Blois : Plus de 1.000 manifestants pour « Bloquons tout »
- Nawel THABET
- 10 septembre 2025
- Centre Val de Loire, France, Société
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Le mouvement citoyen « Bloquons tout » a mobilisé plus de 1.000 personnes à Blois ce 10 septembre, rejoignant une mobilisation nationale contre les politiques budgétaires et sociales du gouvernement.
Par Nawel THABET / Medianawplus
Une mobilisation citoyenne et syndicale. À Blois, plus de 1.000 personnes ont participé ce mercredi 10 septembre au mouvement « Bloquons tout ». Le cortège est parti de la préfecture, passant par la poste et le square Victor-Hugo, avant de rejoindre la place de la Résistance.
Étudiants, lycéens, jeunes, précaires et militants syndicaux se sont retrouvés derrière la banderole de tête portée par la CGT, la FSU et Solidaires. Les slogans fustigeaient « le budget Bayrou », ” Défendons l’emploi, le pouvoir d’achat , les droits au travail, une sécurité sociale solidaire, des services de qualité”, la politique d’austérité et les atteintes aux services publics.Juste derrière une grande banderole bleue des étudiants ” Etudiant.E.S Uni.E.S contre la Tyrannie”.
« C’est très important de participer, confie Élie, ex-étudiante. Le budget, c’est la goutte de trop. On fait toujours payer les précaires et on sacrifie l’écologie. »
Les syndicats en première ligne
Emmanuel Mercier a dénoncé une politique « d’austérité autoritaire », imposée malgré la défaite de François Bayrou au Parlement. Pour lui, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit « la même feuille de route », avec « moins de services publics, moins de solidarité et moins de protection sociale ».
Les représentants de Solidaires ont lié austérité et militarisation. Selon eux, « nommer un ancien ministre des Armées à Matignon, c’est préparer la guerre alors que les besoins essentiels ne sont pas satisfaits ». Ils appellent à intensifier la mobilisation jusqu’à la journée de grèves du 18 septembre, pour « gagner des augmentations de salaires, la justice fiscale et le développement des services publics ».
La CGT a rappelé que le mouvement « est parti de la base, des ateliers et des services », et qu’il s’agit désormais de transformer la colère en grèves massives. Dans son discours, la centrale a listé ses revendications :
augmentation des salaires, pensions et minima sociaux,
financement des hôpitaux, écoles et services publics,
retraite à 60 ans,
arrêt des licenciements et conditionnement des aides publiques aux entreprises,
justice fiscale et taxation des grandes fortunes.
« Nous ne paierons pas pour la dette du capital et les budgets de guerre », a martelé la CGT.
Pour Noëlla, CGT hôpital « En tant que syndicat, nous sommes ici pour soutenir le mouvement et porter nos revendications : salaires, accès aux services publics… Nous avons notre propre journée de mobilisation le 18 septembre, mais nous nous sentons légitimes d’être là aujourd’hui. La différence, c’est que nous organisons surtout nos actions dans les entreprises avec les salariés. »
Et après ?
Tous les syndicats appellent à élargir le mouvement jusqu’à la grève nationale du 18 septembre, présentée comme une étape décisive. Plusieurs dates de mobilisation sont déjà annoncées, le 13 septembre en soutien au peuple Palestinien, le 28 septembre pour les droits des femmes et le 9 octobre avec les personnels de santé et de la Sécurité sociale.
