Blois inaugure l’église Saint-Nicolas restaurée après cinq ans de travaux

Après cinq années de travaux et près de 4 millions d’euros investis, l’église Saint-Nicolas de Blois a été inaugurée vendredi 5 décembre 2025 en présence de nombreuses personnalités locales et nationales. Une cérémonie solennelle qui marque l’aboutissement d’un chantier majeur pour le patrimoine blésois.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Après une restauration de près de 4 millions d’euros investis, l’église Saint-Nicolas a été inaugurée vendredi 5 décembre 2025 en présence de plusieurs personnalités, dont le préfet de Loir-et-Cher Joseph Zimet, le président du Département Philippe Gouet et le maire de Blois Marc Gricourt, accompagnés de la Fondation Sisley-d’Ornano.
Plusieurs centaines de habitants ont assisté à la cérémonie. « L’église Saint-Nicolas est l’un des plus beaux joyaux de notre ville », a déclaré Marc Gricourt, rappelant que le monument « surplombe Blois depuis 900 ans ».
« Les Blésois connaissent mon attachement au patrimoine, et particulièrement à ce joyau emblématique de notre ville. », souligne Marc Gricourt.
Philippe Gouet a salué « la doyenne des églises blésoises », tandis que le préfet Joseph Zimet a souligné son entrée « dans le patrimoine de la Nation dès 1840 ».
Des représentants de la Fondation Sisley-d’Ornano, partenaire clé du financement
« L’église Saint-Nicolas est l’un des plus beaux joyaux de notre ville », a déclaré le maire Marc Gricourt, rappelant que le monument « surplombe la ville depuis 900 ans » et reste un repère identitaire majeur pour les Blésois.
Un monument célébré par les institutions
Les prises de parole ont souligné l’importance patrimoniale et symbolique de l’édifice.
Philippe Gouet, président du Département, a salué « la doyenne des églises de Blois, ce vaisseau de pierres qui a traversé toutes les époques ».
Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, a rappelé que l’église est « entrée dans le patrimoine de la Nation dès 1840 » grâce à son classement aux monuments historiques.
La cérémonie s’est conclue par une bénédiction solennelle présidée par Mgr Francis Bestion, évêque de Blois.
Cinq ans de travaux : une restauration majeure
Le chantier, lancé en 2020, s’est déroulé en plusieurs phases pour un coût total de près de 4 millions d’euros :
Ville de Blois : 2 000 000 €
DRAC : 1 100 000, € Fondation Sisley-d’Ornano : 490 000 €, Préfecture de Région : 73 000 €, Conseil départemental : 71 505 €, Fondation du patrimoine (mécénat participatif) : 46 577 €, Fondation Crédit Agricole : 20 000 €
Ce vaste chantier a permis de restaurer :les façades, la toiture, les vitraux, les structures fragilisées, ainsi que plusieurs éléments sculptés.
900 ans d’histoire blésoise
Un monument emblématique. Construite entre le XIIᵉ et le XIIIᵉ siècle, l’église Saint-Nicolas — anciennement Saint-Laumer — est la plus ancienne église de Blois. Elle illustre parfaitement la transition entre art roman et art gothique : arcs-boutants, vitraux lumineux, chapiteaux sculptés illustrant des scènes populaires et religieuses.

Alain Labbé et Henri Nowak en prestation dans l’église Saint-Nicolas. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus

Une histoire mouvementée
Au fil des siècles, l’église a été marquée par de nombreux événements historiques :
Guerre de Cent Ans : fortification de l’édifice pour défendre Blois.
Siège de 1568 : les Huguenots incendient l’abbaye Saint-Laumer après cinq jours d’assaut.
Seconde Guerre mondiale : les bombardements de juin 1940 soufflent les vitraux.
Malgré ces épreuves, l’église demeure un témoin vivant des épisodes majeurs de l’histoire de Blois.
L’inauguration de ce vendredi 5 décembre 2025 marque la renaissance spectaculaire d’un monument millénaire. Grâce à une mobilisation collective exceptionnelle, l’église Saint-Nicolas retrouve aujourd’hui tout son éclat et s’affirme plus que jamais comme l’un des symboles patrimoniaux majeurs de Blois et du Loir-et-Cher.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.