Rendez-vous de l’Histoire 2025 à Blois : Gérard Larcher, le budget avant tout
- Nawel THABET
- 11 octobre 2025
- Centre Val de Loire
- #LR, article 20 Constitution, budget France, coalition, finances publiques, Gérard Larcher, gouvernement France, politique française 2025, réforme budgétaire, Rendez-vous de l'Histoire Blois, Sébastien Lecornu, Sénat 150 ans, slider
En visite à Blois ce samedi 11 octobre, dans le cadre des Rendez-vous de l’Histoire, le président du Sénat Gérard Larcher a réaffirmé sa position : pas de participation des Républicains au futur gouvernement de Sébastien Lecornu, mais une priorité donnée à la stabilité budgétaire.
Par Nawel THABET / Medianawplus
Quelques heures après une réunion avec les parlementaires LR aux côtés de Bruno Retailleau, Gérard Larcher a confirmé publiquement sa ligne : « On ne peut pas s’engager dans un gouvernement sans connaître sur quels piliers il va s’appuyer. Il n’y a pas de compromis possible sans savoir ce que chacun apporte », a-t-il déclaré, devant un auditoire attentif.
« Notre responsabilité, c’est de doter la France d’un budget »
Lors de la conférence « Sénat, 150 ans d’histoire au service de la France » ce samedi 11 octobre, à Blois, Gérard Larcher, président du Sénat, a martelé que sa responsabilité première reste la dotation d’un budget pour la France, « quelle que soit la configuration politique ».
Refus de participer au prochain gouvernement
Dès le matin, auprès des parlementaires LR et de Bruno Retailleau, Gérard Larcher a affiché clairement son refus d’une participation de son parti au futur gouvernement de Sébastien Lecornu. Pour lui, « on ne peut pas s’engager dans un gouvernement sans connaître sur quels piliers il va s’appuyer. »
S’il a soigneusement évité les longs échanges avec la presse, Gérard Larcher n’a pas échappé à une question sur l’actualité politique brûlante.
Le président du Sénat a alors rappelé le rôle institutionnel de la Haute Assemblée :
« La responsabilité du président du Sénat est naturellement de doter la France d’un budget, quelle que soit la configuration politique. Nous y travaillerons, comme nous l’avons déjà montré cette année, en déposant des orientations budgétaires responsables, fondées sur la réduction des dépenses publiques et l’adaptation de l’organisation du pays. »
Et d’ajouter avec fermeté :
« Ma priorité à moi, c’est de doter le pays d’un budget avant le 31 décembre. On peut le faire sans être dans l’exécutif. »
Le Sénat, 150 ans au service de la France
Invité à Blois pour une conférence intitulée « Le Sénat, 150 ans d’histoire au service de la France », Gérard Larcher a rappelé le rôle de stabilité joué par la Haute Assemblée dans la vie démocratique ainsi que le rôle central du Sénat et de ses rapporteurs, qui ont proposé des orientations budgétaires axées sur la réduction des dépenses publiques et l’adaptation de l’organisation nationale. Il plaide pour des compromis transparents, valorisant le dialogue avec les oppositions et groupes minoritaires.
« Le Sénat, c’est le temps long. Il incarne la continuité, au-delà des alternances et des crises », a-t-il souligné, saluant le travail des collectivités territoriales et des élus de terrain.
« Il faut appliquer l’article 20 »
Interrogé sur la recomposition politique en cours, le président du Sénat a tenu à rappeler les fondements institutionnels de la Ve République :
« Le président de la République a pris une décision qui lui appartient. Il m’a consulté, ainsi que la présidente de l’Assemblée nationale. Nous n’avions pas le même avis. Mais si l’on veut autre chose qu’un simple commentaire au journal de 20 heures, il faut faire des propositions pour savoir comment travailler ensemble. »
« Je crois aux formations politiques, même si elles sont fragilisées aujourd’hui. Mais il faut appliquer la Constitution : l’article 20 dit que le gouvernement décide et conduit la politique de la Nation. »
