Bd BOUM 2025 : Tamos Le Thermos conquiert Blois avec sa BD “Gender Flou”
- Nawel THABET
- 28 novembre 2025
- Centre Val de Loire, Culture, Loisirs
- BD BOUM Blois, création artistique inclusive, diversité, iversité dans la BD lutte contre les stéréotypes festival BD Loir-et-Cher, LGBT+, slider, Tamos Le Termos, Thermos Genderflou non-binarité
Lors du festival BD BOUM à Blois, l’autrice et illustratrice Tamos Le Thermos a captivé une salle comble en abordant, avec humour et douceur, les questions LGBT+, la non-binarité et la transidentité. Une rencontre marquée par la présence du délégué interministériel contre la haine, venue saluer un travail artistique essentiel pour la représentation et la pédagogie.
Par Nawel THABET / Medianawplus
« Je ne suis pas habituée à ce public, mais je me sens utile »
« Je ne suis pas habituée à ce public. C’est la première fois que je participe au festival BD BOUM à Blois. Je me sens utile pour parler des questions LGBT+ », confie Tamos Le Thermos, vendredi 21 novembre 2025. Titulaire d’un master en bande dessinée à Bruxelles, l’autrice explique avoir trouvé sa voie grâce à cette formation. Après des publications timides sur Instagram, elle est contactée par une maison d’édition pour publier sa première BD.
Tamos préfère que l’on utilise le pronom iel pour parler d’elle. Son engagement porte sur les questions de genre et de transidentité, qu’iel aborde avec légèreté et un sourire qui séduit immédiatement un public curieux de découvrir son récit autobiographique Gender flou.
Une salle comble pour parler non-binarité
Devant une salle attentive, Tamos présente son premier album, une histoire qui interroge la non-binarité et la manière dont on vit avec le regard des autres. « Il y a des personnes très perturbées par cela, d’autres pour qui le genre ne change rien, et certains qui sont même agressifs ou complètement perdus », explique l’autrice.
Pourtant, Tamos reste fidèle à sa philosophie : « Pour faire de la BD, il faut s’amuser. L’idée, c’est de dédramatiser l’histoire ».
Aujourd’hui, iel continue de témoigner de son vécu, consciente que « le sujet de la transidentité reste épineux ».
Rencontre avec le délégué interministériel
Une deuxième partie de la rencontre a été consacrée à sa biographie, présentée devant le délégué interministériel contre la haine, Mathias Ott, accompagné du préfet de Loir-et-Cher.
Ce moment d’échange, organisé autour des albums Le Chevalier imberbe et Genderflou, a permis d’aborder la place de la diversité dans la création artistique et la lutte contre les stéréotypes.
« Le travail de Tamos est un plaidoyer nécessaire »
« Il y a des jeunes qui se posent des questions sur leur identité de genre. Je suis convaincu que les BD de Tamos pourront les accompagner, et peut-être éviter qu’ils portent seuls leurs interrogations. C’est aussi un message fort pour les parents et les professeurs : les accompagner, ce n’est jamais un moment simple, c’est un moment fragile », souligne le délégué interministériel, qui a salué un travail « de représentation, de plaidoyer et de pédagogie dont nous avons vraiment besoin aujourd’hui », martèle-t-il.
Un engagement national réaffirmé
Cette rencontre illustre l’engagement de l’État contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+, en soutenant les projets artistiques qui promeuvent égalité et respect. À travers Le Chevalier imberbe et Gender Flou, Tamos déconstruit les stéréotypes avec tendresse, conquérant un public curieux lors de ce festival emblématique de Blois.
Partout en France, l’État poursuit son action contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+. Il continue de soutenir les établissements scolaires et les projets culturels qui renforcent l’égalité, le respect et la cohésion sociale.

