Blois célèbre les 10 ans du FIGAS : quatre jours de concerts, de gastronomie et de rencontres autour des cultures africaines

Le Festival international pour la culture africaine (FIGAS) souffle cette année ses dix bougies à Blois. Pendant plusieurs jours, la ville vit au rythme des musiques, des danses, des saveurs et des traditions africaines. Concerts, spectacles, gastronomie, artisanat et moments de partage animent différents lieux de la cité, de la place Louis-XII à l’espace Jorge-Semprun.
Par Nawel Thabet / Medianawplus

Créé il y a dix ans par l’association Afrik Consult, le FIGAS s’est imposé comme un rendez-vous incontournable de l’été blésois. L’événement réunit des artistes venus de plusieurs pays d’Afrique, mais aussi des habitants, des associations et des bénévoles autour d’un même objectif : favoriser les rencontres, les échanges et le dialogue entre les cultures.
« Dix ans de brassage des cultures »
Pour Alat, président de l’association Afrik Consult, cette dixième édition marque une étape importante dans l’histoire du festival.
« Ce festival représente dix ans de brassage des cultures du monde. Dix ans de partage, de communion et d’échanges entre les cultures. »
Le président souligne également que cette aventure n’aurait pas été possible sans le soutien de nombreux partenaires institutionnels et associatifs qui accompagnent le festival depuis sa création.
Durant plusieurs jours, le public pourra assister à des concerts d’artistes africains, découvrir des spécialités culinaires venues de différents pays, participer à des animations et partager des moments de convivialité avec les exposants et les associations présentes.
Selon les organisateurs, plusieurs temps forts rythmeront cette édition anniversaire, avec notamment des spectacles, des rencontres culturelles et des animations familiales proposées dans plusieurs lieux de la ville.
La Côte d’Ivoire à l’honneur
Pour cette première journée, jeudi 16 juillet, la Côte d’Ivoire était à l’honneur sur la place Louis-XII avec le chanteur Anslo Ganslo et le danseur Zam Blem Mésté, interprète de la célèbre danse traditionnelle Zaouli.
Âgé de 37 ans, Zam Blem Mésté a été récompensé à deux reprises par l’UNESCO, en 2022 et 2023, en tant que meilleur danseur africain. Il explique pratiquer cette danse depuis 2003 et partager la scène avec Anslo Ganslo depuis de nombreuses années.
Vêtu d’un costume traditionnel aux couleurs de la Côte d’Ivoire et portant un masque richement décoré, le danseur impressionne le public par ses mouvements d’une grande précision et sa vitesse d’exécution, donnant parfois l’impression de tournoyer comme une toupie au rythme des percussions africaines.

Aux côtés du chanteur Anslo Ganslo, le danseur ivoirien Zam Blem Mésté, plusieurs fois récompensé, a captivé le public avec le Zaouli, une danse traditionnelle ivoirienne exécutée au rythme des percussions africaines lors de l’ouverture du FIGAS à Blois. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus

À ses côtés, Anslo Ganslo interprète des chansons dont les messages évoquent l’amour, la paix, le vivre-ensemble et l’égalité entre les êtres humains.
« Les outils qui enterrent le riche sous terre sont les mêmes que ceux qui enterrent le pauvre », confie le chanteur ivoirien.
À travers ses textes, il adresse également un message aux générations futures :
« Il faut que nos enfants, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants héritent de l’amour. »

Le chanteur ivoirien Anslo Ganslo et le danseur Zam Blem Mésté ont lancé les festivités du FIGAS à Blois en offrant un spectacle mêlant musique, danse traditionnelle et messages de paix, d’amour et de fraternité. Crédit photo Nawel Thabet / Medianawplus

Des bénévoles fidèles au rendez-vous
Dans les coulisses, les bénévoles s’activent afin d’accueillir les visiteurs dans les meilleures conditions.
À l’espace Jorge-Semprun, Christine, venue du Mans, participe pour la troisième fois à l’organisation du festival.
« Je suis venue du Mans. C’est la troisième fois que je participe au FIGAS. Je trouve que c’est important de venir rencontrer des gens, partager, discuter, danser et surtout passer un moment convivial. »
Comme elle, de nombreux bénévoles contribuent à faire vivre cet événement interculturel qui rassemble chaque année plusieurs générations autour des valeurs de partage, de découverte et d’ouverture.
Un festival placé sous le signe du vivre-ensemble
Au fil des années, le FIGAS est devenu bien plus qu’un simple festival musical. Il constitue aujourd’hui un véritable espace de dialogue entre les peuples, où la musique, la gastronomie, les traditions et les rencontres permettent de faire découvrir toute la richesse et la diversité des cultures africaines.
Pour cette 10ᵉ édition, les organisateurs espèrent une forte mobilisation des Blésoises, des Blésois et des visiteurs afin de célébrer ensemble une décennie de partage, de fraternité et de convivialité.