
À Blois, 450 personnes rassemblées contre le racisme après la tuerie de Trappes
- Nawel THABET
- 26 octobre 2026
- Société
- Attentat terroriste raciste, Blois, Rassemblement anti racisme, slider, Trappes
Environ 450 personnes se sont réunies lundi 26 octobre devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois, en hommage aux victimes de l’attentat terroriste raciste survenu à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Le rassemblement a été marqué par une minute de silence, plusieurs prises de parole et des appels à combattre le racisme.
Par Nawel Thabet / Medianawplus
Ils étaient environ 450 à se retrouver devant la préfecture de Loir-et-Cher, lundi 26 octobre à 18 heures, pour rendre hommage aux victimes de l’attentat terroriste raciste survenu vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière. L’attaque a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, et fait cinq blessés, dont une fillette de 12 ans, selon les informations rappelées par les organisations présentes.
À Blois, l’appel lancé par la FSU 41, la CGT 41 et le NPA 41 a notamment été rejoint par le maire, Marc Gricourt. Des représentants de syndicats, de partis politiques et de la Ligue des droits de l’Homme ont pris la parole devant les participants. Le rassemblement a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes.Il s’inscrivait dans une série de rassemblements organisés dans plusieurs villes en France.
Un appel à l’unité
Au cours des prises de parole, les représentants syndicaux ont dénoncé la diffusion des discours racistes, xénophobes et islamophobes dans le débat public. Ils ont également exprimé leur solidarité avec les familles endeuillées et les personnes blessées.
Emmanuel Mercier, secrétaire général de la FSU 41, a dénoncé un climat qu’il estime propice aux passages à l’acte violents. Il a appelé à lutter contre le racisme et l’antisémitisme, tout en défendant le progrès social comme un levier pour faire reculer les inégalités et les discours de haine.De son côté, Didier Calvo, secrétaire général de l’union départementale de la CGT 41, a insisté sur la nécessité de combattre les discours qui, selon lui, désignent les personnes immigrées ou issues de minorités comme des boucs émissaires. Il a également exprimé la solidarité de la CGT avec les familles des victimes et les blessés. Il a appelé à la vigilance face aux discours de haine et à la montée des idées racistes.
La Ligue des droits de l’Homme a, elle aussi, appelé à une mobilisation ferme contre le racisme et les préjugés. Dans son intervention, elle a souligné la responsabilité des pouvoirs publics, des responsables politiques et des médias dans la lutte contre les discours de haine.
Des prises de parole politiques contre les discours de haine
Plusieurs représentants politiques locaux ont également pris la parole, parmi lesquels des membres du Parti socialiste, du Parti communiste français, du NPA 41 et d’autres organisations. Leurs interventions ont notamment porté sur les conséquences des discours stigmatisants, la lutte contre l’extrême droite et la nécessité de préserver les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité. Plusieurs intervenants ont appelé à une mobilisation collective et durable contre toutes les formes de racisme.
Anaël Ramos, du Parti socialiste 41, a déclaré : « Lutter contre le racisme ne peut se limiter aux déclarations.»
Benjamin Salesse, du Parti communiste français, a affirmé : « Face à ces violences systématiques, notre peine est immense, notre colère est inextinguible, notre détermination est sans faille. »
La France insoumise (LFI) a lancé : « nous sommes nombreux. Ce soir, c’est une réponse énorme qui est donnée par le peuple, qui dit : “Ils ne passeront pas !” »
Le Nouveau Parti anticapitaliste 41 (NPA 41) a souligné que : « Le NPA 41 appelle à une riposte unitaire de toutes les organisations syndicales, politiques et associatives. »
La lettre du maire de Trappes, Ali Rabeh, lue lors du rassemblement par un représentant de Génération·s, a également résonné : « Il n’appartient qu’à nous, à nous toutes et tous […] d’ériger le nouveau cordon sanitaire qui protège notre pays et ses citoyens du poison de la division instillé par l’extrême droite. »
À l’issue de certaines prises de parole, des slogans antifascistes ont été scandés par les participants.
« Il faut continuer à être tous ensemble »
Parmi les personnes présentes, Françoise est venue exprimer son soutien aux victimes et à leurs proches. Elle a rappelé l’importance de se mobiliser pour défendre le vivre-ensemble, « on ne peut pas continuer à voir ce qui est en train de se passer en ce moment sans réagir », a-t-elle déclaré, appelant à poursuivre les mobilisations pour que les personnes puissent vivre ensemble, quelles que soient leurs origines.
Sébastien, venu en famille, a également souhaité exprimer son inquiétude face à la montée du racisme et de la xénophobie. Il a expliqué vouloir rappeler que les discours de haine ne font pas l’unanimité dans la société.
À Blois, ce rassemblement a ainsi réuni syndicats, associations, partis politiques et habitants autour d’un hommage aux victimes de Trappes et d’un appel à combattre le racisme.
Une fin en musique
Le rassemblement s’est achevé par la diffusion de la chanson Imagine, de John Lennon, en hommage aux victimes et en appel à la paix.
