Colère lycéenne : FSU 41, CGT 41 et Sud éducation appellent à la mobilisation le 6 octobre à Blois

Les syndicats FSU 41, CGT 41 et Sud éducation 41 appellent les personnels des collèges et des lycées à la grève et à une manifestation, mardi 6 octobre à Blois. Le rendez-vous est fixé à 10 heures devant la préfecture. 

Par Nawel Thabet /Medianawplus 

Dans un communiqué adressé à la presse ce dimanche 4 octobre, la FSU 41, la CGT 41 et Sud éducation 41 annoncent une journée de grève et de manifestation pour l’Éducation, mardi 6 octobre.
À Blois, les organisations syndicales donnent rendez-vous aux personnels à 10 heures devant la préfecture. Des rassemblements sont également envisagés à Vendôme et Romorantin, mais les horaires et lieux restent à préciser.
“Ensemble, avec les lycéen·nes, exigeons des moyens pour le service public d’Éducation et une autre ambition pour le second degré public, à rebours des politiques et des réformes menées depuis plusieurs années. Il faut en finir avec l’École du tri social et des inégalités”, affirment les syndicats dans un communiqué.
Cet appel intervient alors que les lycéens et lycéennes se mobilisent depuis plusieurs jours dans le Loir-et-Cher, notamment à Blois, autour de revendications portant sur leurs conditions d’études. Au niveau académique, le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU ont eux aussi appelé les personnels à la grève le 6 octobre, en soutien aux revendications exprimées par les élèves.
Manque de personnels, classes chargées et bâtiments vétustes
Les syndicats dressent un constat qu’ils jugent préoccupant concernant le système éducatif.
Ils dénoncent notamment le manque de personnels, la dévalorisation salariale, l’état de certains bâtiments scolaires, le nombre d’élèves par classe, la sélection via Parcoursup et les réformes du lycée.
Pour la FSU 41, les revendications portées par les lycéens rejoignent en partie celles des personnels de l’Éducation nationale.
« Le système éducatif est à un point de bascule », estime Emmanuel Mercier, secrétaire général du syndicat qui évoque un service public d’Éducation confronté à un manque de moyens.
La FSU 41 dénonce les suppressions de postes annoncées
Le syndicat met également en avant les annonces concernant les effectifs enseignants pour la rentrée 2027.
Selon la FSU 41, 1 588 suppressions de postes d’enseignants sont annoncées à l’échelle nationale. Le syndicat y voit une contradiction avec les réponses attendues face aux revendications exprimées par les lycéens.
La FSU estime que cette situation risque, selon elle, d’accentuer les difficultés déjà rencontrées dans les établissements : effectifs par classe, remplacement des enseignants et conditions d’étude.
Les syndicats demandent une mobilisation « dans un cadre démocratique et pacifié »
Dans leur communiqué, les organisations signataires apportent également leur soutien aux élèves et aux personnels qui, selon elles, ont été « maltraités ou blessés » ces derniers jours.
Elles demandent que les mobilisations lycéennes puissent se dérouler dans un cadre démocratique et pacifié, tout en rappelant leur volonté de respecter l’indépendance du mouvement lycéen.
Les syndicats défendent notamment le droit des élèves à manifester, à se réunir et à s’exprimer.
Ils estiment par ailleurs qu’une présence adulte, notamment aux abords des établissements, peut contribuer à garantir l’exercice de ces droits tout en maintenant un climat serein.
« Nos revendications sont communes »
Pour la FSU 41, la mobilisation des personnels s’inscrit donc dans la continuité des revendications exprimées depuis plusieurs jours par les lycéens.
« Parce que nos revendications sont communes », les organisations appellent l’ensemble des personnels des collèges et des lycées du Loir-et-Cher à la grève mardi 6 octobre.
Les syndicats demandent davantage de moyens pour le service public d’Éducation et une autre ambition pour le second degré public.
Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient d’« École du tri social et des inégalités » et réclament des réponses budgétaires rapides du gouvernement.
La CGT confirme de son côté sa participation à la journée du 6 octobre aux côtés des lycéens, des étudiants et des personnels de l’Éducation.