
Canicule : les syndicats de l’Éducation en Loir-et-Cher réclament des fermetures d’écoles et des mesures d’urgence
- Nawel THABET
- 23 juin 2026
- Centre Val de Loire
- #Canicule, #Éducation nationale, #Syndicats, CGT Éduc'action 41, chaleur, collèges, écoles, élèves, enseignants, FSU 41, Loir-et-Cher, lycées, slider, vigilance rouge
Alors que le Loir-et-Cher est placé en vigilance rouge canicule depuis dimanche 21 juin, plusieurs organisations syndicales de l’Éducation nationale tirent la sonnette d’alarme.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Dans un communiqué commun, la FSU 41, la CGT Éduc’action 41, SUD Éducation 41, la FNEC-FP-FO 41 et le SNALC dénoncent des réponses jugées insuffisantes face aux épisodes de fortes chaleurs qui touchent les écoles et établissements scolaires.
« Les fortes chaleurs ne sont plus exceptionnelles »
Pour les syndicats, les vagues de chaleur observées ces dernières années ne peuvent plus être considérées comme des événements ponctuels.
« Les fortes chaleurs deviennent récurrentes et s’inscrivent désormais dans une réalité climatique durable », soulignent-ils.
Ils estiment que le ministère de l’Éducation nationale, le rectorat et les collectivités territoriales ne prennent toujours pas la pleine mesure de cette évolution et continuent de répondre dans l’urgence, sans véritable stratégie à long terme.
Selon eux, les personnels de l’Éducation nationale se retrouvent régulièrement confrontés à des conditions de travail difficiles tandis que les élèves sont accueillis dans des bâtiments parfois inadaptés aux températures extrêmes.
Des mesures immédiates réclamées
Face à la situation actuelle, les syndicats demandent l’application stricte de toutes les recommandations prévues dans le vade-mecum académique consacré aux vagues de chaleur.
Ils réclament notamment :
l’annulation des activités physiques et sportives ;
le report ou l’annulation des sorties scolaires ;
l’adaptation de l’organisation des établissements ;
une meilleure protection des personnels fragilisés par la chaleur ;
la mise en place d’autorisations spéciales d’absence pour les agents dont l’état de santé est aggravé par les fortes températures.
Les organisations syndicales rappellent également qu’en novembre 2023, la Formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail du Loir-et-Cher avait déjà demandé la suspension des activités professionnelles sédentaires lorsque la température intérieure dépasse les 30°C. Une revendication qu’elles remettent aujourd’hui sur la table.
Des établissements qui improvisent face à la chaleur
Depuis plusieurs jours, de nombreuses écoles et établissements scolaires du département ont mis en place des mesures d’adaptation : ouverture limitée aux matinées, utilisation de ventilateurs, installation de brumisateurs ou réorganisation des activités.
Mais pour les syndicats, ces solutions restent largement insuffisantes.
Ils dénoncent une situation où les personnels et parfois même les parents d’élèves sont contraints de trouver eux-mêmes des ventilateurs ou d’imaginer des solutions de fortune pour limiter la chaleur dans les salles de classe.
« La communication de certaines collectivités cache mal un manque d’anticipation », estiment-ils.
La question des transports scolaires
Les organisations syndicales attirent également l’attention sur les conditions de transport des élèves.
Selon elles, passer entre 30 et 40 minutes dans un car non climatisé constitue un risque supplémentaire pour les enfants, même lorsque les établissements disposent d’espaces relativement frais.
Elles demandent donc que les autorités prennent également en compte cette problématique dans les plans de gestion des épisodes caniculaires.
Vers une adaptation durable des écoles ?
Au-delà des mesures d’urgence, les syndicats plaident pour une véritable politique d’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique.
Ils réclament des investissements importants dans la rénovation thermique des écoles, collèges et lycées, l’installation d’équipements adaptés et une réflexion sur l’organisation des horaires et des calendriers scolaires.
Pour eux, lorsque les conditions sanitaires l’exigent, la fermeture temporaire des établissements doit également pouvoir être envisagée afin de garantir la sécurité des élèves et des personnels.
« La priorité doit rester la protection de la santé des élèves et des personnels », concluent les organisations syndicales.
