
« Nos enfants ne sont pas des sardines » : plus de 120 manifestants contre les fermetures de classes en Loir-et-Cher
- Nawel Thabet
- 31 mars 2026
- Centre Val de Loire, Société
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Ce mardi 31 mars, dès 17h30, plus de 120 personnes se sont rassemblées devant le siège de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) à Blois. Enseignants, parents d’élèves, élus, syndicats (FSU41, CGT41, Solidaires) et enfants ont fait entendre leur colère face au projet de fermetures de classes.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Plus de 120 personnes – enseignants, parents d’élèves, enfants, élus et syndicalistes – ont manifesté mardi 31 mars devant la DSDEN de Blois pour dénoncer la fermetures des classes.
Dans une ambiance déterminée, les slogans ont fusé :« Non aux fermetures à Thenay – Le Controis en Sologne et à Monthou-sur-Cher », « Sauvez notre RPI… nos enfants ne sont pas des sardines »,« Ne touche pas à mon école, RPI Thenay / Monthou: Nathan 6 ans », « On a dit oui à Jules Ferry, on dit non, non, non à Macron », ou encore « Stop à la fermeture à la maternelle Les Girards à Vineuil ».
Tous dénoncent la même chose : la suppression de postes et la dégradation des conditions d’apprentissage.
Des enseignants à bout
Pour Carole Heniault, enseignante à la maternelle Les Girards à Vineuil : « C’est la troisième fermeture que je subis dans ma carrière. Oui, il y a une baisse des effectifs, mais c’est justement le moment d’avoir des classes à petit effectif. On ne travaille plus avec les mêmes élèves qu’il y a 25 ans. »
Elle insiste sur une réalité de terrain :« En maternelle, on détecte de plus en plus d’enfants en difficulté. Les petits effectifs sont essentiels. »

Même constat pour Magalie Manseau-Julien, enseignante dans le primaire :
« La baisse démographique pourrait permettre de mieux répartir les moyens et d’accompagner chaque élève dans de bonnes conditions. »

Parents et élus mobilisés
Du côté des familles, l’inquiétude est palpable :
« Je suis parent d’élève du RPI Thenay – Monthou-sur-Cher. On est là pour défendre une classe menacée. On veut que tous nos enfants soient correctement encadrés », témoigne Aymeric parent d’élève.

Les élus locaux alertent également sur l’ampleur des mesures.
Séverine Audiane, adjointe aux affaires scolaires au Controis-en-Sologne, déplore :
« Trois fermetures sur six écoles, soit 17 classes concernées : c’est énorme. », déplore Séverine Audiane, adjointe aux affaires scolaires au Controis-en-Sologne.
Même inquiétude pour Delphine Bardoux, maire déléguée de Thenay : « Une fermeture en RPI, c’est une hausse des effectifs et plus de difficultés pour les élèves. Cela complique le travail au quotidien. »

Pour Emmanuel Mercier, co-secrétaire départemental de la FSU41 : « La baisse démographique existe, mais elle ne justifie pas les suppressions de postes. »
Il dénonce une orientation budgétaire claire :« Le gouvernement n’a pour boussole que les économies. L’Éducation nationale doit rendre 1 891 postes. » Et insiste :« Il y a une réflexion purement comptable : moins d’élèves = moins de moyens. Mais il faudrait au contraire donner plus de moyens pour mieux accompagner les élèves».



