Grève des enseignants : les syndicats du Loir-et-Cher se mobilisent contre les suppressions de postes et l’austérité budgétaire

Les syndicats de l’Éducation nationale appellent à une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril 2026 pour dénoncer les suppressions de postes prévues à la rentrée 2026 et réclamer un budget 2027 assorti de créations d’emplois et d’une revalorisation salariale. À Blois, un rassemblement est annoncé mardi 31 mars à 17 h 30 devant la DSDEN, mail Charlot.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

L’intersyndicale départementale, réunissant notamment la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation, dénonce une politique budgétaire jugée austéritaire. Dans l’académie, 187 postes doivent être supprimés à la rentrée 2026, une décision que les syndicats estiment lourde de conséquences pour les élèves comme pour les personnels.

Les organisations syndicales alertent sur les effets concrets de ces suppressions : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre de formation, compléments de service imposés aux enseignants et vies scolaires encore davantage sous tension. Elles estiment que le second degré est particulièrement touché, tandis que le premier degré s’apprête aussi à subir de nouvelles fermetures de classes.

Un rassemblement devant la DSDEN à Blois

À Blois, les personnels, parents d’élèves et élus locaux sont appelés à se rassembler devant les locaux de la DSDEN, mail Charlot, à partir de 17 h 30. Un bilan du CSA-SD doit être présenté à cette occasion par les représentants syndicaux. L’objectif est de rendre visibles les manques de moyens dans l’Éducation nationale et d’amplifier la mobilisation locale.

Les syndicats invitent aussi les personnels à se réunir tout au long de la semaine pour réfléchir à leur « école idéale » et identifier les moyens nécessaires : enseignants, personnels d’éducation, d’orientation, de santé, sociaux, techniques et administratifs. Cette démarche vise à montrer que la baisse démographique ne doit pas servir de prétexte à l’austérité.

Budget 2027 et revalorisation salariale

Au-delà de la rentrée 2026, les organisations syndicales veulent déjà peser sur le budget 2027. Elles réclament des moyens pérennes, des créations de postes et une revalorisation salariale sans contreparties. Pour elles, l’Éducation nationale ne peut pas continuer à fonctionner avec des moyens en baisse alors que les besoins des élèves restent importants.

Les syndicats dénoncent également le blocage des salaires et la dégradation des conditions de travail. Ils estiment que les fermetures de classes, la fragilisation de l’école inclusive ou le manque de remplaçants aggravent une situation déjà difficile dans les établissements.

Une semaine d’actions dans tout le département

La semaine du 30 mars au 3 avril doit permettre de multiplier les initiatives : grèves locales, rassemblements, actions avec les parents d’élèves, opérations de sensibilisation dans les établissements. Les syndicats veulent faire de cette séquence un point d’appui pour obtenir un changement de cap budgétaire. Leur mot d’ordre est clair : refuser les suppressions de postes et défendre un service public d’Éducation mieux doté, mieux reconnu et mieux rémunéré.