Grève du 2 octobre : plus de 800 manifestants dans les rues de Blois, la colère syndicale reste intacte
- Nawel THABET
- 2 octobre 2025
- Centre Val de Loire, Société
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La flamme ne s’éteint pas dans le Loir-et-Cher. Ce jeudi 2 octobre, plus de 800 manifestants se sont réunis à Blois, répondant à l’appel de l’intersyndicale. Malgré une nette baisse de la mobilisation dans la rue, la colère du monde du travail ne faiblit pas : des victoires locales, des discours revendicatifs, et l’affirmation d’une lutte qui se poursuit dans les entreprises et sur le terrain social.
Par Nawel THABET / Medianawplus
Plus de 800 personnes ont manifesté jeudi 2 octobre à Blois, dans un climat d’attente et de fatigue mais sans résignation. Malgré la baisse de la mobilisation en Loir-et-Cher comme partout en France, les syndicalistes martèlent : la colère sociale ne faiblit pas et les victoires locales inspirent la suite de la lutte.
Une mobilisation en baisse, mais une colère intacte. Si le cortège blésois s’est réduit par rapport au 18 septembre (2 000 manifestants il y a quinze jours), les slogans ont résonné fort contre la politique d’austérité et le manque de réponses du premier ministre Sébastien Lecornu.
Un cortège réduit, mais des revendications puissantes
La manifestation, partie de la Préfecture vers 14h00, a vu les syndicalistes CGT, FSU et Solidaires rappeler que « chaque combat des travailleuses et travailleurs compte pour que nos exigences soient entendues et enterrer les budgets antisociaux ».
Didier Calvo, UD CGT 41 : « Camarades, la lutte continue dès demain partout : de Bosch aux établissements scolaires, en passant par la santé, le commerce et l’associatif. Syndiquons-nous pour gagner. »
« Il n’y a pas de petites luttes, chaque combat et chaque victoire des travailleuses et travailleurs du Loir-et-Cher compte pour que nos exigences soient entendues », a lancé Didier Calvo, secrétaire général de la CGT 41, invitant chacun à organiser la lutte : « Prenons nos affaires en main, syndiquons-nous pour gagner sur nos revendications, pour le progrès social et faire reculer le capital. »
Des revendications portées haut et fort
Les syndicats ont rappelé les motifs d’une colère persistante lors des prises de parole depuis l’escalier Denis-Papin :
« Le chantage à la dette, de l’argent pour la guerre, 200 milliards d’euros pour les entreprises, des salaires bloqués, la suppression de postes dans les services publics, ÇA SUFFIT ! »
« STOP à la chasse aux pauvres, aux chômeurs, aux sans-papiers… la précarité, la répression et le mépris des jeunes, ÇA SUFFIT ! »
« Nous disons NON à un budget au service exclusif du patronat et des riches. ».
Les prises de parole ont mis en lumière la solidarité ouvrière, la nécessité d’organiser les luttes dans chaque secteur, et la détermination à arracher « la justice sociale, fiscale et environnementale ».
Des exemples de luttes locales
De Bosch aux EHPAD, en passant par les salariés de l’ADMR 41, de la santé, de l’énergie ou de la Poste, chaque victoire locale est brandie comme un exemple à suivre, scande Didier Calvo : “Chez Bosch, une mobilisation de plusieurs semaines a permis de faire reculer la multinationale sur l’emploi et les droits sociaux.”
il ajoute “Dans les EHPAD, la mobilisation se poursuit pour la reconnaissance, l’embauche et la lutte contre la pression managériale.” et “Les travailleuses de l’ADMR 41 bataillent pour la rémunération des temps de déplacement, prêtes à poursuivre la négociation jusqu’au bout.
Une détermination à poursuivre
Emmanuel Mercier (FSU 41) prévient : « Notre détermination est intacte pour obtenir un budget de justice sociale, fiscale et environnementale. Grâce à nos mobilisations, nous avons prouvé que le problème de la dette n’est pas un problème de dépenses, mais bien de recettes. », prévient, Emmanuel Mercier (FSU 41).
Il appelle à « obtenir un vrai dégel des salaires, défendre la Sécurité sociale et s’attaquer à l’injustice fiscale ».
Les syndicats appellent d’ores et déjà à poursuivre les actions, notamment dans l’éducation le 14 octobre. La bataille pour de meilleurs salaires, la réforme des retraites et la taxation des grandes fortunes reste d’actualité.
« Le combat est loin d’être terminé. Nous vous donnons rendez-vous dans la lutte et dans la rue ! »

