Loir-et-Cher : un lycéen ivoirien expulsé après des menaces contre un professeur et une OQTF confirmée par la justice
- Nawel THABET
- 12 février 2026
- Centre Val de Loire
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Un ressortissant ivoirien de 18 ans, ancien élève d’un lycée public de Blois, a été expulsé ce jeudi 12 février vers Abidjan.Selon la préfecture le 30 janvier, lors d’un cours d’histoire-géographie portant sur l’histoire de l’islam, il adopte une attitude jugée particulièrement menaçante envers son professeur.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Le jeune Ivoirien est arrivé en France en 2022, il a été pris en charge comme mineur non accompagné puis scolarisé dans un lycée de Blois.
Selon la préfecture le jeune homme avait, ces derniers mois, multiplié les incidents disciplinaires et les violations du règlement intérieur, traduisant, d’après les autorités, un rejet croissant des valeurs de la République. Le 30 janvier, lors d’un cours d’histoire-géographie portant sur l’histoire de l’islam, il adopte une attitude jugée particulièrement menaçante envers son professeur, dont il conteste la légitimité à évoquer la religion musulmane.
À la suite de cet incident, l’élève est exclu à titre conservatoire de son établissement et interpellé par la police pour menaces de crimes ou délits sur personne chargée d’une mission de service public.
À l’issue de sa garde à vue, le préfet de Loir-et-Cher Joseph Zimet, prononce une obligation de quitter le territoire français (OQTF), en tenant compte de plusieurs éléments : comportement jugé menaçant pour l’ordre public, absence d’insertion significative, rejet des valeurs essentielles du pays d’accueil et maintien de liens familiaux en Côte d’Ivoire.
Estimant par ailleurs que le jeune homme, qui avait clairement indiqué vouloir rester en France malgré l’OQTF, risquait de se soustraire à la mesure d’éloignement, le préfet décide de son placement en rétention administrative. Il est conduit au centre de rétention administrative (CRA) de Saint‑Jacques‑de‑la‑Lande, en Ille‑et‑Vilaine, dans l’attente de l’exécution de la décision.
Recours rejetés et validation de la menace à l’ordre public
L’intéressé a formé plusieurs recours contre l’OQTF et contre sa rétention, mais l’ensemble de ces démarches a été rejeté par les magistrats. Les juridictions saisies ont considéré que le préfet de Loir-et-Cher n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que la présence du jeune homme en France constituait bien “une menace à l’ordre public”.
Ces décisions ont ouvert la voie à l’exécution de la mesure d’éloignement : ce jeudi, le jeune homme a été conduit sous escorte à Roissy-Charles-de-Gaulle, puis embarqué sur un vol à destination d’Abidjan. L’interdiction de retour qui lui est notifiée l’empêche de revenir légalement sur le territoire français pendant la durée fixée par la décision administrative.
Le préfet assume une ligne de fermeté sur l’école et l’ordre public
Dans un communiqué, le préfet de Loir-et-Cher a salué l’action coordonnée des services de l’État ayant permis cette reconduite à la frontière. Il a rappelé que la protection de l’espace scolaire et la lutte contre toutes formes d’atteintes à l’espace scolaire » et à l’ordre public constituent une priorité, en lien avec les autorités académiques et conformément aux orientations du ministère de l’Intérieur.
Pour rappel, 70 éloignements ont été enregistrés récemment dans le département, concernant de multiples nationalités, illustrant la ligne de fermeté assumée par la préfecture envers les étrangers dont la présence est considérée comme une menace pour l’ordre public et les valeurs de la République.

