
Blois : au collège Michel Bégon, une vingtaine d’élèves bloquent brièvement l’établissement avant la mobilisation du 6 octobre
- Nawel Thabet
- 5 octobre 2026
- Société
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À la veille de la mobilisation nationale dans l’Éducation nationale et du rendez-vous fixé mardi 6 octobre à Blois, la contestation lycéenne s’est étendue au collège Michel Bégon. Une vingtaine d’élèves de 4e et de 3e ont tenté de bloquer l’accès à l’établissement ce lundi matin, dénonçant notamment le manque de professeurs et les conditions d’études. L’opération, de courte durée, a été interrompue après l’intervention de la police et des pompiers, mobilisés notamment après un départ de feu dans des poubelles devant les grilles.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Il était peu avant 8 heures, ce lundi 5 octobre, lorsque plusieurs élèves de 4e et de 3e du collège Michel Bégon ont commencé à bloquer l’accès à l’établissement. Une vingtaine de jeunes ont participé à cette action, en installant notamment des poubelles devant les grilles et en y mettant le feu.
Les forces de l’ordre sont intervenues sur place, tandis que les pompiers ont été mobilisés pour éteindre le départ de feu.
Selon les forces de l’ordre, le blocage a été « d’une courte durée » et s’est déroulé « sans aucun incident, mis à part le feu allumé dans les poubelles ».
Une patrouille de police est ensuite restée sur place pendant plus d’une heure afin de s’assurer que les élèves rejoignent progressivement leurs classes.
« Notre collège est pauvre, dégradé, pas de matériel »
Pour ces collégiens, l’objectif était de rejoindre à leur manière la mobilisation engagée depuis plusieurs jours par les lycéens à Blois. Plusieurs élèves rencontrés sur place dénoncent leurs conditions d’études.
« Notre collège est pauvre, dégradé, pas de matériel et on sent un peu d’inégalité par rapport aux autres établissements. Pour le moment, ça va dans les classes, nous ne sommes pas nombreux, 25 environ », témoigne un élève de 3e.
Un autre élève, en 4e, pointe notamment les difficultés liées au remplacement des enseignants :
« Nous avons un manque de professeurs. Nous sommes restés sans professeur de français pendant trois semaines, sans remplacement, et là une professeure est revenue. »
Des difficultés qui, selon les élèves rencontrés, se traduisent également par des journées jugées trop chargées.
« Nous, de base, on commence à 8 heures et là on va rentrer à 9 heures. Nous avons eu peur quand la police est venue sur place et qu’il y avait le feu. On a couru et après on est revenu pour rentrer en classe à 9 heures. »
« On voulait faire comme les lycéens »
Pour plusieurs collégiens, cette action visait surtout à faire entendre leurs propres revendications.
« Nous, on voulait faire comme les lycéens et exprimer nous aussi notre mal-être dans notre collège, surtout qu’on a un brevet à passer. On fait comment si on n’a pas à chaque fois de prof ? Et aussi, on termine à 17 heures avec beaucoup de devoirs, on n’a pas de temps libre pour nous », explique un autre élève.
Le jeune poursuit :
« Dommage, on voulait faire un blocus dans le calme, mais ça a dégénéré rapidement. »
Une autre élève affirme avoir été interpellée puis relâchée après l’intervention des forces de l’ordre. Elle déclare : « Ils nous parlent mal, ils nous traitent pas bien »

Un calme observé devant plusieurs lycées de Blois
Dans le même temps, un calme relatif était observé ce lundi matin devant plusieurs lycées de Blois, notamment Dessaignes, Sonia Delaunay et Robert Badinter, à la veille du nouveau rendez-vous de mobilisation.
Depuis plusieurs jours, les lycéens dénoncent notamment le manque de personnels, les classes surchargées, les conditions d’études et les difficultés liées à leurs établissements. Les organisations syndicales de l’Éducation nationale ont annoncé leur soutien au mouvement et appelé à la grève mardi 6 octobre.
Rendez-vous mardi 6 octobre devant la préfecture
Dans le Loir-et-Cher, FSU 41, CGT 41 et Sud Éducation 41 appellent les personnels des collèges et lycées à la grève et à rejoindre la mobilisation prévue mardi 6 octobre à 10 heures devant la préfecture de Blois.
