Guerre en Ukraine : une force multinationale et des garanties de sécurité pour “le jour d’après”

Réunis à Paris ce mardi 6 janvier 2026, les membres de la Coalition de soutien à l’Ukraine, dont les États‑Unis, ont finalisé leurs contributions aux futures garanties de sécurité pour Kyiv. Objectif : doter le pays, une fois un cessez‑le‑feu crédible en place, des moyens militaires, politiques et diplomatiques nécessaires pour prévenir toute nouvelle agression russe.

Par Nawel THABET / Medianawplus

Les alliés de Kyiv ont franchi une nouvelle étape, ce mardi 6 janvier 2026 à Paris, en définissant des garanties de sécurité et une future force multinationale pour l’Ukraine, une fois un cessez‑le‑feu durable obtenu, avec une participation annoncée de la France au contrôle de la frontière russo‑ukrainienne.

Un sommet qui  s’inscrit dans la continuité de la réunion de la Coalition du 11 décembre. Il a permis de préciser la contribution de chaque État volontaire aux garanties de sécurité destinées à l’Ukraine.
Ces engagements doivent entrer en action « le jour d’après » : une fois un cessez‑le‑feu durable obtenu, ils visent à empêcher toute nouvelle offensive russe en combinant aide militaire, soutien diplomatique et éventuelles sanctions supplémentaires en cas de violation.

Contrôle du cessez‑le‑feu et surveillance de la frontière

Les discussions ont aussi porté sur les mécanismes de surveillance d’un futur cessez‑le‑feu. Un dispositif de suivi fiable et continu doit être mis en place, avec la participation des membres de la Coalition.
Une commission spéciale sera chargée d’examiner toute violation, d’en attribuer la responsabilité et de proposer des mesures correctives. Ce mécanisme vise à éviter que le cessez‑le‑feu ne soit utilisé comme simple pause avant une nouvelle offensive.

La France prête à participer au contrôle de la frontière

Dans un entretien télévisé, sur France2, Emmanuel Macron a indiqué que l’armée française participerait aux opérations de contrôle de la frontière russo‑ukrainienne une fois la paix revenue. Il a évoqué l’envoi de « plusieurs milliers d’hommes » dans le cadre des opérations extérieures françaises, en précisant qu’il ne s’agirait « pas de forces engagées au combat », mais de troupes dédiées au contrôle, à la sécurisation et à l’appui.
Le président a également confirmé que la France contribuerait à la « régénération de l’armée ukrainienne », en soutenant sa reconstruction, sa formation et sa réorganisation à long terme.

Création d’une force multinationale pour l’Ukraine

La Coalition a acté la création d’une force multinationale basée sur les contributions des nations volontaires. Sa mission : soutenir la reconstitution des forces armées ukrainiennes et renforcer la dissuasion vis‑à‑vis de Moscou.
Une planification coordonnée est déjà engagée pour préparer des mesures de réassurance dans les airs, en mer et sur terre. Ces actions, dirigées par l’Europe avec l’appui d’États non européens et des États‑Unis, seront déclenchées à la demande de l’Ukraine dès qu’une cessation des hostilités crédible sera constatée.

Des engagements contraignants en cas de nouvelle attaque russe

Les États participants se disent prêts à conclure des engagements juridiquement contraignants pour soutenir l’Ukraine en cas de nouvelle attaque armée de la Russie. Ces engagements pourront inclure :

l’utilisation de capacités militaires (défense aérienne, appui logistique, formations, etc.) ;

un renforcement du partage de renseignement et du soutien logistique ;

des initiatives diplomatiques coordonnées ;

l’adoption de nouvelles sanctions économiques et politiques.

Enfin, la Coalition réaffirme sa volonté de renforcer durablement la coopération de défense avec l’Ukraine, au‑delà du seul cessez‑le‑feu, en l’inscrivant dans une architecture de sécurité européenne renouvelée.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.