Université d’été du Parti socialiste à Blois : débats intenses et alternative politique face à la crise nationale
- Nawel THABET
- 28 août 2025
- Centre Val de Loire
- #François Bonneau, #Marc Gricourt, #Olivier Faure, Blois 2025, campus socialiste, crise nationale, débats politiques, décentralisation, élections municipales 2026, extrême droite, François Bayrou, justice sociale, présidentielle 2027, refondation démocratique, slider, université d’été PS
Le Parti socialiste a ouvert ce jeudi 28 août 2025 son université d’été à Blois, réunissant près de 300 intervenants et proposant 150 heures de débats et de formation, en pleine tourmente politique et sociale nationale. Un rendez-vous qui entend incarner une alternative progressiste et cimenter l’unité autour des grands enjeux : justice sociale, lutte contre l’extrême droite et refondation démocratique.
Par Nawel THABET / Medianawplus
Ce jeudi, la halle aux grains à Blois accueille l’université d’été du PS, marquant trois jours de rencontres, débats et formations : 284 intervenants, 150 heures d’échanges, dans le contexte du prochain vote de confiance annoncé par le premier ministre François Bayrou.
Un coup d’envoi d’un campus marqué par les déclarations engagées du maire de Blois Marc Gricourt et du président de la région François Bonneau, avant les temps forts économiques et politiques attendus autour du discours du secrétaire Olivier Faure et du contre-budget annoncé samedi.
Un sillage politique brûlant
La session a débuté sous la présidence d’Olivier Faure, entouré de figures socialistes majeures telles que Boris Vallaud, chef des députés socialistes et l’ancien ministre et sénateur Patrick Kanner.
Les discours ont mis l’accent sur l’urgence sociale, la crise économique, et les bouleversements géopolitiques, des guerres en Ukraine et à Gaza et la montée de l’extrême droite.
Une ouverture solennelle par Marc Gricourt et François Bonneau
La halle aux grains a accueilli les premiers mots du maire de Blois, qui n’a pas hésité à dénoncer « le chaos des politiques des gouvernements d’Emmanuel Macron », évoquant la souffrance hospitalière, les usines menacées, les familles qui peinent à boucler les fins de mois et une société fracturée. « Le chaos, c’est pas nous”, martèle-t-il.
Marc Gricourt plaide pour une justice sociale, fiscale, écologique et démocratique : « Notre rôle est clair : incarner la justice sociale, fiscale, environnementale et redonner du souffle à la démocratie pour garantir l’unité du pays dans sa diversité. C’est le combat contre l’extrême droite ».
Il a également exprimé sa solidarité envers l’Ukraine et la Palestine, plaidant pour la reconnaissance d’un État palestinien aux côtés d’Israël, tout en réaffirmant son soutien à la résistance ukrainienne face à l’agression russe.
Alternance et justice au cœur du projet socialiste
François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire prône la décentralisation comme solution pour redonner espoir et énergie à une République jugée « bloquée ».
a axé son allocution sur la crise de la République : « Oui, nous avons besoin dans ce pays bloqué de ramener de l’énergie par la décentralisation, la démocratie et l’action des militants socialistes. »
Il insiste sur la capacité du Parti socialiste à produire une alternative crédible à travers l’engagement militant. « Nous sommes dans un moment particulier, où l’on fait payer ceux qui n’ont rien et on exonère ceux qui ont tout », lance-t-il
Temps forts : discours du secrétaire Olivier Faure et présentation du contre-budget
Le campus socialiste connaîtra ses temps forts avec le discours d’Olivier Faure vendredi, où il précisera la position du parti sur le vote de confiance du 8 septembre et formulera un projet d’alternance sans dissolution ni destitution. Le secrétaire général prône une opposition constructive : « Notre responsabilité est de dire qu’une autre voie est possible ».
Samedi, le PS dévoilera son projet de contre-budget : économies de rigueur évaluées à moins de 30 milliards d’euros, plan de relance et feuille de route pour la gauche, en réponse aux mesures budgétaires du Premier ministre François Bayrou.

Les priorités sur l’agenda
Les socialistes affichent leur ambition pour les municipales de mars 2026 et la présidentielle de 2027, avec une volonté de combattre l’extrême droite et de refonder les institutions pour redonner souffle à la démocratie. Le campus met aussi à l’honneur justice, écologie et nouvelle constitution, dans un esprit de responsabilité et d’ouverture sur l’avenir.

