Budget 2026 : Sébastien Lecornu assume le 49.3 et promet un cap à 5% de déficit “sans hausse d’impôts pour les ménages”

À la veille d’engager la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu défend, ce lundi 19 janvier, une “équation budgétaire” qu’il juge sérieuse, refuse de changer de stratégie et promet de tenir l’objectif des 5% de déficit sans augmenter les impôts des ménages.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

“Je le fais avec regret, mais il faut un budget pour la nation”, c’est les mots de Sébastien Lecornu qui rappelle les centaines d’heures de débat au Parlement et fustige une opposition qu’il accuse de renvoyer “toujours la faute sur les autres” plutôt que de construire une majorité autour du projet de loi de financement.
Il justifie le recours au 49.3 et l’engagement de la responsabilité du gouvernement “avec regret”, affirmant ne pas vouloir être “une source de désordre là où d’autres en font leur fonds de commerce”, mais estimant indispensable de “donner à la nation un budget”.

Quatre options écartées, un cap assumé
Le chef du gouvernement explique avoir examiné plusieurs scénarios, dont l’absence de budget ou le recours à une loi spéciale, qu’il jugeait mortifères pour la crédibilité de la France.
Il insiste : “Demain, j’engagerai la responsabilité du gouvernement pour le budget” et réaffirme son refus de “changer de stratégie”, préférant “prendre l’opinion publique à témoin” sur la nécessité de trancher.

Objectif : 5% de déficit et stabilité fiscale
Sébastien Lecornu promet que la France “tiendra les 5% sincèrement”, en misant sur des économies “rigoureuses sous contrainte” sur les dépenses de l’État et l’ensemble de la puissance publique.
Il affirme viser la “stabilité fiscale” : pas de hausse des impôts des ménages, un niveau de prélèvements prévu à 44,3% en 2026, comparable au niveau de 2019, tout en précisant qu’il continuera à utiliser les outils de lutte contre la fraude fiscale.

“Aucun accord secret” et lettre aux parlementaires
Le Premier ministre assure qu’“il n’y a aucune garantie, aucun accord secret” avec les formations politiques, revendiquant un budget présenté “devant les Français” par la majorité présidentielle et ses alliés.
Il annonce qu’il écrira aux parlementaires pour leur poser une question claire : “Renoue‑t‑on avec un scénario de crise ou va‑t‑on vers la stabilité ?”, appelant à être “ensemble” autour d’un texte qu’il dit “sérieux, solide” et qui “épargne les entreprises du pays”.

Une équation budgétaire saluée par le président
La porte‑parole du gouvernement relaie un message d’Emmanuel Macron, qui salue une “équation budgétaire qui permet de contenir une copie tout en permettant au pays d’avancer”.
Le chef de l’État met en avant les “références” et les “considérations” intégrées au budget et rend hommage au “travail fourni par les ministres sur ce chemin de crête”, notamment pour financer les ministères “du cœur de la République” sans renoncer aux objectifs de réduction du déficit.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.