
De Trappes à Orléans : Bally Bagayoko dénonce un « discours de haine » et interpelle Emmanuel Macron
- Philippe Gaveglia
- 24 octobre 2026
- Société, France
- #LFI, #Rassemblement national, Bally Bagayoko, Emmanuel Macron, maire de Saint-Denis, Mobilisation contre le RN, Orléans, slider
Très sollicité par les journalistes et les militants lors de la manifestation organisée samedi 24 octobre à Orléans contre le Rassemblement national (RN), Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, a réagi à l’attentat de Trappes. L’élu a vivement critiqué la réponse d’Emmanuel Macron et dénoncé un « discours de haine », qu’il estime alimenté par la montée en puissance de l’extrême droite et par une partie du paysage médiatique.
Par Philippe Gaveglia / Medianawplus
Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, était particulièrement demandé par les médias et les militants. Il était sans conteste la véritable « star » du cortège.
Les micros se sont tendus et une conférence de presse a rapidement été organisée autour de cette figure émergente de La France insoumise.
Actualité oblige, c’est l’attentat de Trappes (dont le maire, Ali Rabeh, était d’ailleurs présent ce 24 octobre dans le cortège à Orléans) qui mobilisait l’attention et qui a fait réagir l’élu, lequel voulait, dans un premier temps, s’opposer à l’analyse du Président de la République : « C’est le énième attentat raciste et xénophobe qui vient dire de manière assez claire que désormais nous devons agir et agir c’est être aujourd’hui nombreux », réussissant ainsi à faire le lien avec sa présence à Orléans.
Pour Bally Bagayoko, cet attentat raciste est la résultante directe d’un « discours de haine ». Et c’est à Emmanuel Macron que le maire de Saint-Denis souhaitait renvoyer la responsabilité d’un climat général et pour lui détestable : « Jamais l’extrême droite n’a été aussi présente que sur les deux quinquennats d’Emmanuel Macron. Est-ce à dire qu’il est directement responsable de cette situation ? Non pas directement. Est-ce à dire en revanche qu’il n’a pas suffisamment agit ? Oui. Certains médias ont aussi leur part de responsabilité dans la propagation de ce discours de haine »
