Mobilisation des lycéens à Blois : le PS et la CGT affichent leur soutien aux jeunes manifestants

Après deux journées de mobilisation des lycéennes et des lycéens à Blois, les soutiens politiques et syndicaux se multiplient. Le Parti socialiste de Loir-et-Cher et la CGT 41 ont publié, vendredi 2 octobre, des communiqués de soutien aux jeunes mobilisés. Conditions d’études, manque de professeurs, classes surchargées, état des établissements, emplois du temps et Parcoursup figurent parmi les principales revendications relayées.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Dans un communiqué publié vendredi 2 octobre, la Fédération du Parti socialiste de Loir-et-Cher, par la voix de son premier secrétaire fédéral Antoine Huguet, affirme son « total soutien » aux lycéennes et aux lycéens mobilisés dans le département.
Le PS 41 relaie plusieurs revendications exprimées par les jeunes : classes surchargées, bâtiments scolaires vétustes ou dégradés, manque de personnels, conditions d’apprentissage difficiles, inquiétudes liées à Parcoursup et accès aux études supérieures.
Le parti estime que ces difficultés témoignent, selon son analyse, d’un sous-investissement dans les services publics et dans l’École.
Le PS 41 met également en avant la mobilisation observée dans le département. Selon son communiqué, près de 1 500 lycéens ont défilé à Blois jeudi 1er octobre, tandis que des rassemblements ont également eu lieu à Vendôme et Romorantin-Lanthenay.
Le PS salue le déroulement de la mobilisation à Blois
Dans son communiqué, la fédération socialiste souligne également le déroulement des rassemblements locaux.
Elle dit saluer « le calme, l’absence de débordements et de violence ainsi que l’esprit de responsabilité » qui auraient, selon elle, caractérisé la mobilisation à Blois, tout comme l’attitude des forces de l’ordre.
Le Parti socialiste appelle par ailleurs les jeunes à maintenir le calme et condamne tout recours à la violence.
Tout en affirmant ne pas vouloir « récupérer » le mouvement lycéen, le PS 41 indique vouloir rester aux côtés des jeunes « aussi longtemps qu’elle durera ».
La CGT 41 appelle à soutenir les lycéens
De son côté, la CGT du Loir-et-Cher a également publié un communiqué de soutien aux lycéennes et aux lycéens.
Le syndicat affirme que plus de 2 000 lycéens se sont mobilisés le 1er octobre à Blois, Romorantin et Vendôme, dont 1 500 à Blois.
Ces chiffres sont ceux avancés par la CGT dans son communiqué.
Le syndicat cite notamment les revendications concernant les conditions d’études, le manque de personnels, les classes surchargées et les dysfonctionnements dans les lycées.
La CGT estime que les jeunes réclament davantage de moyens pour le service public de l’Éducation et de meilleures conditions de travail pour les personnels enseignants.
« Leur mobilisation est aussi la nôtre »
La CGT 41 indique que des militants de la CGT Educ’action 41 et de l’union départementale étaient présents aux côtés des lycéens lors de la mobilisation du 1er octobre.
Le syndicat annonce vouloir poursuivre ce soutien lors des prochaines mobilisations.
Il appelle notamment à soutenir et renforcer la mobilisation du 6 octobre et indique ouvrir ses locaux de la Maison des syndicats afin de permettre aux jeunes de s’organiser.
Au niveau national, la CGT a également annoncé qu’elle serait aux côtés des lycéens et étudiants le 6 octobre, en mettant en avant les revendications concernant les effectifs, le manque de personnels, les établissements vétustes, les conditions d’études et Parcoursup.
FSU 41 et NPA 41 avaient déjà apporté leur soutien
Ces prises de position interviennent après celles de la FSU 41 et du NPA 41, qui avaient eux aussi apporté leur soutien aux lycéens mobilisés dans le département.
Le NPA 41 avait notamment annoncé son soutien à la mobilisation du 1er octobre à Blois et relayé les revendications concernant les moyens accordés à l’Éducation publique et Parcoursup.
Au niveau national, plusieurs organisations syndicales de l’Éducation, dont la FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP-FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action et SUD Éducation, ont également publié le 2 octobre un communiqué commun de soutien aux revendications lycéennes. Elles citent notamment l’état du bâti scolaire, les inégalités, les enseignants non remplacés, les emplois du temps jugés intenables et l’accès aux études supérieures.
Une mobilisation qui doit se poursuivre
À Blois, les lycéens ont poursuivi leur mobilisation vendredi 2 octobre, avec des rassemblements devant plusieurs établissements et un passage devant la préfecture.
Les jeunes ont notamment dénoncé les journées à rallonge, les heures de cours non remplacées, le manque de professeurs, l’état de certains établissements et leurs inquiétudes concernant leur orientation.
Les soutiens du PS 41, de la CGT 41, de la FSU 41 et du NPA 41 interviennent donc alors que les lycéens annoncent une nouvelle mobilisation lundi, avant la journée nationale annoncée pour le 6 octobre.
La mobilisation blésoise continue ainsi de susciter des prises de position politiques et syndicales, tandis que les jeunes revendiquent de leur côté leur autonomie dans l’organisation du mouvement.

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