Grève du 18 septembre : 2.000 manifestants dans les rues de Blois, colère et revendications au cœur du cortège

Ce jeudi 18 septembre, Blois a vu défiler 2.000 manifestants venus exprimer leur mécontentement face à la politique gouvernementale.

Par Nawel THABET / Medianawplus

Une semaine après le mouvement « Bloquons tout », la participation a doublé à Blois ce jeudi 18 septembre.Environ 2.000 personnes ont défilé entre la préfecture et la place de la Résistance, selon la CGT.
Sous un soleil radieux, l’ambiance est restée festive et bon enfant, sans incident.Le cortège a parcouru les rues depuis la préfecture jusqu’à la place de la Résistance, scandant l’abrogation de la réforme des retraites, la défense des services publics et la justice fiscale.

Témoignages et revendications : la colère du terrain

Catia, infirmière à l’hôpital de Blois, lance : « J’appelle au changement, tous les services publics sont à l’abandon depuis 30 ans, la politique d’Emmanuel Macron ne me convainc plus. »
À ses côtés, Sylvie, récemment retraitée du secteur de la santé, regrette de devoir « multiplier les missions » pour joindre les deux bouts. Elle dénonce l’insécurité financière : « Il faut arrêter de taper sur les retraités, nos maisons ne sont pas encore payées et nos enfants vont loin pour étudier et ça coûte cher. »
Dans la foule, Nadya brandit sa pancarte : « Désobéissance, révolution s’imposent ! Français, réveillez-vous. » Léa réclame « une meilleure répartition des richesses » et Marine s’inquiète du prochain budget, jugé trop restrictif.

Une association menacée

Une représentante de l’APFS, qui souhaite rester anonyme, dénonce la fermeture annoncée de leur structure :
« Nous accueillons des enfants handicapés, et nous ne savons pas ce qu’ils vont devenir. Nous allons être avalés par le conseil départemental. »

Des annonces gouvernementales jugées insuffisantes

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’abandon de la suppression de deux jours fériés et la limitation des avantages des anciens ministres.
Mais pour Nicolas, manifestant blésois, « la première chose à faire, c’est augmenter les salaires ».

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme

Emmanuel Mercier, secrétaire général(FSU41) plaide pour « changer radicalement la politique économique et sociale, et financer l’hôpital, l’éducation et les services publics grâce à une meilleure répartition des richesses ».


Pour Nicolas Rivière (CGT Vendôme) : « Il faut de l’urgence logique pour une vraie justice sociale et fiscale. »

La représentants syndicaux en tête du cortège de la manifestation du 18 septembre 2025 à Blois. Crédit photo Nawel THABET / Medianawplus

Une mobilisation nationale et locale, chiffres en débat

À Blois, le cortège affichait le soutien des élus locaux, dont Marc Gricourt, maire de Blois. Les syndicats revendiquent « plus d’un million » de participants sur l’ensemble du territoire, tandis que les autorités avancent le chiffre de 500.000. Cette mobilisation, supérieure au mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre, confirme la montée d’une colère sociale persistante avant l’examen du budget d’automne.

2.000 manifestants venus exprimer leur mécontentement face à la politique gouvernementale, jeudi 18 septembre à Blois. crédit photo Nawel THABET / Medianawplus
Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.