de projeter l’ADA à moyen terme et de renforcer durablement son ancrage dans le sport professionnel. Quatre constats structuraient la réflexion : une concurrence nationale accrue entre clubs ; des infrastructures sportives locales saturées ; une disponibilité limitée de la salle Jeu de Paume ; l’absence d’un véritable lieu de vie pour le club et ses partenaires.
Le centre VSF Sports se veut la réponse concrète à ces défis, « l’incarnation » du projet de club :
centre d’entraînement de haut niveau, centre de formation, pôle événementiel et séminaires, pôle médical et bien-être, restauration et services associés.
Un outil structurant, déjà tourné vers l’extension
Le plan d’affaires prévoit : un investissement total de l’ordre de 6,1 M€, un budget annuel de fonctionnement d’environ 418 000 €, un crédit bancaire d’environ 1,38 M€ sur 15 ans et une fréquentation visée de 150 000 personnes par an.
Une extension H3 est déjà à l’étude : un terrain supplémentaire homologué FFBB, pour un coût prévisionnel de 2,43 M€, afin d’augmenter encore la capacité d’accueil et de formation.