Blois : une nuit de violences à la Quinière, le bureau de poste et un restaurant dégradés

Après une manifestation qui s’était déroulée dans le calme samedi après-midi à Blois, la nuit de samedi à dimanche a été marquée par des affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre. Dans le quartier de la Quinière, le bureau de poste et un restaurant récemment ouvert ont été dégradés.
Par Nawel Thabet / Medianawplus

La journée s’était déroulée sans incident majeur. Mais dans la nuit de samedi à dimanche, l’ambiance a changé à Blois. Une cinquantaine de personnes, selon le communiqué du maire, Marc Gricourt, a pris à partie les forces de l’ordre. Des poubelles ont été incendiées, du mobilier urbain dégradé et plusieurs commerces touchés.

Dans le quartier de la Quinière, le bureau de poste et un restaurant récemment ouvert ont notamment été visés. Des fenêtres ont été brisées au bureau de poste et des éléments de sa façade auraient été arrachés. Le restaurant a également subi des dégradations, avec ses baies vitrées cassées et des poubelles placées devant sa devanture.

Le bureau de poste du quartier de la Quinière a lui aussi été dégradé au cours de la nuit. Des fenêtres ont été brisées et des éléments de la façade arrachés, laissant des traces visibles des violences survenues à Blois. crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus

« Nous sommes sous le choc, sidérés » : des habitants désemparés

Au lendemain des dégradations, Michel et Michelle, un couple installé dans le quartier depuis 45 ans, sont venus constater les dégâts devant le bureau de poste et le restaurant. Bouleversés par la situation, ils témoignent de leur inquiétude face à l’évolution de leur quartier.

« Nous sommes sous le choc, sidérés. Nous sommes là depuis 45 ans et nous n’avons jamais vu ça. J’ai même vécu Mai 68 et ce n’était pas comme ça », confie Michel.

Le retraité évoque également le changement de statut de leur quartier et le sentiment d’être désormais contraints d’y rester. « Depuis janvier 2026, nous sommes rentrés officiellement dans une zone urbaine populaire ZUP. Maintenant, je suis à la retraite et on est condamnés : on ne peut ni vendre ni déménager. Cela fait une dizaine d’années que le quartier de la Quinière a changé. On ne le reconnaît plus », déplore-t-il.

Marc Gricourt condamne « avec la plus grande fermeté » les violences

Dans un communiqué, le maire de Blois, Marc Gricourt, a condamné fermement les violences et les dégradations survenues dans la nuit. Il tient à distinguer ces événements de la manifestation organisée dans l’après-midi, qui s’était déroulée dans le calme.

« Je condamne avec la plus grande fermeté ces violences, qui n’ont rien à voir avec l’expression légitime d’une colère sociale. La manifestation organisée dans l’après-midi s’est déroulée dans le calme et le respect de chacun. Ce qui s’est passé plus tard dans la nuit n’en est en rien la suite », souligne l’édile.

Le maire adresse également son soutien aux commerçants touchés par les dégradations et remercie les forces de l’ordre, les sapeurs-pompiers ainsi que les agents municipaux mobilisés pendant la nuit et le lendemain matin pour sécuriser les lieux et remettre l’espace public en état.

Enfin, Marc Gricourt annonce que la Ville de Blois déposera plainte pour les dégradations commises sur le domaine public.