Soufiane Djilali: « Le risque est de se retrouver face à des urnes vides le 12 Décembre en Algérie »

Propos recueillis par Nawel Thabet

Le président du parti Jil Djadid en Algérie, Soufiane Djilali ,a déclaré dans une interview accordée au site Medianawplus; à la marge de sa participation, à la conférence « La Révolution de la Souveraineté » , qui s’est tenue le 23 Octobre à Paris.Qu’une grande majorité de la population en Algérie, refuse d’aller voter le 12 Décembre. Il poursuit que le risque, est de se retrouver face à des urnes vides.

le 24 août dernier, vous avez participé à la réunion de l’opposition et de la société civile en Algérie .Vous avez proposé un « Jumelage » entre les deux options,avant les élections présidentielles.Pourriez- vous éclaircir votre proposition?

Soufiane Djilali:La sortie de crise en Algérie a été analysé de deux façons différentes par l’opposition en générale.Et donc les propositions découlent de deux analyses: Une partie de l’opposition propose d’abord l’élection d’un président, et l’autre partie estime que dans l’état actuel de la constitution qui a été modifiée à plusieurs reprises, ce président élu pourrait user des pleins pouvoirs que lui confère la constitution actuelle et ainsi perpétuer le mode de régime en place.

alors la proposition »Jumelage », que j’ai faite était que : Oui, pour les élection présidentielles comme un premier pas pour une sortie de crise, mais il fallait d’abord demander à l’ensemble des candidats de s’engager dans un pacte ou une charte de manière à ce que le président qui est élu convoquera des élections législatives anticipées et qu’il ouvre le dossier de la constitution en tant qu’un engagement dans son propre programme. Pour aboutir à de véritables changements institutionnels.

On aurait déjà assuré la l’égalité et la stabilité à la tête de l’État, et en même temps , on aura donné les assurances et les garanties nécessaires à la transformation des institutions.

Malheureusement le pouvoir s’est précipité pour organiser les élections  présidentielles sans préparer ni les conditions politiques ni les conditions morales d’un tel scrutin. Et maintenant les élections du 12 Décembre sont refusés par une grande majorité du peuple Algérien.

Faut-il s’inquiéter du maintien du scrutin du 12 Décembre,et pensez-vous que cela va compliquer la transition démocratique?

Soufiane Djilali : C’est exactement le terme que nous avons employé.On a bien dit que les élections du 12 Décembre allaient compliquer la situation et non pas la résoudre. Le mieux qui puisse arriver , c’est qu’on reporte les élections . Mais le pire, en cas de maintien de ce  scrutin, c’est de se retrouver face à des urnes vides.Vu le refus de la population d’aller voter.

En cas de maintien du scrutin ,comment voyez-vous l’avenir de l’Algérie après ces élections?

Soufiane Djilali: À ce moment là, on aura  un président pratiquement désigné.Le taux de participation sera faible, et sa légitimité sera d’autant plus faible.A partir de là, le pouvoir cherchera à récupérer de la légitimité  par le biais de la communication et en couvrant de cadeaux l’ensemble de la population.

 Soufiane Djilali?

Auteur du livre  » La société Algérienne choc de la modernité, crise des valeurs et des croyances » au éditions Jil Djadid.

Président du parti Jil Djajid  « Nouvelle Génération »fondé en mars 2012. Soufiane Djilali  61 ans , est docteur en médecine vétérinaire.

Candidat à l’élection présidentielle Algérienne de 2014, il annule sa candidature après la décision du président sortant de se présenter pour un 4e mandat.

 

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