Brigitte Bardot est morte à 91 ans, icône du cinéma et de la cause animale
- Nawel THABET
- 28 décembre 2025
- Culture
Brigitte Bardot est décédée ce dimanche 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans, a annoncé sa fondation. Figure absolue du cinéma français et international, « BB » restera l’incarnation d’une femme libre, à la fois mythe national et militante infatigable de la cause animale.
Par Nawel THABET / Medianawplus
Née en 1934 dans le 15ᵉ arrondissement de Paris, d’un père ingénieur et d’une mère artiste, Brigitte Bardot grandit dans un cadre strict et austère. Très tôt, la danse devient sa première passion et lui ouvre les portes du Conservatoire de Paris.
Mais sa beauté la conduit rapidement devant l’objectif : couvertures de magazines puis premiers rôles au cinéma. Repérée par Roger Vadim, qu’elle épouse à 18 ans, elle apparaît dans Le Trou normand (1952), Si Versailles m’était conté (1953) ou Les Grandes Manœuvres (1955), avant de devenir un visage familier du grand écran.
« Et Dieu créa la femme » : naissance du mythe « BB »
En 1956, Et Dieu créa la femme, réalisé par Roger Vadim, fait d’elle une star mondiale et fonde le mythe « BB ». Le film, annonciateur de la Nouvelle Vague, impose Bardot comme symbole de liberté, de scandale et de fascination, bien au‑delà des frontières françaises.
Star absolue, elle devient une figure centrale de l’imaginaire collectif, mais supporte mal cette surexposition. Menacée par l’OAS pendant la guerre d’Algérie, traquée par les paparazzis, elle se réfugie à Saint‑Tropez, dans sa maison de la Madrague, qui deviendra un lieu mythique et l’objet d’une chanson.
Une icône populaire, entre amours, musique et Marianne
Au fil de ses amours, de ses mariages avec Jacques Charrier puis Gunter Sachs, et de ses incursions dans la chanson – dont un duo resté célèbre avec Serge Gainsbourg –, Brigitte Bardot s’enracine dans le cœur des Français.
Ses initiales « BB » deviennent un symbole : mystère, gloire, distance. Elle prête son visage à Marianne, inspire des générations, donne son prénom à des milliers de jeunes filles, tout en portant dans le débat public une voix rebelle et sans filtre, disant ses idées sans chercher à plaire.
Elle était à la fois admirée et détestée, ses déclarations choc et ses prises de position tranchées sur des sujets de société lui valant cinq condamnations pour provocation à la haine.
Une actrice qui quitte le cinéma pour la cause animale
En 1973, Brigitte Bardot fait un choix radical : elle renonce définitivement au cinéma pour se consacrer à la défense des animaux, qu’elle érige en combat central de sa vie. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, qu’elle finance notamment par la vente de ses biens personnels.
La fondation se bat contre l’importation des peaux de phoque – obtenant leur interdiction –, contre les conditions d’élevage industriel, les abandons d’animaux de compagnie, les chasses illégales d’espèces menacées, les expérimentations et combats d’animaux. Pour des millions de sympathisants et de bénévoles, Bardot incarne cette cause de progrès.
Une trace durable dans l’imaginaire français
Brigitte Bardot aura marqué la France à plusieurs niveaux : star de cinéma, symbole de féminité libre, Marianne républicaine et figure de la protection animale. À travers ses films, ses engagements et ses prises de position, elle laisse une empreinte durable dans la culture populaire et le débat public.
Icône parfois controversée, mais toujours singulière, elle restera pour beaucoup l’expression d’une France qui se rêve à la fois moderne, sensuelle et attendrie par la cause des plus vulnérables, humains comme animaux.
