Municipales 2026 : la droite et le centre unis à Blois pour “remettre la ville en mouvement”

À quatre semaines du scrutin, la campagne des municipales s’intensifie à Blois. Dans le camp de l’opposition, le candidat Les Républicains Malik Benakcha, chef de file de l’opposition municipale, fait liste commune avec Mathilde Desjonquères, ancienne parlementaire de la circonscription. Objectif : incarner une alternance face à la majorité sortante.
Autour d’eux, une large union se revendique : Les Républicains, UDI, MoDem, Horizons, Parti radical, Renaissance ainsi que des représentants de la société civile. Leur message : dépasser les étiquettes partisanes pour « redonner un nouvel élan » à Blois, après dix-huit ans de même majorité, marquée selon eux par « l’usure du pouvoir » et des « divisions à gauche ».

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Une « nouvelle génération » pour tourner la page. Les deux colistiers plaident pour l’émergence d’une « nouvelle génération d’élus », portée par « l’enthousiasme, la compétence, des idées innovantes et une volonté sincère de servir l’intérêt général ».
Leur ambition est claire : « remettre Blois en mouvement » autour de priorités centrées sur le quotidien des habitants.
Sécurité : doubler les effectifs et renforcer la vidéoprotection
Première priorité affichée : la sécurité. La liste promet une politique « ferme et pragmatique ».
Parmi les mesures annoncées :
Doubler les effectifs de la police municipale pour atteindre 80 agents ;
Tripler le nombre de caméras de vidéoprotection ;
Lutter contre les incivilités du quotidien : dépôts sauvages, narcotrafic, rodéos urbains et infractions routières.
Malik Benakcha défend également l’application du principe « tu casses, tu répares », avec des travaux d’intérêt général dès la première infraction, afin de responsabiliser les auteurs et « restaurer l’autorité républicaine ».
Commerce et centre-ville : revitaliser le cœur de Blois
Autre axe fort : la redynamisation du centre-ville.
Les candidats proposent :
La création d’une foncière publique pour racheter les locaux commerciaux vacants et rénover les logements insalubres ;La généralisation du stationnement en zone bleue et la recréation de places en cœur de ville pour améliorer la rotation ; L’installation d’une halle maraîchère près de la place Louis-XII, afin de renforcer l’hyper-centre et soutenir les commerces existants.
Ils critiquent par ailleurs le risque de « dispersion commerciale » lié au projet du Carré Saint-Vincent.
Pouvoir d’achat : alléger la pression fiscale
Troisième priorité : le pouvoir d’achat. La liste entend le replacer « au cœur de l’action municipale », dénonçant une « pression fiscale excessive ».
Le programme prévoit :
Une tarification sociale élargie (transports, restauration collective, services municipaux) ;
Une tarification progressive de l’eau : premiers mètres cubes à coût réduit, puis tarif normal et enfin tarif dissuasif en cas de surconsommation ;
Des achats mutualisés (énergie, abonnements, services) pour réduire les charges des ménages ;
Une baisse de la fiscalité locale, via une maîtrise des dépenses de fonctionnement et une réorientation budgétaire.
Une « écologie du bon sens »
Enfin, l’équipe défend une « écologie pragmatique », « utile et responsable », visant à concilier protection de l’environnement et préservation du pouvoir d’achat.
Les candidats résument leur projet comme une « alternance utile, respectueuse et tournée vers l’avenir », fondée sur le rassemblement, la confiance et l’action.
Reste désormais à savoir si cette union de la droite et du centre parviendra à convaincre les électeurs face à la majorité sortante, à l’approche des scrutins des 15 et 22 mars.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.