Sécurité routière : le Loir-et-Cher lance l’alerte face à la hausse des accidents et agit contre les comportements dangereux

Face à la recrudescence des accidents mortels sur les routes, le département du Loir-et-Cher tire la sonnette d’alarme et renforce sa mobilisation. Depuis le début de l’été, la tendance nationale se confirme localement, avec des chiffres préoccupants et des comportements routiers à risque, a indiqué le département ce mercredi 22 octobre.

Par Nawel THABET / Medianawplus

Au 20 octobre 2025, le Loir-et-Cher recense 164 accidents corporels, dont 107 graves, et 22 accidents mortels ayant causé 25 décès, principalement sur les routes départementales. Derrière ces drames, la délinquance routière persiste : alcool, stupéfiants, vitesse, distractions au volant, défauts d’assurance ou conduite sans permis aggravent le bilan.​

Exemple criant : le carrefour de Maluni

Sur l’axe Le Mans-Orléans, le carrefour dit de « Maluni » à La Ville-aux-Clercs s’est distingué lors d’une campagne d’observation : un usager sur deux ne respecte pas le stop. Malgré les aménagements déjà réalisés, le conseil départemental investira 160 000 € d’ici fin 2025 pour sécuriser davantage ce point noir, tout en soulignant la nécessité d’un respect absolu du code de la route par les usagers.

Responsabilité et mobilisation départementale

Pascal Bioulac, vice-président chargé des routes, rappelle que la sécurité routière est l’affaire de tous. Le département s’engage à intensifier les actions de prévention (campagnes de communication, aménagements de carrefours) et à renforcer la collaboration avec les forces de l’ordre pour améliorer la répression des infractions. Les analyses de terrain et le partage des données serviront à mieux cibler les contrôles et sécuriser les points critiques.​

Prévention et répression : deux volets prioritaires

La politique locale privilégie :

Prévention : travaux réguliers, campagnes de sensibilisation, nouveaux aménagements sur les passages dangereux.

Répression : coordination renforcée avec la préfecture, échange de données, appui aux opérations de police et de gendarmerie.

«Si malheureusement le risque zéro n’existe pas face aux comportements délictueux et irresponsables, le département est pleinement mobilisé pour la sécurité routière, un enjeu de société prioritaire », a tenu à souligner Pascal Bioulac.

Malgré l’impossible « risque zéro », le département affirme sa mobilisation totale pour sauver des vies et rappeler que changer les comportements reste la clé.

Journaliste (Carte de Presse 143032)bilingue arabophone/francophone avec plus de 25 ans d’expérience, certifiée EMI Éducation aux médias et à l’information par la CPNEF de l'audiovisuel.Diplômée d’une licence professionnelle option Journalisme à l’EPJT.