
Procès d’Inass, la petite martyre de l’A10 : « un pèlerinage pour Inass », le premier juge d’instruction revient à Blois
- Nawel THABET
- 3 novembre 2026
- Société
- A10 Suèvres., affaire Inass, cour d’assises de Loir-et-Cher, enquête Inass Touloub, Frédéric Dejente, Georges Domergue, petite martyre de l’A10, premier juge d’instruction, procès à Blois, Procès Inass Touloub, Raphaël Pilleboue, Suèvres.
Près de quarante ans après la découverte du corps d’Inass Touloub au bord de l’A10, Georges Domergue, le premier juge d’instruction chargé de l’affaire, a assisté à la deuxième journée du procès, ce mardi 3 novembre 2026, au palais de justice de Blois. À ses côtés, les deux anciens et actuel maires de Suèvres, Frédéric Dejente et Raphaël Pilleboue. Pour cet ancien magistrat, cette présence relève d’un hommage à la fillette et marque une étape dans une procédure judiciaire exceptionnellement longue.
Par Nawel Thabet / Medianawplus / Medianawplus
Un retour chargé de souvenirs. Ce mardi 3 novembre, au deuxième jour du procès des parents d’Inass Touloub, dite la petite martyre de l’A10, une figure des premières années de l’enquête a pris place au premier rang de la salle d’audience. Georges Domergue, premier juge d’instruction chargé de ce dossier, était présent aux côtés de Frédéric Dejente, maire actuel de Suèvres, et de son prédécesseur, Raphaël Pilleboue.
Georges Domergue avait été désigné quelques semaines, voire quelques mois après la découverte du corps de la fillette, le 11 août 1987, sur le bord de l’autoroute A10, à hauteur de Suèvres, en Loir-et-Cher. Il avait alors instruit l’affaire pendant deux ans.
« J’ai été le premier juge d’instruction en charge de ce dossier. J’ai instruit ce dossier pendant deux ans, quelques semaines, voire quelques mois après la découverte du corps », a-t-il rappelé.
« Un hommage, un pèlerinage pour Inass »
Sa présence à l’audience, près de quatre décennies après le début de l’affaire, n’est pas anodine. L’ancien magistrat explique être venu pour rendre hommage à la petite fille, dont le nom et l’histoire ont traversé plusieurs générations d’enquêteurs et de magistrats.
« Je viens ici comme un hommage, un pèlerinage pour Inass. La fin d’un parcours, je pense, judiciaire, exceptionnellement long », a-t-il confié.
Une présence qui témoigne aussi de la durée hors norme de cette affaire, restée non résolue pendant de longues années et qui connaît enfin son procès devant la cour d’assises de Loir-et-Cher, à Blois.
Pour les représentants de Suèvres, présents depuis l’ouverture des débats, ce procès constitue également une étape attendue depuis des décennies. La commune et ses habitants ont conservé un lien particulier avec la mémoire de la fillette, retrouvée morte sur son territoire en 1987.

