Après la tuerie de Trappes, la FSU, la CGT et le NPA 41 appellent à un rassemblement antiraciste à Blois

La FSU et la CGT appellent à un rassemblement lundi 26 octobre à 18 heures devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois, en hommage aux victimes de la tuerie survenue vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Le Nouveau Parti anticapitaliste de Loir-et-Cher (NPA 41) relaie également cet appel et dénonce la banalisation des discours racistes et islamophobes.

Par Nawel Thabet / Medianawplus

Après les tirs meurtriers survenus vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, les appels à la mobilisation se multiplient. La FSU 41 et la CGT41 invitent à se rassembler lundi 26 octobre à 18 heures devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois.

L’objectif annoncé est de rendre hommage aux victimes, d’exprimer leur soutien à leurs proches et de dénoncer les discours de haine. Les deux organisations estiment que la lutte contre toutes les formes de racisme constitue une nécessité face à la banalisation des propos racistes, islamophobes et xénophobes dans le débat public.

Le NPA 41 dénonce une tuerie raciste

De son côté, le Nouveau Parti anticapitaliste de Loir-et-Cher appelle lui aussi à participer au rassemblement. Dans son communiqué publié sur sa page facebook, le parti affirme que les tirs ont visé des personnes en raison de leur origine supposée ou de leur religion et qualifie les faits de tuerie raciste.

Le NPA 41 exprime sa solidarité avec les victimes, leurs proches et les habitants des communes touchées. Il dénonce notamment l’islamophobie, la négrophobie et le racisme antiarabe, qu’il considère comme des facteurs de cette violence.

Le parti met également en cause la responsabilité de responsables politiques et de certains médias dans la diffusion de discours qu’il juge racistes. Il appelle à une riposte unitaire des organisations syndicales, politiques et associatives afin de construire un front antiraciste et antifasciste.

Une enquête antiterroriste en cours

Vendredi 23 octobre, un homme a ouvert le feu sur des passants à Trappes et à La Verrière. Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, a été tué. Cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans, grièvement touchée.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête, notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion.

Dimanche 25 octobre, le PNAT a annoncé la suspension de la garde à vue du suspect après un examen psychiatrique. Celui-ci a été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police pour une période d’observation susceptible de durer 48 heures, afin de déterminer si son état de santé permet la poursuite de ses auditions. Les analyses toxicologiques ont par ailleurs révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang. Les gardes à vue de plusieurs membres de son entourage se poursuivent.

L’avocat de la famille de Pengo Bossio Wangi, Me Yassine Bouzrou, a exprimé son étonnement face à cette décision, qu’il juge rare en pratique. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une tendance à invoquer rapidement la question psychiatrique lorsque des crimes sont attribués à l’extrême droite.

À Blois, le rassemblement de lundi doit permettre aux participants de rendre hommage aux victimes et d’exprimer leur opposition au racisme et aux discours de haine.