Mobilisation lycéenne à Blois : le NPA 41 soutient les 1 500 jeunes et dénonce la répression

Après le blocage des lycées Augustin-Thierry et Dessaignes à Blois, ce jeudi 1er octobre, puis une manifestation réunissant plus de 1 500 lycéens et collégiens, selon le parti, le Nouveau Parti anticapitaliste de Loir-et-Cher apporte son soutien au mouvement. Le parti réclame l’arrêt des poursuites contre un lycéen interpellé et demande davantage de moyens pour l’éducation publique, a indiqué le parti dans un communiqué.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Le Nouveau Parti anticapitaliste de Loir-et-Cher apporte son « soutien total » à la mobilisation lycéenne qui s’est déroulée jeudi 1ᵉʳ octobre dans le département.

À Blois, plus de 1 500 lycéennes, lycéens, collégiennes et collégiens se sont mobilisés. Après le blocage des lycées Augustin-Thierry et Dessaignes, les jeunes ont défilé dans les rues de la ville pour dénoncer leurs conditions d’études et réclamer davantage de moyens pour l’éducation publique.

Le mouvement s’est également poursuivi à Romorantin-Lanthenay, où des lycéens ont participé au blocage du lycée Claude-de-France et à la manifestation qui a suivi. Plusieurs centaines d’élèves s’étaient rassemblés dès le matin devant les établissements Claude-de-France et Denis-Papin.

Le NPA dénonce l’interpellation d’un lycéen

Dans son communiqué, le NPA 41 affirme qu’un lycéen a été interpellé à Blois au cours de la mobilisation. Le parti indique ne pas connaître, au moment de la publication de son texte, les suites données à cette interpellation.

Le NPA 41 demande l’arrêt immédiat des poursuites qui pourraient être engagées contre le jeune manifestant.

Cette information n’a pas été confirmée dans les éléments communiqués par les autorités. Selon des sources locales, la journée de mobilisation à Blois s’est déroulée dans un contexte de forte présence policière.

Des revendications sur les moyens et Parcoursup

Le NPA 41 soutient plusieurs revendications portées par les organisations lycéennes et étudiantes.

Le parti réclame notamment : l’arrêt de la répression policière et judiciaire contre les jeunes mobilisés ; l’abrogation de Parcoursup, que le NPA accuse de précariser les parcours scolaires ; des moyens supplémentaires pour les lycées et les services publics ; des investissements en faveur de l’avenir de la jeunesse plutôt que dans la militarisation et le renforcement des dispositifs policiers.

À Blois, les témoignages recueillis auprès des élèves mardi 29 septembre en marge de la gréve de la fonction publique font état d’emplois du temps jugés trop lourds, d’un manque de moyens et de conditions d’accueil parfois dégradées. Une lycéenne évoquait notamment s’être opposée de rester au lycée de 8h à 18h. Elle  a ajouté  « Nous, nous ne pouvons pas voter, donc le seul moyen est de nous faire entendre. »

Une mobilisation qui dépasse le Loir-et-Cher

Le mouvement lycéen, engagé depuis plusieurs jours, s’est étendu à de nombreux établissements en France. Les jeunes dénoncent notamment le manque d’enseignants, les classes surchargées, le manque de matériel, les conditions d’accueil et les difficultés liées à l’orientation.

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, 356 établissements étaient concernés ce jeudi,  par des actions ou des blocages. La journée avait également été marquée par 1949 interpellations et 305 blessés parmi les forces de l’ordre, tandis que le ministère de l’Éducation nationale faisait état de plus d’une centaine d’élèves et personnels blessés.

Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à poursuivre la mobilisation et à élargir le mouvement aux universités. Une nouvelle journée nationale est annoncée mardi 6 octobre.

« Solidarité avec la jeunesse en lutte »

Dans son communiqué, le NPA 41 dénonce une réponse gouvernementale fondée, selon lui, sur « la matraque et l’intimidation ».

Le parti affirme que les incidents signalés dans plusieurs villes, notamment à Tours et Vendôme, illustrent une répression qui dépasserait le seul département de Loir-et-Cher.

« Toucher à l’un·e d’entre nous, c’est toucher à toutes et tous », écrit le parti, qui appelle les lycéens, les étudiants et les salariés à rejoindre le mouvement.