Blois : la CGT célèbre la réintégration d’Ana Fernandes après huit mois de lutte syndicale
- Nawel THABET
- 7 décembre 2025
- Centre Val de Loire, Société
- #CGT 41, aide à domicile, Blois, l’ADMR41, Loir-et-Cher, slider
Samedi 22 novembre, l’Union départementale CGT 41, présidée par Didier Calvo, a célébré la réintégration d’Ana Fernandes, aide à domicile et secrétaire générale du syndicat CGT de l’ADMR 41, après huit mois de combat contre son licenciement.« À travers cette victoire, nous souhaitons défendre les droits de 800 aides à domicile en Loir-et-Cher », a rappelé le responsable syndical, en saluant le soutien apporté à la militante.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Pour la syndicaliste Ana Fernandes, « l’enjeu est très fort et cette victoire est essentielle ». Son combat porte sur la rémunération des heures supplémentaires réalisées par les aides à domicile lors de leurs déplacements, afin qu’elles soient correctement calculées et payées au SMIC. Elle estime que 4 à 5 heures de travail par semaine ne sont actuellement ni comptabilisées ni rémunérées. Elle demande l’ouverture d’une négociation pour établir clairement, par écrit, les modalités de calcul.

Convoquée le 20 février 2025 à un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement, puis mise à pied à titre conservatoire, Ana Fernandes avait vu les élues CFTC du CSE voter en faveur de son licenciement. L’inspection du travail de Blois a toutefois refusé l’autorisation, estimant qu’aucun élément factuel ne démontrait les accusations de harcèlement moral ou de propos diffamatoires à son encontre. Le recours hiérarchique formé par la direction de l’ADMR41 auprès du ministère du Travail a, lui aussi, été rejeté, confirmant la décision de l’inspection.
Le 3 novembre, après huit mois d’incertitude, Ana Fernandes a été réintégrée à son poste auprès des personnes âgées dont elle a la charge, ainsi que dans l’ensemble de ses mandats de représentante du personnel. « J’ai tenu à être présente pour remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenue dans mon combat », a-t-elle déclaré lors du rassemblement à l’UD 41. Pendant toute la durée de sa mise à pied, elle a poursuivi son engagement syndical : participation aux réunions du CSE, direction de la délégation CGT lors des négociations annuelles obligatoires, intervention au tribunal pour faire reconnaître les temps de déplacement, et présence aux piquets de grève devant la fédération ADMR41.
Pour la CGT, cette issue est « une victoire contre la répression antisyndicale », obtenue grâce à la mobilisation des salarié·es de l’ADMR41 et des militantes et militants du département et au-delà. Le syndicat y voit un signal fort pour l’ensemble des aides à domicile du Loir-et-Cher et entend poursuivre le combat pour la reconnaissance de leurs droits et conditions de travail.

