Vote de confiance : François Bayrou face à l’Assemblée nationale
- Nawel THABET
- 8 septembre 2025
- France
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Un discours de près de trois quarts d’heure, sombre et alarmiste. Depuis la tribune de l’Assemblée nationale, le Premier ministre François Bayrou a lancé un message d’alerte aux députés :
« Mesdames et messieurs, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel. Le réel demeurera inexorable : les dépenses continueront à augmenter. Le poids de la dette, déjà insupportable, sera de plus en plus lourd et de plus en plus cher. »
Par Nawel THABET / Medianawplus
Le premier ministre François Bayrou a assumé la gravité du moment : « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue », soulignant que le refus de prendre des risques serait le plus grand échec. Le Chef du gouvernement François Bayrou a alerté sur une « hémorragie insupportable » : la dette, les dépenses qui ne cessent d’augmenter, la France n’ayant pas connu de budget équilibré « depuis 51 ans ».
Il interpelle les parlementaires : « Notre pronostic vital est engagé. Ce dont nous traitons aujourd’hui n’est pas une question politique, c’est une question historique ».
Le ministre pointe aussi le déclin du système éducatif, les problèmes logistiques, l’aménagement du territoire, le modèle social et la souveraineté menacée par le surendettement : « La soumission à la dette, c’est comme la soumission par la force militaire… dans les deux cas nous perdons notre liberté ».
Appel à la responsabilité des députés et aux valeurs républicaines
François Bayrou insiste sur la gravité de la situation : « Le destin de la France se retrouve menacé par nos quotidiennes impérities ». Il exhorte les députés à voter en conscience : « Le droit de vote est personnel… Ce qui a sa place ici, c’est la conscience de chacun des députés de la Nation ».
Réactions de l’opposition : Changement réclamé, défiance assumée
Après le Premier ministre, Boris Vallaud (PS) réclame « un grand changement », invitant les députés à accepter « le désir de changement des Français : nous ne nous dérobons pas ». Pour Laurent Wauquiez (LR), « le groupe ne donnera pas sa confiance au Premier ministre », estimant que le temps est venu d’un vrai débat, signe de la crise profonde et de la diversité des oppositions.

