Meeting RN et dernières bravades des manifestants, Orléans bientôt libérée de cette tension extrême

Après une première journée marquée par une forte mobilisation contre le Rassemblement national, Orléans a connu un dimanche 25 octobre, plus calme, malgré quelques dernières tentatives de manifestants pour s’approcher du meeting de Marine Le Pen à CO’met. 

Par Philippe Gaveglia / Medianawplus

Orléans est libre ! Cette affirmation peut paraître relativement sur-jouée pour autant c’était majoritairement la sensation des Orléanais en ce dimanche matin, au moment où l’étau sécuritaire (et visiblement nécessaire) se desserrait au centre-ville.
Et pour cause, le Campo Santo qui devait être occupé pendant tout le week-end par des associations et militants… a été déserté.
L’épicentre de la tension s’est en effet déplacé au sud de la ville, c’est-à-dire là où 9000 militants et élus du RN étaient rassemblés pour le lancement de la campagne de Marine Le Pen.
C’est ainsi que l’on a pu voir les premiers véhicules de particuliers tenter de s’immiscer sur les voies de circulation du centre-ville toujours théoriquement interdites à la circulation… Mais la police ayant dans le même temps redéployé ses forces, les éléments restants ne semblaient pas enclins à se lancer dans ce genre de démarche répressive.
En revanche la ligne de démarcation entre le nord et le sud de la ville, restait particulièrement hermétique même en début d’après-midi.

Au chat et à la souris

Concernant les « antifas » qui souhaitaient impérativement tenter une approche vers CO’met, ils se sont dans un premier temps réunis au sein du Campus universitaire d’Orléans. Une position de rassemblement stratégique, les forces de sécurité ne pouvant intervenir sans l’autorisation du président de l’université. Ce qui, en ce dimanche 25 octobre, permettait de s’assurer une légère marge de manœuvre.
Si ce n’est que la surveillance aérienne, notamment par hélicoptère, allait rapidement éventer la stratégie de ce petit groupe d’une centaine de personnes, probablement locales pour la plupart, et loin des groupes ultra-violents attendus ce week-end et qui visiblement on fait l’impasse.
En prenant à travers le sous-bois, ce petit groupe a néanmoins réussi à se rapprocher à quelques centaines de mètres de CO’met au moment où Marine Le Pen entrait sur scène.
Si les automobilistes présents autour de l’édifice ont été surpris de cette cavalcade improvisée des forces de sécurité aux trousses de quelques fugitifs, le meeting, lui, n’a en rien été perturbé.

Une journée plutôt calme

Difficile encore de tirer un bilan de cette deuxième journée de mobilisation. Après la journée de samedi et les 15 000 manifestants particulièrement bien encadrés par les organisateurs, cette journée de dimanche était plus… de l’ordre du symbole.
Il semble en revanche, qu’au départ de Grenoble, selon le Dauphiné Libéré, un bus transportant de militants RN a été littéralement pris d’assaut à 5 heures du matin au moment de charger ses passagers. Pas de blessés, toujours selon le Dauphiné Libéré mais l’autocar a dû repartir au dépôt.
Pour le reste, la journée a été calme même si les Orléanais ont le sentiment d’avoir été pris en otage tout le week-end. Ils retrouveront, avec un grand soulagement, leur liberté totale de circulation ce lundi matin.