
Reprise d’Enerflux à Blois : l’État prépare le Plan Grand Licenciement pour les salariés non repris
- Nawel THABET
- 6 mai 2026
- Centre Val de Loire, Société
- actualité industrie Centre-Val de Loire, CIRI restructuration industrielle, emplois industriels Loir-et-Cher, licenciement économique Blois, plan de sauvegarde emploi France, reprise Enerflux Blois, Sirius Space Services France, slider
Au lendemain de l’offre de reprise de l’entreprise Enerflux par Sirius Space Services, le préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet, a salué la mobilisation des élus, des collectivités et du CIRI pour soutenir la reprise et préserver l’activité industrielle à Blois. Il a également annoncé que les services de l’État resteront mobilisés pour accompagner la mise en œuvre du projet porté par Sirius Space Services.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Après la décision judiciaire validant la reprise de l’entreprise Enerflux par Sirius Space Services, le représentant de l’État en Loir-et-Cher a souligné l’implication des élus locaux, des collectivités territoriales ainsi que des salariés d’Enerflux, qui ont œuvré pour maintenir l’outil industriel et soutenir le projet de reprise. Il a également mis en avant le rôle clé du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), mobilisé pour accompagner et consolider cette opération stratégique pour le tissu économique local.
Une reprise validée
Sirius Space Services reprend le site blésois d’Enerflux, ancien équipementier automobile situé rue Robert-Nau à Blois. Selon la préfecture, l’entreprise conservera 101 salariés, tandis que les autres postes ne seront pas repris dans le nouveau projet.
Le repreneur entend utiliser le site pour développer son activité industrielle, dans le cadre d’une stratégie de montée en puissance du groupe dans le New Space.
La décision du Tribunal des activités économiques de Lyon a acté ainsi l’avenir de l’entreprise, qui compte 178 salariés, dont 160 sur son site de production blésois. Si cette reprise ouvre de nouvelles perspectives industrielles, elle s’accompagne néanmoins d’un coût social important : 73 salariés ne seront pas repris dans le cadre du nouveau projet.
Face à cette situation, les services de l’État en Loir-et-Cher annoncent une mobilisation totale pour accompagner la transition. Une attention particulière sera portée aux salariés concernés par les licenciements, avec un objectif clair : favoriser un retour rapide à l’emploi.
Un accompagnement social
La préfecture pilotera notamment un Plan Grand Licenciement (PGL), en lien étroit avec plusieurs acteurs publics, dont France Travail, la DREETS et la DDETSPP. Ce dispositif s’appuiera sur les outils du plan de sauvegarde de l’emploi pour proposer des solutions concrètes de reclassement.
Ce plan s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées depuis décembre 2025 pour accompagner les anciens salariés de l’usine Brandt de Saint-Ouen.
