Loir-et-Cher : une bactérie menaçante pour les cultures de légumes détectée dans le Loir

La préfecture de Loir-et-Cher a annoncé ce jeudi 7 août la présence de la bactérie Ralstonia solanacearum dans l’eau du Loir. Inoffensive pour l’homme, elle représente en revanche un danger majeur pour les cultures de tomates, pommes de terre, aubergines et poivrons.

Par Nawel THABET / Medianawplus

La découverte de la bactérie Ralstonia solanacearum dans les eaux du Loir, en Loir-et-Cher mais aussi dans les départements voisins, a conduit les autorités à prendre des mesures d’urgence. Si cette bactérie ne présente aucun risque pour la santé humaine ou animale, même en cas de consommation de légumes contaminés, elle est hautement nuisible pour les cultures maraîchères, notamment celles de la famille des solanacées : pommes de terre, tomates, aubergines, piments et poivrons.

Une bactérie favorisée par la chaleur et l’humidité

La propagation de la Ralstonia solanacearum est favorisée par les fortes chaleurs et l’excès d’eau, conditions réunies ces dernières semaines. Elle peut survivre plusieurs années dans les sols ou les débris végétaux, et pénètre dans les plantes par des racines endommagées ou des lésions. En obstruant les tissus vasculaires, elle provoque un flétrissement du feuillage, un noircissement des tubercules et des baisses de rendement importantes.

Des mesures strictes pour endiguer la propagation

Pour empêcher la dissémination de la bactérie, la préfecture impose plusieurs restrictions aux professionnels comme aux particuliers utilisant l’eau du Loir ou des plans d’eau et réserves partiellement alimentés par celui-ci :

Interdiction d’arroser les cultures de solanacées ;
Interdiction d’utiliser cette eau pour la préparation de bouillies phytosanitaires ; Interdiction de composter les légumes ou résidus ayant été arrosés avec cette eau.
L’usage de l’eau provenant de puits, forages ou réserves alimentées par la nappe alluviale reste toutefois autorisé.

Ces mesures s’appliquent aux professionnels comme aux particuliers. L’eau issue de puits, forages ou réserves alimentées par la nappe alluviale demeure autorisée pour l’arrosage.
Les restrictions resteront en vigueur jusqu’à l’éradication complète de la bactérie, selon les indications de la direction régionale de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt (DRAAF).
En parallèle, la direction départementale des territoires (DDT) accompagne les agriculteurs concernés dans leurs démarches pour limiter l’impact sur leurs exploitations.
Un enjeu majeur pour les filières locales, alors que les températures estivales risquent de favoriser la persistance de la bactérie et rappeler l’importance de la vigilance sanitaire sur les cours d’eau.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.