Blois : mobilisation devant la préfecture pour la liberté à Gaza et le soutien aux flottilles

Ce jeudi 2 octobre, des dizaines de manifestants se sont amassé devant les grilles de la préfecture à Blois, réclamant la libération des membres de la Flottille de la liberté, interceptée la veille par Israël au large de Gaza. À plusieurs milliers de kilomètres, la même ferveur anime les rues de Blois et les flots gazaouis : la solidarité citoyenne face au blocus et au génocide.

Par Nawel THABET / Medianawplus

Un rassemblement décidé pour Gaza. À 18h30, les soutiens du peuple palestinien, femmes, hommes et enfants, l’AFPS 41  ainsi que les syndicats CGT, FSU41, Solidaires,  se sont rassemblés à Blois pour réclamer la protection des volontaires pacifiques et dénoncer l’action israélienne contre la flottille humanitaire.

Violaine Coroller LFI (La France insoumise) exige la libération des militants et le dépôt de plainte contre Israël :
« Israël se moque du droit international, attaque, kidnappe et emprisonne plus de 400 volontaires qui ont pris leurs responsabilités face au génocide à Gaza. »

Une mobilisation internationale et locale sous haute tension

Leïla Petit de l’AFPS 41 a salué la mobilisation exceptionnelle des dockers italiens et la pression mondiale qui pèse sur Israël :
« La mission principale de cette flottille n’est pas seulement d’apporter de l’aide, mais aussi de médiatiser le génocide en cours et le blocus illégal imposé à Gaza depuis 18 ans. »

La situation sur le terrain reste préoccupante : survols de drones, explosions, intimidations dès le départ de la flottille et jusqu’à son interception par l’armée israélienne.

Revendications citoyennes et politiques

Les manifestants blésois et leurs réseaux réclament :

l’arrêt immédiat du génocide à Gaza

l’accès urgent à l’aide humanitaire

le retrait total et permanent des troupes israéliennes

l’arrêt de la colonisation et des colonies illégales

le droit au retour des réfugiés palestiniens et leur indemnisation

la fin de l’apartheid systémique, pour une égalité de droits

l’application réelle du droit à l’autodétermination

Des revendications qui pèsent sur le débat politique

Les orateurs interrogent : « Dans son discours, Macron ne dit pas le mot ‘colonisation’ alors que c’est le crime initial ! La reconnaissance a été accordée sous condition, au bénéfice d’Israël, sans que les Palestiniens aient droit à la parole sur leur avenir. »

La mobilisation ne faiblit pas : conférence le 11 octobre, suivi de nouveaux appels à l’action lancés par l’AFPS 41.

Entre le blocus et la réponse citoyenne, la solidarité internationale prend corps chaque soir devant les préfectures et se poursuit sur tous les continents. L’exigence est claire : justice, sanctions contre Israël et protection des droits fondamentaux du peuple palestinien.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.