Déjeuner de Loir-et-Cher : les collégiens du département savourent un menu étoilé avec Anthony et Fumiko Maubert
- Nawel THABET
- 25 septembre 2025
- Centre Val de Loire
- #Conseil départemental 41, Collège de Vineuil, Déjeuner de Loir-et-Cher, Phillipe Gouet, slider
Ce jeudi 25 septembre, les élèves des 26 collèges du département ont profité du traditionnel « Déjeuner du Loir-et-Cher », une opération signée par le Conseil départemental, où les chefs étoilés Anthony et Fumiko Maubert ont imaginé un menu gastronomique, sain et local, en partenariat avec les cuisiniers scolaires.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
C’est avec de grands sourires que les collégiens du Collège Marcel-Carné de Vineuil ont quitté le réfectoire ce jeudi 25 septembre après avoir régalé leurs papilles avec un repas gastronomique signé par les deux chefs Anthony et Fumiko Maubert (dont le restaurant a été distingué par une étoile au célèbre Guide Michelin en 2020).
Un rendez-vous gourmand qui change la cantine
Pour la septième édition, le Collège Marcel-Carné à Vineuil a accueilli les deux chefs du restaurant Assa (une étoile au Guide Michelin), venus offrir un repas d’exception aux 680 élèves demi-pensionnaires. De la tomate sous toutes ses formes en entrée, au Tonkatsu façon japonaise et curry végétal en plat, jusqu’à la brioche perdue au gingembre avec glace miso-vanille, les collégiens ont découvert de nouvelles saveurs.
Un menu adapté, une cuisine engagée
Pour le chef Anthony Maubert, c’est avant tout un service adapté à la cantine et un moment de partage, visant à mêler les saveurs du terroir à celles du Japon.
Il souligne l’importance d’un service pensé pour la jeunesse et pour transmettre la passion des terroirs locaux alliés à la créativité japonaise : « C’est une première pour nous et j’espère satisfaire les enfants. »
De son côté, Sylvie Simoes, cheffe de la cuisine du collège, se réjouit de la collaboration qui permet moins de gaspillage et plus de plaisir à table.
Elle souligne : « Des repas appréciés des élèves, c’est moins de gaspillage alimentaire. Nous nous efforçons donc de proposer des plats qu’ils aiment. Par exemple, le dessert d’aujourd’hui est un plat que nous allons garder en réserve et refaire. Nous ne l’aurions pas fait si le chef ne nous avait pas montré comment le préparer. »
Sylvie Simoes, explique que les deux chefs étoilés sont venus trois fois dans la semaine pour aider à adapter les petites recettes à des grandes quantités.
Une démarche de qualité, locale et responsable
Présent avec la vice-présidente Claire Foucher-Maupetit et la directrice académique Solène Berrivin, le président Philippe Gouet rappelle l’engagement du département : « Garantir des repas de qualité, variés et respectueux de l’environnement tout en soutenant les producteurs locaux, c’est notre priorité ! »
Il ajoute que « c’est dans cette volonté que s’inscrit Le Déjeuner du Loir-et-Cher. Le retour à une consommation locale figure parmi les défis à relever, à la fois pour inculquer de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge, et pour l’avenir de l’agriculture et de la planète. C’est pourquoi nous avons mis en place la plateforme Agrilocal 41, la légumerie départementale et le service de livraison Frais Devant 41 pour l’approvisionnement des cuisines scolaires. »
Le Chef du département précise que des ateliers de nutrition sont organisés depuis deux ans dans les collèges, à partir de la sixième, pour apporter de la santé dans l’assiette, manger équilibré et transmettre ce message aux parents.
« Le conseil départemental est ravi d’avoir pu travailler pour ce nouveau Déjeuner du Loir-et-Cher avec Anthony et Fumiko Maubert. Ils ont, en collaboration avec les cuisiniers des collèges, brillamment relevé le défi d’adapter leur cuisine gastronomique d’inspiration franco-japonaise à la restauration collective », a tenu à souligner Claire Foucher-Maupetit. Elle souligne aussi que le département travaille sur des produits de saison et accorde une attention particulière à la lutte contre le gaspillage.
Un déjeuner plein de succès
Les enfants repartent ravis : « On a senti une bonne odeur dès la cour, quand on a goûté, c’était trop bon ! », réagit Jessy, tandis que d’autres réclament le retour des chefs étoilés pour leur prochain déjeuner. Cette expérience collective a permis à tous de savourer la gastronomie de manière festive et éducative, … et des étoiles plein les yeux.

